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Semaine Laudato Si’ – du 16 au 24 mai 2020

Semaine Laudato Si’ – du 16 au 24 mai 2020


Le pape François nous invite à célébrer le 5° anniversaire de son encyclique Laudato Si’ sur les soins à apporter à notre foyer commun. Dans ce document, le pape François lance un appel à l’éveil mondial pour nous aider à comprendre la destruction que nous, les humains, infligeons à l’environnement et à nos semblables :
« Quel monde voulons-nous laisser à ceux qui viennent après nous, aux enfants qui grandissent aujourd’hui ? ». « Je renouvelle mon appel pressant à répondre à la crise écologique. La clameur de la Terre et la clameur des pauvres ne peuvent pas durer plus longtemps. Prenons soin de la création, don de notre Dieu bon et créateur.

Célébrons ensemble la Semaine Laudato Si’.»

(extrait de son message vidéo du 3 mars 2020)

⇒ Le texte ci-dessous fournit un bref résumé de Laudato Si’ : quelques thèmes, réflexions et lectures à méditer chaque jour pour nous aider à répondre à l’invitation du Pape. La terre « crie vers nous à cause du mal que nous lui avons fait en utilisant et en abusant de manière irresponsable des biens dont Dieu l’a dotée ». Les § renvoient aux paragraphes du texte d’origine.

Pendant cette semaine, nous sommes invités à nous unir à la prière officielle suivante :

 

UNE PRIÈRE COMMUNE

 

 

Dieu qui nous aime,

Créateur du ciel, de la terre et de tout ce qui s’y trouve,
Tu nous as créés à ton image et tu as fait de nous
Les bergers de la création et de notre maison commune.

Tu nous as bénis en nous offrant le soleil,
l’eau et ces terres abondantes
pour que tous, nous puissions nous nourrir.

Ouvre nos esprits et touche nos cœurs
Afin que nous prenions tous ensemble
soin de la création que tu nous as confiée.

Aide-nous à prendre conscience que notre maison commune
n’appartient pas seulement à nous, mais à toutes les générations futures.
Et qu’il est de notre responsabilité de la préserver.

Puissions-nous aider chaque personne
à se procurer les aliments et les ressources dont elle a besoin.

Sois présent pour ceux qui sont dans le besoin en ces temps difficiles,
Surtout les plus pauvres et ceux qui risquent le plus d’être laissés pour compte.

Délivre-nous de nos peurs, de notre anxiété et de notre solitude,
Et transforme-les en un sentiment d’espoir
Pour que nous puissions vivre une véritable conversion du cœur.

Aide-nous à faire preuve de solidarité créative
pour faire face aux conséquences de la pandémie.

Donne-nous le courage d’accepter les changements
Dont nous avons besoin dans notre recherche du bien commun.

Maintenant plus que jamais nous devons comprendre
que nous sommes tous unis dans nos efforts
pour répondre à la clameur de la terre et à la clameur des pauvres.

Nous te prions au nom du Christ notre Seigneur,
Amen !


16 MAI : CE QUI SE PASSE DANS NOTRE MAISON COMMUNE

Le cri de la terre et le cri des pauvres

Pour nous montrer ce qui se passe dans notre maison commune, le pape François a rassemblé des faits qui nous aident à comprendre la situation. Il présente le consensus scientifique sur le changement climatique ainsi qu’une description des autres menaces sérieuses qui pèsent sur l’environnement, notre maison commune, notamment les menaces sur l’approvisionnement en eau et la biodiversité.

 

Il examine également la manière dont la dégradation de l’environnement a affecté la vie humaine et la décomposition de la société. Il écrit également sur l’inégalité mondiale de la crise environnementale :

« On observe une sensibilité croissante concernant aussi bien l’environnement que la protection de la nature, tout comme une sincère et douloureuse préoccupation grandit pour ce qui arrive à notre planète … L’objectif est …. d’oser transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde et ainsi de reconnaître la contribution que chacun de nous peut apporter ». (§ 19)

À cause de la pollution sous toutes ses formes et de notre culture du déchet, « la Terre, notre maison, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir ». (§ 20-21)
« Jamais nous n’avons jamais autant maltraité et fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles. » (§ 53)

« Parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui gémit en douleurs d’enfantement » (§ 2)

« Le changement climatique est un problème mondial aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité. » (§ 25)

 


17 MAI : L’ÉVANGILE DE LA CRÉATION

Le pape François soutient que les convictions religieuses peuvent nous motiver à prendre soin de la nature et des personnes vulnérables. Il commence par le récit biblique de la création. L’Ancien et le Nouveau Testament montrent comment la vie humaine est ancrée dans notre relation avec Dieu, notre entourage et le monde créé. François médite sur le mystère de l’univers qu’il considère comme une « révélation continue du Divin ». (§ 85)

