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Sacrements/Prière > Prière (Archives)

7è dimanche du T.O.  23 février 2020

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Le livre qui change tout

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Œil pour œil, et dent pour dent.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,              
tends-lui encore l’autre.
Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »

 

 

Méditation

 

Ce que dit Jésus a de quoi nous renverser :
il prend le contre-pied de nos habitudes
et de nos lois.
Qui, parmi nous, est d’accord pour prendre
une deuxième gifle, pour donner davantage
que ce que la justice nous oblige à
faire, pour « comprendre » l’emprunteur
et lui donner ce qu’il réclame et, le plus
dur de tout, pour aimer ses ennemis ?
Oui, vraiment, qui ?
Jésus part de ce que nous savons, de ce
qu’il est coutume de faire ; et il inverse
tout. Il propose d’avoir la même vision
que lui : celle de « Fils du Père ».
Nous sommes invités à la perfection, non
pas être les meilleurs, mais seulement,
avec nos forces et nos faiblesses, devenir,
à la ressemblance de Jésus, des « Fils du
Père ».
Le Carême est à notre porte ; occasion
de nous y engager en écoutant « eh bien !
moi, je vous dis. »
Marie-Bernadette Caro,CVX

 

 

 

 

 

DIMANCHE16 FEVRIER 2020

 

6ème dim du T.O.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous le dis : 
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.

Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu ne commettras pas d’adultère.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.

Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne manqueras pas à tes serments,
mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout.
Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’.
Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

Méditation ( carmel Paris)

Jésus, dans ce passage de saint Matthieu, pointe du doigt l’importance de certains interdits. Il va plus loin : il révèle la parenté profonde entre les méfaits réprouvés dans la Loi et les attitudes de tous les jours qui ont les mêmes racines.

Jésus est venu nous révéler le désir de Dieu de nous rendre participants de sa vie, de son amour. Il s’efforce de nous faire comprendre que des fautes courantes qui nous paraissent mineures sont en opposition avec la miséricorde de Dieu et nous éloignent du chemin qui nous ouvrirait le Royaume. Jésus insiste pour que nous réagissions contre ces tendances qui nous centrent sur nous-mêmes : là où Dieu prend soin de l’autre, nous cherchons notre satisfaction. Comme Il est la source de l’amour, nous nous coupons de cette source. Comment Dieu pourrait-il agréer les offrandes que nous désirons lui faire si la relation qui doit les motiver perd sa vérité. C’est pourquoi il faut nous réconcilier pour répondre à l’Alliance que Dieu a fait avec nous par le baptême.

Le lien entre relation à Dieu et relation à l’autre a une autre dimension : celle de la contagion des attitudes et des actes que nous posons. Nous apprenons par les médias qu’il y a des escalades d’injures et des actes de malveillance et que cela détruit la cohésion sociale, mais nous ne nous rendons pas toujours compte du fait qu’une attitude violente, même verbalement, peut entraîner l’autre sur un chemin de violence.

Il y a une cohérence à garder, celle de la vérité de notre attitude avec l’autre et de la vérité de la relation que nous voulons vivre avec Dieu. Peut-être est-ce cela que notre « oui » soit « oui », que notre « non » soit « non ».

Prière

Sois béni, Seigneur, toi qui as poussé jusqu’à l’extrême les conséquences de ton amour en te livrant aux hommes sans réserve.

Sois béni de nous offrir de participer à ta vie en nous montrant que le chemin qui y mène est celui de l’amour.

Pour nous, c’est impossible, mais à toi, rien n’est impossible.

Donne-nous la confiance de nous tourner vers ta miséricorde pour recevoir de toi le courage et la joie d’aimer à notre tour.

 

Délivre-nous, Seigneur, d’observer la loi par obligation et de nous laisser paralyser par de simples préceptes.
Délivre-nous de tout calcul, mais apprends-nous à vivre la loi de l’intérieur et de permettre ainsi aux autres de se réaliser et d’accéder au bonheur que Dieu a voulu pour chacun de ses enfants.

 

 

 

 

 

DIMANCHE     8 FEVRIER   5è dimanche du T.O.

 

Évangile

« Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13-16)

 

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade,
comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien :
on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne
ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe
pour la mettre sous le boisseau ;
on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

 

Méditation

Le sel est ce condiment qui permet aux aliments de dévoiler leur saveur. La lumière, quant à elle, permet de discerner les formes, de nous diriger et donc d’agir aisément ; elle donne l’éclat d’un paysage, souligne son relief et distille son énergie.

À travers ces deux comparaisons, Jésus désigne la grandeur de la grâce chrétienne et nous interroge : sommes-nous conscients de notre dignité et de la responsabilité qu’elle incombe ? Par le baptême, notre vie est à jamais unie à celle du Christ Jésus si bien que saint Paul dira que nous ne sommes plus qu’un seul être avec Lui (1 Co 6, 17).