L’appel est de reconnaître la rupture de nos relations avec les autres et avec la Terre. Le pape François nous rappelle que c’est « un héritage commun, dont les fruits doivent bénéficier à tous ». (§ 93)
Tout est lié et, comme êtres humains, nous sommes tous unis comme des frères et des sœurs dans un merveilleux pèlerinage, entrelacés par l’amour que Dieu porte à chacune de ses créatures et qui nous unit aussi, avec une tendre affection « à frère Soleil, à sœur Lune, à sœur Rivière et à mère Terre » (§ 92)

« L’interdépendance des créatures est voulue par Dieu. Le soleil et la lune, le cèdre et la petite fleur, l’aigle et le moineau : le spectacle de leurs innombrables diversités et inégalités signifie qu’aucune des créatures ne se suffit à elle-même. Elles n’existent qu’en dépendance les unes des autres, pour se compléter mutuellement, au service les unes des autres ». (§ 86)
Quand nous prenons conscience du reflet de Dieu qui se trouve dans tout ce qui existe, le cœur expérimente le désir d’adorer le Seigneur pour toutes ses créatures et avec elles, comme cela est exprimé par St François d’Assise dans son beau Cantique de la création. (§ 87)
« L’univers matériel tout entier parle de l’amour de Dieu, de son affection sans limite pour nous. Le sol, l’eau, les montagnes, tout est pour ainsi dire une caresse de Dieu. » (§ 84)
« Nous sommes tous unis par des liens invisibles et formons une sorte de famille universelle, une communion sacrée qui nous pousse à un respect sacré, tendre et humble » (§ 89)


18 MAI : LES RACINES HUMAINES DE LA CRISE ÉCOLOGIQUE

Bien que la science et la technologie puissent produire des moyens importants pour améliorer la qualité de la vie, elles ont également « donné à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier ». (§ 104)
Le raisonnement technique doit être lié aux relations interpersonnelles, à une éthique solide et à la protection de la vie humaine.
Le pape François nous voit fascinés par une vision technocratique qui promet une croissance illimitée, mais celle-ci est fondée sur « le mensonge de la disponibilité infinie ou illimitée des biens de la planète, qui conduit à la « presser » jusqu’aux limites et même au-delà des limites ». (§106)
Chaque progrès technologique doit être envisagé en termes de développement humain et d’inclusion sociale, et pas seulement en termes de profit.
Ceux qui soutiennent cette notion n’ont aucun intérêt « à une juste dimension de la production, une meilleure répartition des richesses, une sauvegarde responsable de l’environnement et aux droits des générations futures ». Leur comportement montre que pour eux, « maximiser les profits est suffisant » (§ 109)
La dégradation de l’environnement et le déclin social proviennent du fait que l’on considère que n’a de valeur que ce qui sert ses propres intérêts immédiats.
« L’homme moderne n’a pas reçu l’éducation nécessaire pour faire un bon usage de son pouvoir parce que l’immense progrès technologique n’a pas été accompagné d’un développement de l’être humain en responsabilités, en valeurs, en conscience ». (§ 105)


19 MAI  :  L’ÉCOLOGIE INTÉGRALE

L’analyse des problèmes environnementaux et la reconnaissance des raisons pour lesquelles une zone donnée est polluée nécessitent une étude du fonctionnement de la société, de son économie, de son comportement et de la façon dont elle appréhende la réalité.

Nous ne sommes pas confrontés à deux crises distinctes, l’une environnementale et l’autre sociale, mais plutôt à une crise complexe qui est à la fois sociale et environnementale. Les stratégies de solution exigent une approche intégrée pour lutter contre la pauvreté, rendre leur dignité aux exclus et, en même temps, protéger la nature.
« Tout est étroitement lié, et les problèmes actuels requièrent un regard qui tienne compte de tous les aspects de la crise mondiale ». (§ 137)
« L’écologie humaine est inséparable de la notion de bien commun ».  (§ 156)
« On ne peut plus parler de développement durable sans une solidarité intergénérationnelle. Quand nous pensons à la situation dans laquelle nous laissons la planète aux générations futures, nous entrons dans une autre logique, celle du don gratuit que nous recevons et que nous communiquons ». (§ 159)

 

 

« La solidarité intergénérationnelle n’est pas facultative, mais plutôt une question fondamentale de justice, puisque la terre monde que nous recevons appartient aussi à ceux qui nous suivront ». (§ 159)

Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui viendront après nous, aux enfants qui grandissent maintenant ? (§ 160)


20 MAI : LIGNES D’APPROCHE ET D’ACTION

Que faut-il faire ? Le pape François appelle à un dialogue sur la politique environnementale au sein de la communauté internationale, nationale et locale. Ce dialogue doit inclure une prise de décision ouverte et honnête, afin que la politique serve l’épanouissement de l’homme et pas seulement des intérêts économiques ou des idéologies particulières.
Elle implique également un dialogue respectueux entre les personnes de foi et le monde scientifique, les mouvements écologiques travaillant ensemble pour le bien commun et la protection de la nature.
« Les pays pauvres doivent avoir comme priorité l’éradication de la misère et le développement social de leurs habitants ». (§ 172)
« Toute solution technique que les sciences prétendent apporter sera incapable de résoudre les graves problèmes du monde si l’humanité perd le cap, si l’on oublie les grandes motivations qui rendent possible la cohabitation, le sacrifice, la bonté ». … « Il faudra inviter les croyants à être cohérents avec leur propre foi et à ne pas la contredire par leurs actions ; il faudra leur demander de s’ouvrir de nouveau à la grâce de Dieu et de puiser au plus profond de leurs propres convictions sur l’amour, la justice et la paix ». (§ 200)

QUE PUIS-JE FAIRE COMPTE TENU DE MES LIMITATIONS ?

 Voir le visage de Dieu dans la création
 Développer un sentiment profond de gratitude et de joie
 Prier
 Recycler
 Débrancher les appareils électriques et éviter de laisser des objets branchés pendant la nuit
 Consommer moins en général
 Utiliser moins de plastique
 Planter des arbres
Ce ne sont là que quelques suggestions – vous en aurez bien d’autres, écrivez-les ici :
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21 MAI – ÉDUCATION ÉCOLOGIQUE ET SPIRITUALITÉ

Le pape François nous appelle dans trois domaines, à savoir l’éducation, la conversion écologique et la spiritualité.
Nous devons changer et développer de nouvelles convictions, attitudes et formes de vie, y compris un nouveau style de vie. Cela nécessite non seulement une conversion individuelle mais aussi des réseaux communautaires pour résoudre les situations complexes auxquelles notre monde est confronté aujourd’hui.
Une spiritualité qui peut nous motiver à nous préoccuper avec plus de passion de la protection de notre monde est essentielle.
La spiritualité chrétienne propose une croissance et un épanouissement marqués par la modération et la capacité d’être heureux avec peu, « la conviction que moins c’est plus ». (§ 222)
Oui, le pape François nous appelle à protéger notre planète, à soulager la pauvreté mais aussi à une profonde révérence pour la création et à une spiritualité qui a une relation avec le Christ ressuscité au sein de toute la création.

P. Teilhard de Chardin

Une telle vision a imprégné la spiritualité chrétienne celtique, la relation de François d’Assise avec Dieu, les expériences mystiques d’Angèle de Foligno et la vision évolutive de l’univers de Teilhard de Chardin. Ces personnes, et d’autres que vous connaissez peut-être, peuvent nous aider à nous connecter à la Création à ce niveau profond.
Percevoir l’ensemble de la création imprégnée de la bonté de Dieu et remplie de la présence divine.
« Le Christ est le chef de toute la création. Il est l’image du Dieu invisible et le premier né de toute la création, car en lui ont été créées toutes les choses du ciel et de la terre : tout ce qui est visible et tout ce qui est invisible … il tient toutes choses dans l’unité … toutes choses à réconcilier par lui et pour lui, tout ce qui est au ciel et tout ce qui est sur la terre quand il a fait la paix par sa mort sur la croix. » Colossiens 1:15-20
Cette vision de la création reconnaît notre parenté et notre lien avec toutes les créatures et les choses créées. L’expérience de ce lien nous permet de voir le « monde comme ‘enceint’ de Dieu » et de l’apprécier comme un don de Dieu pour nous, appelés à être « gardiens » pour les générations futures et non maîtres qui dominent, abusent et détruisent.
Teilhard de Chardin, par sa dévotion au Sacré-Cœur et sa connaissance de l’évolution, a vu le Sacré-Cœur, le cœur de Dieu comme le cœur du cosmos. De ce Cœur, l’amour divin rayonnait vers et à travers l’univers entier.
« À travers le symbole du Sacré-Cœur, le Divin pour Teilhard, a pris les propriétés, la forme et les qualités d’un Feu capable de transformer tout et n’importe quoi par la puissance de son énergie d’amour. » Il voyait le Christ de nature cosmique et comme le point central de l’univers.