Ce trésor, précise-t-il ailleurs (2 Co 4, 7), nous le portons dans des vases d’argile, souvent bien fêlés. Ces brisures ne changent rien au fait que le chrétien porte en lui le sens de toutes choses, la saveur de la vie éternelle, le rayonnement de cette vie divine. Le relativisme de la postmodernité se rend bien souvent coupable, il est vrai, d’empêcher l’homme contemporain de goûter ces saveurs spirituelles ; pourtant, ne donnent-elles pas sens aux choses les plus insignifiantes ? La métaphore de la lumière vient ainsi compléter celle du sel. Car qui peut se passer de la lumière ? Même ceux qui la refusent en ont besoin pour poursuivre le chemin. Elle ne s’impose pas, jamais. Mais elle fait plus que se proposer : elle profite de la moindre brèche ou ouverture pour se faufiler. Les textes de ce jour soulignent cette chose étrange : ce n’est pas par les discours que la lumière, c’est-à-dire la vérité, se propage. Mais par la bonté. Et c’est ainsi que nous retrouvons les forces nécessaires pour le chemin ! « Partage », « accueille », « couvre », « ne te dérobe pas »… « alors ta lumière jaillira comme l’aurore et tes forces reviendront vite ». Esprit de Lumière et d’Amour, inspire nos actes, fortifie notre volonté afin qu’en voyant ce que nous faisons de bien, tous rendent gloire à Dieu notre Père.

Prière

Comme une bougie ne peut donner de la lumière que si elle se laisse consumer par la flamme, viens, Jésus, brûle-moi ! Même si cela peut parfois signifier sacrifice et renoncement : donne-moi de ne pas craindre perdre quelque chose et rester à la fin les mains vides. Donne-moi le courage de mettre mes talents et mes qualités au service du Règne de Dieu et de me donner moi-même – comme la cire d’une bougie – afin que par moi le Seigneur illumine l’obscurité. Que dans mes yeux et mon cœur brille l’amour du Christ afin que je porte sa lumière au monde. Amen.

(d’après un discours de Benoît XVI aux jeunes, 24 septembre 2011)

 

 

 

 

 

Dimanche 2 février 
Évangile  (Lc 2, 22-32)

 

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras,
et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »

 

Voir le salut et vivre !
Méditation de l’Évangile par le frère Pascal Marin

Pour la pensée biblique, le grand âge n’apporte pas nécessairement la sagesse. Une jeune femme telle Marie peut témoigner d’une infinie sagesse, et certains vieillards manifester par contre obstination dans l’erreur et endurcissement du cœur. La sagesse de Dieu n’est pas non plus élitiste. Elle est donnée à tous ceux qui la recherchent. Encore faut-il désirer la recevoir cette sagesse qui ne peut être que reçue dans l’humilité du cœur. Ainsi l’Esprit saint a éveillé en Syméon cette pensée de divine sagesse : « Maintenant Seigneur, puisque mes yeux ont vu le salut, je peux mourir en paix ».
Syméon a vu le salut de Dieu. Il est en communion avec une Vie que la mort n’atteint pas. Il sait désormais que sa vie est accomplie. Ainsi le salut se voit et voir le salut, c’est être soi-même sauvé. Pour la foi biblique, c’est la vision de Dieu qui sauve. Le voir, c’est-à-dire Le reconnaître à travers des personnes, des mots, des pensées, des sentiments, partout où quelque chose de Sa Présence se révèle à nous. Être sauvé ne tient donc pas à échapper à la mort par tous les moyens de la santé et de la sécurité, mais c’est avoir reconnu la vie de Dieu là où elle s’offre à notre regard et ainsi la prendre en soi, la connaître et en vivre.
Bénissant Dieu à la vision de l’enfant de Bethléem, Syméon nous montre celui qui a pouvoir de réaliser en nous le salut. Jésus-Christ peut devenir pour chacun ce « signe de contradiction » qui « dévoile les pensées du cœur ». Comme un glaive qui tranche, ses paroles séparent en nos esprits ce qu’il faut laisser de ce qu’il faut garder. Elles opèrent le crible des pensées qui font chuter et de celles qui tiennent et soutiennent pour le chemin.

Extrait de Marche dans la Bible (2016-2017)

 

 

 

EVANGILE  DU   26   JANVIER

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

lac de Galilée

 

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,
il se retira en Galilée.
Il quitta Nazareth
et vint habiter à Capharnaüm,
ville située au bord de la mer de Galilée, 
dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
C’était pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali,
route de la mer et pays au-delà du Jourdain,
Galilée des nations !
Le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,
une lumière s’est levée.
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :
« Convertissez-vous,
car le royaume des Cieux est tout proche. »

Comme il marchait le long de la mer de Galilée,
il vit deux frères,
Simon, appelé Pierre,
et son frère André,
qui jetaient leurs filets dans la mer ;
car c’étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit :
« Venez à ma suite,
et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

De là, il avança et il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean,
qui étaient dans la barque avec leur père,
en train de réparer leurs filets.
Il les appela.
Aussitôt, laissant la barque et leur père,
ils le suivirent.

Jésus parcourait toute la Galilée ;
il enseignait dans leurs synagogues,
proclamait l’Évangile du Royaume,
guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

 

 

 

Qui est prêt à abandonner son métier,  son gagne-pain, sa famille pour suivre un homme dont la réputation en fait une sorte
de prophète ? Un gourou, Jésus ?

Cela ne lui ressemble pas. Que comprendre de
cette immédiateté, de cet « aussitôt » ?
Jésus voit des pêcheurs, il les appelle et eux, en réponse, laissent leurs filets et le suivent.


Que sommes–nous prêts à laisser pour suivre Jésus ?

Et que nous faut-il laisser ?
De quels attachements devons-nous nous débarrasser ?

Jésus invite à la conversion
donc à un changement radical.

Dès le début du récit, on apprend que lui aussi
a quitté son village, ses collines, la vie
qu’il connaissait bien, pour s’établir au
bord du lac, à Capharnaüm, une bourgade
aux frontières d’autres cultures.

Serait-ce que lui s’approche de nos Capharnaüm
pour nous inviter à le suivre aussitôt ?
Bonne question pour ce dimanche de la Parole de Dieu.

Marie-Bernadette Caro(vers dimanche)

 

Prière de Nicolas Morin (fraternité franciscaine de Besançon)

Seigneur Jésus, tu crois assez en nous pour nous appeler à partager ta mission. Donne-nous de savoir quitter nos cercles étroits d’appartenance pour nous risquer au grand vent de la relation. La Galilée, c’est notre monde. Aujourd’hui, Jésus, tu nous dis :

« Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »

 

 

 

  Prier au coeur du mondeavec le pape François

(intention de janvier)
Prions pour que les disciples de Jésus, les croyants et les personnes de bonne volonté favorisent ensemble la paix et la justice dans le monde.

 

 

EVANGILE  DU   19   JANVIER

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

Méditation de l’Évangile par la Soeur Véronique Margron

Jean voit Jésus venir vers lui. Mais que veut dire « voir venir » ? Rappelons-nous la parabole du semeur : « C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en regardant ils ne voient point, et qu’en écoutant, ils n’entendent et ne comprennent pas. ». Ainsi peut-on regarder de ses yeux et ne pas voir ce qui vient, celui qui vient. C’est encore ce que relate le livre de l’Exode (4-14) à propos de Pharaon, dont le cœur est endurci et qui ne tiendra aucun compte des prodiges que pourtant il a vus de ses yeux. Moïse a beau parler et parler encore, réaliser des miracles et déclencher des fléaux, c’est comme si Pharaon et ceux qui le soutiennent restaient muets, aveugles, engoncés dans ce qu’ils ont décidé, sans que rien ne les entame.

Voir et entendre peuvent ne rien changer à nos certitudes. Comme ces témoins du relèvement de la mort de Lazare qui, alors qu’ils ont assisté à un miracle inouï, décident de mettre à mort Jésus. Ils ont pourtant vu ses gestes de vie, entendu ses paroles de résurrection, et c’est de la haine qu’ils en ont conçu. Jean, lui est un voyant.

Voir Jésus venir vers lui, vers sa vie, suffit à lui faire confesser qu’il est le Christ, l’agneau de Dieu. Cet agneau qui sera mené à l’abattoir d’un procès inique et de la mort. Cet agneau sacrifié qui sauvera la vie des premiers nés israélites, signe alors de la délivrance, de la libération de l’esclavage .
Oui, Jean sait de la sûreté de son cœur et de sa foi que cet homme, fils de l’homme et fils de Dieu, vient le délivrer, vient nous délivrer de ce qui entrave et tire vers le néant.

Alors, préférons la vie au repli, ne nous opposons pas à la vie qui se manifeste et s’offre pour que nous soyons des vivants les uns pour les autres.
Aiguisons notre regard, afin de voir qui vient, à travers le visage de quiconque.

Extrait de Marche dans la Bible (2017-2018)

 

Prière

« Seigneur apprends-nous le silence de l’humilité,

le silence de la sagesse,

le silence de l’amour,

le silence qui parle sans mots,

le silence de la foi.

Seigneur apprends-nous à faire taire nos cœurs et nos esprits

pour écouter

le mouvement de ton Saint Esprit

et pour sentir ta présence

au plus profond de notre être. »

(Communauté œcuménique d’Iona, Écosse)

 

 

 

Baptême de Jésus dans le Jourdain

Mt 3, 13-17

Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »

Méditation

 

Frère Jean-Pierre Brice Olivier Couvent de l’Annonciation à Paris
La candide et douce colombe, celle qui plane sur les eaux à la création et après le déluge, roucoule au baptême du Christ. Jésus qui n’a nul « besoin » d’être baptisé vient là dans une solidarité magistrale et majestueuse avec l’humanité, il se confond avec les pêcheurs. Il promet à ses disciples après son « départ » de leur envoyer « un autre défenseur ».1 Jésus était donc le défenseur des siens pendant sa vie avec eux, et il leur envoie un autre « paraclet », c’est à dire un avocat. L’avocat est celui qui défend l’accusé, nous sommes donc accusés ! En effet, celui qui marche avec Dieu est accusé par les autres, le monde, et longtemps dans son propre cœur. Au baptême, nous est donc offert cet Esprit de vérité, notre intercesseur.
Jésus a connu tout au long de sa vie publique les accusations qui l’ont conduit à la Passion et la Croix. La colombe du baptême est messagère pour l’agneau, l’agneau victime sans tache se devait d’entendre la déclaration de son Père : tu es mon Fils, mon bien-aimé. Si tu as sur l’épaule une noire corneille qui susurre à ton oreille que tu es responsable de tous les malheurs du monde, que tu es le dernier des derniers, tourne la tête de l’autre côté où une blanche colombe te murmure qu’en vérité tu es le bien-aimé du Père. Car il a été jeté à bas, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Mais eux, ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau.