« La paix intérieure est étroitement liée au souci de l’écologie et du bien commun car, vécue de manière authentique, elle se traduit par un mode de vie équilibré ainsi que par une capacité d’émerveillement qui nous amène à une compréhension plus profonde de la vie ».  (§ 225)
L’amour, débordant de petits gestes d’entraide, est aussi civique et politique, et il se fait sentir dans chaque action qui vise à construire un monde meilleur.

« Être sereinement présent à chaque réalité, aussi petite soit-elle, nous ouvre des horizons de compréhension et d’épanouissement personnel beaucoup plus vastes. La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété et la capacité d’être heureux avec peu » (§ 222)
« Le bonheur, c’est savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie ». (§ 223)

« Prendre soin de la nature fait partie d’un style de vie qui implique une capacité de cohabitation et de communion ». (§ 228)

Notre société a adopté un « milieu de consommation extrême et de bien-être qui rend difficile le développement d’autres habitudes ». (§ 209)

Cela crée un énorme défi éducatif. « Il faut des éducateurs capables de repenser les itinéraires pédagogiques, de manière à faire grandir effectivement dans la solidarité, dans la responsabilité et dans la protection fondée sur la compassion »…. « avec la capacité de « faire ce saut vers le Mystère qui donne à l’éthique écologique son sens le plus profond ». (§ 210)


22 MAI :  FRANÇOIS D’ASSISE

« Loué sois-tu, mon Seigneur » : c’est l’ouverture du beau Cantique de la Création dans lequel François d’Assise « nous rappelle que notre maison commune est aussi comme une sœur avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui accueille à bras ouverts » (§ 1)

Dans une église en ruine à San Damiano, François a vécu une conversion personnelle.  Cette rencontre profonde avec Dieu lui a fait comprendre que son épanouissement ne pouvait se trouver qu’en Dieu. Le Christ crucifié a été au cœur de sa transformation. Sa conscience de Dieu dans la création a été le résultat de sa relation profonde avec le Christ. 

C’est à travers le Christ que chaque personne, chaque chose créée, y compris tous les éléments de l’univers, ont parlé à François de la présence de Dieu. Au cours des années de sa relation profonde avec le Christ, il a acquis un sentiment d’unité avec l’ensemble de la création, s’adressant à chacun en tant que « frère » ou « sœur » comme on le voit dans le Cantique de Frère Soleil.

François a un sens aigu de l’intimité de Dieu avec toutes les choses de la création par le Christ crucifié et glorifié.

L’humanité du Christ n’était pas seulement limitée à la vie terrestre de Jésus, mais dans le Christ ressuscité, elle s’étendait à l’ensemble de la création – le Christ cosmique.

Plus François embrassait profondément le mystère du Christ, plus il découvrait le Christ dans le monde qui l’entourait.

Il voyait le Christ comme étant avec toutes les créatures dans l’ensemble de la création, et cela le reliait à l’univers entier. Il voyait la création totalement imprégnée de la bonté de Dieu, dans et par le Christ. 

L’expérience de Dieu de François va du Dieu qui lui a parlé à San Damiano à sa profonde conscience de Dieu et de l’amour de Dieu au cœur du cosmos.

Le cantique de la création

Ô Dieu très haut et tout-puissant,

à toi appartiennent la louange, la gloire, l’honneur et la bénédiction !

Loué sois-tu mon Seigneur, avec toutes tes créatures,

Spécialement messire frère Soleil,

Par qui tu nous donnes le jour, la lumière.

Et il est beau, rayonnant, d’une grande splendeur,

Et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles,

dans le ciel, tu les as formées claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent,

et pour l’air et pour les nuages

et l’azur calme et tous les temps,

Grâce à eux, tu maintiens en vie toutes tes créatures.

Loué soit mon Seigneur pour sœur Eau,

qui est très utile et très humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu, par qui tu éclaires la nuit.

Il est beau et joyeux, indomptable et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre,

qui nous porte et nous nourrit,

qui produit la diversité des fruits,

et les fleurs diaprées, et  les herbes.

Loué soit mon Seigneur pour tous ceux qui pardonnent

Par amour pour Toi,

qui supportent épreuves et maladies.

Heureux s’ils conservent la paix,

Car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.

François d’Assise (1182-1226) « a manifesté une attention particulière envers la création de Dieu ainsi qu’envers les pauvres et les abandonnés.  Il aimait, et était profondément aimé pour sa joie, pour son généreux engagement et pour son cœur universel.