 

Prier   Sr Bénédicte Assomption

Jésus, sois béni
de t’être fait notre frère, l’Agneau de Dieu
qui porte nos péchés.
Par ta descente dans
notre mort, tu nous ouvres
la vie des enfants du Père.
Tu fais de la bienheureuse communion trinitaire
notre demeure.
Accorde-nous
de nous y tenir avec toi
dans l’émerveillement.

 

 

 


VISITE DES  MAGES A LA CRECHE

 

MÉDITER

Désormais, dans le ciel, l’étoile peut bien disparaître, elle s’est levée à jamais dans leur cœur ! Voilà les Mages enfin à quai de leur longue recherche. Ils cherchaient un roi, ils trouvent un nouveau-né, fragile et dénué de tout. Ils ne resteront pas sur le pas de la porte, en simples curieux. Solennellement alors, ils franchissent le seuil d’une bien pauvre étable, pour accomplir en vérité un très mystérieux office. L’évangéliste a voulu noter précisément chacun de leurs gestes, comme s’il s’agissait d’une célébration autant qu’une visite. Ils tombent à genoux, se prosternent et, pour offrir leurs cadeaux, comme leur cœur, ils ouvrent alors très grand leurs coffrets. Pas un mot. Des attitudes inoubliables, devant ce qui attire vraiment. Un tout petit enfant, désarmé et désarmant. Pas ces richesses convoitées que produisent les hommes ni les pouvoirs qu’ils se donnent, mais l’innocence, sans cesse bafouée, sans cesse pourchassée, devant laquelle, un jour, les genoux finissent quand même par plier. Ces trois-là ne se rendent pas jusqu’à Bethléem pour un banal hommage, une reconnaissance un peu extérieure, protocolaire. Leurs belles offrandes visibles, si symboliques, cachent sans doute l’essentiel. Dans le bouleversant face-à-face de nos vies avec l’innocence de ce Dieu-là, tous les colifichets de l’existence perdent soudain de leur éclat. Enfin, les illusions tombent, et notre peur avec elles. De cadeau, en vérité, le Christ ne désire qu’une chose : comme les Mages leurs précieuses cassettes, que nous lui ouvrions sans crainte le coffret parfois bien scellé de notre vie. Que nous lui présentions nos misères les moins avouables et les plus secrètes, que nous lui donnions toute notre vie au fond, notre pauvre vie, dont nous savons bien qu’elle ne brillera alors que rehaussée de l’or de son regard miséricordieux. Oui, ce coffret-là, unique à chacun et si grand ouvert sur le très intime de nos cœurs, que nous puissions sans crainte le lui apporter à la crèche et le lui ouvrir vraiment. De toutes les belles offrandes, pour lui, sans doute la plus précieuse.

PRIERE

Seigneur, comme tu l’as fait pour les Mages, ouvre des chemins de quête authentiques aux hommes de notre temps : donne du sens à nos vies, mets-nous au large sur des routes nouvelles et aventureuses, fais scintiller ton étoile à l’horizon de chacune de nos existences.

Seigneur, comme tu l’as fait pour les Mages, donne-nous la grâce de l’émerveillement, purifie nos adorations et apprends-nous à nous prosterner et nous agenouiller sans crainte devant ce qui nous grandit et nous libère.

Seigneur, comme les Mages l’ont fait à la crèche, donne-nous de partager nos biens les plus précieux et surtout, de t’ouvrir très grand et sans peur le coffret parfois très verrouillé de notre cœur plein de misère.

Patrick Laudet, diacre à la cathédrale Saint-Jean de Lyon.

 

NOËL

Prière à la Sainte Famille du pape François

 

Jésus, Marie et Joseph
en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière,
d’authentiques écoles de l’Évangile
et de petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles
des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé
soit, bientôt, consolé et guéri.

Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille,
de sa beauté dans le projet de Dieu.
Jésus, Marie et Joseph,
Écoutez, exaucez notre prière
Amen !

 

 

 

Devant la crèche
Comment peux-tu ?
Comment, toi Dieu, qui es si grand
Peux-tu être aussi proche de moi
Qu’un nouveau-né qu’on berce dans ses bras ?
Comment, toi Dieu, qui es Dieu
Peux-tu soudain être un homme ?
J’ai beaucoup retourné ces questions
Dans ma tête sans jamais y trouver de réponse.
Je ne saurais donc jamais comment…
Mon coeur m’a dit pourquoi,
Il m’a dit : il n’y a que l’Amour !
Amen !
          Jean Debruyne
.

 

Noël
C’est Noël !
Il est né le Fils de Dieu !
Comme les bergers,
nous venons près de toi, Jésus,
te chanter un chant nouveau !
Quel cadeau !

C’est Noël !
Il est né le Fils de Dieu !
Comme les bergers,
Nous nous mettons à genoux, Jésus,
pour te remercier d’être parmi nous.
Quel bonheur !

C’est Noël !
Il est né le Fils de Dieu !
Pour toi, Jésus
la terre danse de joie,
et les arbres des forêts
chuchotent la Bonne Nouvelle.
Tous les habitants de la terre se réjouissent.
Quelle fête !

Gloire à Dieu au plus haut des cieux
et paix sur la terre
aux hommes qu’il aime !
   

Viens naître en notre monde…

 

En cette nuit très sainte, Seigneur-Amour,
que le temps s’attarde au-dessus de la Crèche,
comme parfois les nuages
retardent la pleine clarté du soleil.
Que toute vie fasse silence cette nuit,
car la Parole vient.

La Parole vivante franchit les espaces,
elle se dénude et s’offre
dans la fragilité d’un Enfant,
dans le premier souffle d’un Nouveau-né.

En cette nuit très sainte, Seigneur-Amour,
que la Beauté se déploie avec largesse
afin que l’humanité soit trouvée digne
de recevoir le berceau de l’Enfant.

Qu’en cette nuit très sainte,
la tendresse soit sans mesure !
Que la prière soit adoration et louange !
Que la miséricorde soit océan de joie !
Que la paix soit mains ouvertes et fraternelles,
communion du temps et de l’éternité
dans le cœur de tous les humains.

En cette nuit très sainte, Seigneur-Amour,
viens naître en notre monde
afin que nous puissions naître en Toi. Amen!

  Huguette LeBLANC

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Prépare-nous au miracle de Noël

Dès mon enfance,
tu as déposé sur mon âme
ta lumière, cette source de vie
à rayonner pour d’autres.
Pourtant aujourd’hui, je la vois là,
figée, paralysée,
gisant au fond de moi
comme pierre de marbre.

Noël arrive Alors, en ce temps de l’Avent,
je me tiens devant toi
en attente du miracle de Noël :
je voudrais seulement que tu m’aides,
Seigneur, à redonner son mouvement
à ta lumière dans ma vie.
Ce désir de toi qui a résisté
à la traversée de tout mon temps…
Prends-le.
Je sais ce que tu peux faire avec peu.

Et encore n’oublie pas ceux qui m’entourent
et que j’aime et même ceux que j’aime moins.
Et aussi ceux lointains que je ne connais pas.
Enfin tous ceux qui habitent notre terre
menacée aujourd’hui de perdre ta lumière.
Seigneur, s’il te plaît, prépare-nous au miracle de Noël !

Auteur inconnu

 

 

 

 

 

AVENT

 

 

L’Avent, c’est d’abord un chemin proposé durant quatre semaines. Comme l’indique l’origine du mot lui-même, elle annonce une « venue », un « avènement », qui marque l’histoire de l’humanité. En l’occurrence celle du « Prince de la Paix » dont parle le prophète Isaïe, de « l’Agneau de Dieu » tel que le désigne Jean-Baptiste

T’accueillir
Seigneur,
En ce temps de l’Avent
Je veux me préparer à t’accueillir.
Aide-moi à marcher dans la joie et la confiance
Sur le chemin qui mène jusqu’à toi.
Inspire-moi les gestes de partage
De pardon et de paix
Pour annoncer autour de moi
La Bonne Nouvelle de ta venue parmi les hommes.
Sylvie Candès

4ème dimanche de l’AVENT

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,
qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation sur l’Évangile par le frère Jean-Etienne Long (clermont Fd)

Tu lui donneras le nom de Jésus

Il n’y a pas matière à rire, il y a un mystère, et une épreuve de foi pour tous : pour la Vierge, pour Joseph, pour nous les croyants. Ne nous focalisons pas sur les moyens, allons à l’essentiel de l’histoire : il s’agit de se faire serviteur du projet de Dieu, d’accueillir une mission extraordinaire dans l’ordinaire.
Ce qui est le plus extraordinaire, ce qui est le plus incroyable, ce n’est pas que l’enfant soit en elle l’œuvre de l’Esprit, mais que le Seigneur veuille habiter parmi nous et naître comme un petit enfant.Si tu crois que Dieu a créé l’univers, tu ne peux pas donner de limites à son pouvoir de création. Mais si tu crois que Dieu a créé l’univers, alors oui, tu peux t’étonner qu’il veuille devenir ton ami, connaître et partager ta condition d’homme, jusqu’à la mort ! Oui, voilà bien ce qui peut susciter ton étonnement, éveiller ton admiration.
Ce qui est ordinaire, et en même temps est vraiment extraordinaire, c’est que Joseph prenne Marie chez lui, devienne papa, reconnaisse l’enfant, lui donne un nom. C’est ordinaire, parce que c’est ce que font presque tous les hommes, non sans peine ; mais c’est unique, c’est toujours unique. L’homme, la femme, l’enfant : uniques ! Et là, l’enfant à naître est l’Unique par excellence, le Fils unique du Père !
Et son nom parmi nous est Jésus, c’est-à-dire le Seigneur sauve. Avant de sauver le monde, il te sauve toi, Joseph, il te sauve de la peur, des doutes, de la médiocrité et de la vulgarité, il te confirme dans ta justice, il t’appelle à être pour l’enfant le visage humain du Père.
Ô Adonaï, Seigneur qu’on n’ose pas nommer, par respect de ton mystère, prépare-nous à nommer avec une grande foi et une grande affection Celui que tu as engendré : Viens, Jésus, viens nous sauver !