C’était un mystique et un pèlerin qui vivait dans simplicité et dans une merveilleuse harmonie avec Dieu, avec les autres et avec lui-même. En lui, on voit jusqu’à quel point sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement pour la société et la paix intérieure. » (§ 10)


23 MAI : SPIRITUALITÉ CELTIQUE CHRÉTIENNE

 

Dans la spiritualité celtique, la création était considérée comme un huitième sacrement, la présence de Dieu était tissée dans le tissu entier de la vie des gens et dans toute la création.  Dieu leur était présent sous forme d’images et de signes, dans la poésie et l’art, dans les sacrements et la liturgie ; et leur propre réponse à Dieu n’était pas moins directe.  Ils étaient conscients d’être encerclés par le Christ.  

C’était presque une expérience tangible de Jésus comme compagnon, et le monde était perçu comme « chargé de la grandeur de Dieu ».  Les empreintes de Dieu étaient partout visibles dans la relation dynamique à double sens entre Dieu et la création. Il n’y avait pas de véritable division entre ce monde et l’autre monde.

Dieu était à portée de main, tout comme les saints et les anges auxquels il fallait parler en termes les plus familiers.  Elle était centrée sur la Bible et les Écritures étaient constamment répétées et réfléchies.  Une grande partie de la vision celtique venait de l’évangile de Saint Jean, Jésus et la Trinité étaient au centre de leur relation avec Dieu.

La Trinité

Que la Trinité Me protège
Le Père soit penché sur moi
Le Sauveur soit avec moi
L’Esprit soit dans mon cœur
Vous les Trois Saints
Qui me défendez le soir venu,
Bénissez mon foyer,
Vous les Trois Saints qui veillez sur moi
Ecoutez mon appel
Quand l’ombre descend,
Vous les Trois Saints,
Entourez-moi,
Qu’il en soit ainsi, Amen !

Les psaumes sont pleins d’un sens de la préoccupation constante de Dieu et de sa présence permanente dans toutes les créatures, animées et inanimées. Cette conscience de l’immanence de Dieu a suscité un profond respect et un sentiment d’émerveillement dans le cœur des personnes conscientes de l’interdépendance de toutes choses. Ils priaient pour que leurs yeux soient ouverts, pour que tous leurs sens soient éveillés à ce qui est invisible.
La prière celtique la plus connue est le Cri du cerf ou, comme on l’appelle souvent, la cuirasse de Saint-Patrick :

Le cri du cerf

Je me lève aujourd’hui,
Par une force puissante,
L’invocation à la Trinité,
La foi en la Trinité,
La confession de l’unité du Créateur du monde.

Je me lève aujourd’hui,
Par la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,
La force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau,
La force de Sa Résurrection et de Son Ascension,
La force de Sa Venue au jour du jugement…

Je me lève aujourd’hui
Par la force du Ciel
La lumière du Soleil,
La clarté de la Lune,
La Splendeur du Feu,
La Vitesse de l‘Éclair,
La Profondeur de la Mer,
La Stabilité de la Terre,
La solidité de la Pierre.

 

Je me lève aujourd’hui
Par la force de Dieu pour me conduire
La puissance de Dieu pour me soutenir,
L’intelligence de Dieu pour me guider,
L’œil de Dieu pour regarder devant moi,
L’oreille de Dieu pour m’entendre,
La parole de Dieu pour parler pour moi,
La main de Dieu pour me garder,
Le chemin de Dieu pour me précéder,
Le bouclier de Dieu pour me protéger,
L’armée de Dieu pour me sauver…
De tous ceux qui me voudront du mal,
De loin et de près,
Dans la solitude et dans la multitude…


24 MAI : UNE PRIÈRE COMMUNE

Les cieux racontent la gloire de Dieu, et toute la création crie de joie ! Venez, dansez dans la forêt, venez jouer dans les champs, et chantez, chantez à la gloire du Seigneur !

Dieu tout-puissant,
qui es présent dans tout l’univers
Et dans la plus petite de tes créatures.
Toi qui entoures de ta tendresse
tout ce qui existe,

Répands sur nous la force de ton amour,
Pour que nous protégions
la vie et la beauté.

Inonde-nous de paix,
pour que nous vivions comme frères et sœurs,
sans causer de dommages à personne.
Ô Dieu des pauvres, aide-nous
à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre,
qui valent tant à tes yeux.

Guéris nos vies,
Pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non pas des prédateurs,
pour que nous semions la beauté
et non la pollution ni la destruction.

Touche les cœurs de ceux qui cherchent seulement des profits
aux dépens de la terre et des pauvres.

Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures
sur notre chemin vers ta lumière infinie.

Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions,
dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

Pape François, Laudato Si