 

 

Viens, Seigneur Jésus 

 Dieu inattendu qui fait du neuf,

Tu passes en secret dans nos vies.

Nous croyons que Tu es là aujourd’hui

dans ce temps d’attente et de désir.

Redresse-nous en chemin pour Ta joie.

Relève nos têtes dans la nuit de la foi.

Viens, Seigneur Jésus !

 

Dieu inespéré qui naît sans cesse,

Tu habites nos questions et nos cris.

Nous voulons hâter aujourd’hui Ton retour.

Révèle-Toi dans nos histoires saintes ;

ouvre-nous l’Evangile maintenant.

Nous méditerons ta Parole avec Marie.

Viens, Seigneur Jésus !

 

Dieu attentif à nos passages,

Tu surgis nouveau comme l’aurore ;

éclaire nos veilles et nos engagements ;

allume en nous le feu de ton Esprit,

et nous rendrons compte de notre espérance.

Rappelle-Toi que nous T’appelons aujourd’hui .

Viens, Seigneur Jésus ! ».

                                                                                                                               Jacques Gauthier

Me voici comme une maison vide

Georges Madore, montfortain

Seigneur,
je me présente devant toi
comme une maison vide,
une maison qui attend,
une maison bien pauvre.

Ma maison vide .Loué sois-tu Seigneur pour cette pauvreté!
Si mon plafond est défoncé,
il peut laisser filtrer la lumière;
si mes murs sont délabrés,
ils peuvent laisser passer ton souffle;
si ma maison est vide,
elle peut t’accueillir.

Seigneur, voici ma maison.
Je te l’offre avec sa pauvreté:
remplis-la de ta présence.
Toi, le Dieu qui pardonne, tu ne dis pas:
« Faites le ménage et je viendrai! »
Non, tu viens chez moi
et mon désordre ne te fait pas peur.

Viens Seigneur,
depuis si longtemps ma maison t’attend.
Elle sera toujours vide
tant que tu n’y seras pas.

Maranatha:
viens, Seigneur Jésus!

 

C’est l’Avent
Allume une braise dans ton cœur,
C’est l’Avent.
Tu verras, l’attente n’est pas vaine quand on espère quelqu’un.

Allume une flamme dans tes yeux,
C’est l’Avent.
Regarde autour de toi, on a soif de lumière et de paix.

Allume un feu dans tes mains,
C’est l’Avent.
Ouvre-les à ceux qui n’ont rien, ta tendresse est à bout de doigts.

Allume une étoile dans ton ciel,
C’est l’Avent.
Elle dira à ceux qui cherchent qu’il y a un sens à toute vie.

Allume un foyer en hiver,
C’est l’Avent.
Les transis du cœur et du corps viendront et il fera chaud au cœur du monde.
II suffit d’une seule braise, pour enflammer le monde,et réchauffer le cœur le plus froid.

Père Robert Riber

 

3ème dimanche de l’Avent

            Evangile  (Mt 11, 2-11)

 

En ce temps-là,
Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,
des œuvres réalisées par le Christ.
Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda :
« Es-tu celui qui doit venir,
ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus leur répondit :
« Allez annoncer à Jean
ce que vous entendez et voyez :
Les aveugles retrouvent la vue,
et les boiteux marchent,
les lépreux sont purifiés,
et les sourds entendent,
les morts ressuscitent,
et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »

Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,
Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :
« Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?
un roseau agité par le vent ?
Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?
un homme habillé de façon raffinée ?
Mais ceux qui portent de tels vêtements
vivent dans les palais des rois.
Alors, qu’êtes-vous allés voir ?
un prophète ?
Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.
C’est de lui qu’il est écrit :
Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
pour préparer le chemin devant toi.
Amen, je vous le dis :
Parmi ceux qui sont nés d’une femme,
personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;
et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux
est plus grand que lui. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Une baraque de chantier
Méditation sur l’Évangile par le frère Jean-François Bour

Inutile de nous bercer de trop d’illusions, vivre avec Dieu, c’est être au milieu d’un chantier. Ce monde est un chantier.

Ma foi elle-même est un chantier ! Est-ce exagéré ? Faut-il vraiment le démontrer ?

L’histoire passée et présente du monde, nos vies et notre quête de la vérité ne suffisent-elles pas à faire comprendre que nous allons de constructions en démolitions, de démolition en reconstruction ? Ce chantier use d’ailleurs bien des êtres englués dans la boue des soucis ou l’angoisse des lendemains. L’épuisement en guette plus d’un, à l’usine, au bureau, en famille, en paroisse aussi. C’est comme si le monde se remplissait de blessés et fabriquait des êtres standardisés, exploités, malmenés ou juste ignorés.

Parfois même, le vertige s’invite quand nos choix nous conduisent sur des chemins périlleux, à l’affût de sensations fortes ou d’émotions faciles : faut-il avancer, reculer ? Renoncer ? Sans compter les violents, les mafieux, les ambitieux ou simplement les ignorants et les révoltés qui mettent le chantier du monde en effervescence. Sans compter l’angoisse de cette douloureuse rengaine : « à quoi tout cela mène-t-il ? »

C’est la question du sens que nous posons, la question de la rédemption, en somme. Nous la percevons dans ce cri angoissé de Jean-Baptiste, enfermé dans une prison qui figure nos propres enfermements : « es-tu celui qui doit venir ? », lance-t-il au Christ. Comme pour reprendre la clameur, le besoin de libération, de restauration de toutes les générations avant lui et après lui. Rien de plus naturel que de demander cette rénovation, l’avènement du monde comme une demeure de paix, la renaissance véritable pour chaque personne.

Dieu veut répondre à notre appel. Il vient habiter parmi nous. Mais regardons mieux : au milieu de nous, n’aurait-il pas choisi, pour demeurer, une baraque de chantier ?

 

 

 

 

 

 

 

2è dimanche de l’Avent

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ces jours-là,
paraît Jean le Baptiste,
qui proclame dans le désert de Judée :
« Convertissez-vous,
car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jean est celui que désignait la parole
prononcée par le prophète Isaïe :
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.

Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau,
et une ceinture de cuir autour des reins ;
il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage.
Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain
se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain
en reconnaissant leurs péchés.
Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens
se présenter à son baptême,
il leur dit :
« Engeance de vipères !
Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?
Produisez donc un fruit digne de la conversion.
N’allez pas dire en vous-mêmes :
‘Nous avons Abraham pour père’ ;
car, je vous le dis :
des pierres que voici,
Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.
Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres :
tout arbre qui ne produit pas de bons fruits
va être coupé et jeté au feu.

Moi, je vous baptise dans l’eau,
en vue de la conversion.
Mais celui qui vient derrière moi
est plus fort que moi,
et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Il tient dans sa main la pelle à vanner,
il va nettoyer son aire à battre le blé,
et il amassera son grain dans le grenier ;
quant à la paille,
il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

Acclamons la Parole de Dieu.

Une terre assoiffée
Méditation sur l’Évangile par Catherine Motte

Israël. Sous mes pas, la terre est sèche et rocailleuse, c’est la terre du désert. Je l’arpente sur les traces de Jésus. Cette marche ressemble tant à nos vies : ne sommes-nous pas en pèlerinage sur cette terre pour mettre nos pas dans ceux du Christ, à la recherche de Dieu ? Dieu, d’abord une intuition ? Une question ?
De l’homme primitif qui enterre ses morts à l’astronome qui explore les confins de l’univers, en passant par le philosophe, l’homme s’interroge. « L’univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger », disait Voltaire. Même le petit enfant se pose cette question fondamentale. Je me souviens de ma fille qui, à quatre ans, me demandait en ouvrant les bras sur l’horizon : « Avant tout cela, il y avait quoi ? » Nous avons conscience d’une transcendance.
Mais Dieu n’est pas qu’une idée abstraite. Alors, où le trouver ? Où demeure-t-Il ? Portons notre regard autour de nous, sur tous les « Jean-Baptiste» qui du doigt désignent le Christ et glissent à nos oreilles des mots qui alertent : Dieu ne se capte que par le cœur, m’a-t-on dit. Ah, ce cœur, nous le protégeons peut-être un peu trop de tous ces coups que la vie nous réserve, de toutes nos faiblesses et nos insuffisances. L’armure dont nous l’entourons est parfois si épaisse qu’il ne se laisse plus atteindre. Notre terre intérieure se dessèche. Le désert s’étend en nous-mêmes. Comment Dieu pourrait-il y prendre racine, si nous en bloquons tous les accès ? Accepter alors de se laisser faire, d’être vulnérable, de lâcher prise et ne plus se croire invincible, se laisser toucher. Des larmes peuvent alors couler et arroser notre terre assoiffée pour que germe cette envie de Dieu. Peut alors se creuser en nous une terre, un espace où celui qui en fait la sainteté, ne demande qu’à être aspiré. Et dans cette attente, dans cette tension vers Dieu, je répète après le psalmiste : « Je tends les mains vers toi, me voici devant toi comme une terre assoiffée ».
Et si Dieu était déjà dans cette soif, dans cette quête ?

Extrait de Avent dans la ville (2016)

Psaume 95

01 Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière,

02 chantez au Seigneur et bénissez son nom ! De jour en jour, proclamez son salut,

03 racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles !

04 Il est grand, le Seigneur, hautement loué, redoutable au-dessus de tous les dieux :

05 néant, tous les dieux des nations ! Lui, le Seigneur, a fait les cieux :

06 devant lui, splendeur et majesté, dans son sanctuaire, puissance et beauté.

07 Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur la gloire et la puissance,

08 rendez au Seigneur la gloire de son nom. Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,

09 adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté : tremblez devant lui, terre entière.

10 Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » Le monde, inébranlable, tient bon. Il gouverne les peuples avec droiture.

11 Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent,

12 la campagne tout entière est en fête. Les arbres des forêts dansent de joie

13 devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger

Commentaire de ce psaume de Frère Rémi CHENO

« Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent, la campagne tout entière est en fête. Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du Seigneur.
Le psalmiste avait-il bu quand il composa ce psaume ? A-t-il vu les arbres des forêts danser de joie ? Mais peut-être est-ce moi aussi qui me laisse enivrer quand dans une forêt je sens cette puissance de vie dans les troncs des grands chênes, quand je les vois osciller au vent comme s’ils voulaient caresser le ciel ?
Les psaumes, souvent, nous invitent à voir les éléments naturels participer de la fête : « Que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie, à la face du Seigneur ! »** Le progrès technologique, l’industrialisation, nous ont sans doute fait oublier la nature créée et sa splendeur. La prise de conscience écologique nous y renvoie, et c’est heureux. Car il y a beaucoup à apprendre du monde créé par Dieu, de cette magnificence généreuse, de cette profusion merveilleuse de formes de vie différentes.
Je n’ai jamais pu retrouver le passage où saint Augustin explique que les vaches dans leurs pâtures redressent parfois la tête vers le ciel pour louer Dieu. On peut se moquer de cette naïveté du grand théologien. Pourtant, j’aurais tendance à partager son point de vue. Il y a dans cette abondance de vie un témoignage rendu à son Créateur. J’aime croire que toute la nature danse à la face de Dieu, animaux et végétaux, et même les astres du ciel. Seul l’homme, souvent, oublie d’entrer dans cette danse d’action de grâce.
Nous commençons aujourd’hui à déchanter de nos « progrès » et nous redécouvrons une nature que nous avons spoliée, épuisée, usée jusqu’à la ruine. Notre responsabilité est immense, nos modes de vie doivent changer. Comme croyants, nous avons aussi à nous remettre à l’écoute du vivant, à devenir attentifs à l’attestation qu’il porte envers le Créateur, à cette action de grâce qu’il ne cesse d’adresser à Dieu : qui peut s’habiller de plus belle manière que les lis des champs ?*** Qui peut rivaliser en grâce avec la panthère ? Ou en musicalité avec le torrent qui jaillit d’un glacier ?
« Les herbages se parent de troupeaux et les plaines se couvrent de blé. Tout exulte et chante ! »**** La création tout entière se fait ainsi prophète de Dieu .

                                                                                   Frère  Rémi CHENO

 

PRIERE

Ô viens Emmanuel
Ô viens, Emmanuel, prendre forme dans notre vie.
Ô viens, Jésus, transformer nos hivers en printemps.
Ô viens, Seigneur des seigneurs, éclairer notre route.
Ô viens, Sauveur du monde, nous libérer de nos illusions.
Ô viens, Seigneur des merveilles, nous ouvrir à ta présence.
Ô viens, Fils du Dieu vivant, nous appeler à ta gloire.
Ô viens, Roi des rois, nous guider sur les chemins de la vie.
Ô viens, Maître du temps et de l’histoire, orienter nos actions vers le bien.
Ô viens, Emmanuel, nous sauver d’une vie sans Dieu.
                                                                  Père André Tiphane

 


 

1er dimanche Evangile  (Mt 24, 37-44)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Comme il en fut aux jours de Noé,
ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.
En ces jours-là, avant le déluge,
on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
les gens ne se sont doutés de rien,
jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis :
telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.
Alors deux hommes seront aux champs :
l’un sera pris, l’autre laissé.
Deux femmes seront au moulin en train de moudre :
l’une sera prise, l’autre laissée.
Veillez donc,
car vous ne savez pas quel jour
votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien :
si le maître de maison
avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,
il aurait veillé
et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »

 

Méditation  du pape François:

L’Evangile aborde l’un des thèmes les plus suggestifs de l’Avent: la visite du Seigneur à l’humanité.

La première venue était l’Incarnation, la naissance de Jésus à Bethléem;

la deuxième a lieu dans le présent: le Seigneur nous rend visite continuellement, il marche à nos côtés, et sa présence est une consolation;

enfin la troisième et dernière visite est professée dans le Credo: »il viendra à nouveau dans la gloire pour juger les vivants et les morts ».

Le Seigneur nous parle aujourd’hui de cette dernière, à la fin des temps. Il met en relief le contraste entre la routine quotidienne et sa venue à l’improviste. Non pour nous faire peur, mais pour ouvrir notre horizon à la dimension ultérieure, plus grande qui, d’une part, relativise les choses de chaque jour et, en même temps, les rend précieuses, décisives. La relation avec le Dieu-qui-vient-visiter confère à chaque geste une lumière différente, une importance, une valeur symbolique.

De cette perspective découle aussi une invitation à la sobriété, à dominer les réalités matérielles. les choses de chaque jour doivent être orientées vers la rencontre avec le Seigneur qui vient pour nous. C’est une invitation à la vigilance.

                                                     D’après le pape François.


Donne-moi une oreille qui écoute!

André Sève

Seigneur,
apprends-moi à écouter et à parler.
D’abord écouter.
Pas m’écouter, moi,dans ce que dit l’autre,
mais l’écouter, lui.

Il est bavard, je le suis;
il est compliqué, je le suis;
il est plein de lui-même, je le suis !
Il n’est pas très franc, le suis-je tout à fait ?
Il a tous les défauts du monde, et moi aussi !
Nous sommes bien partis pour un dialogue de sourds
ou vers un échange aigre.

O Seigneur,
donne-moi une oreille qui écoute,
un cœur qui écoute.
Je me dirai:
il est intéressant, on est bien avec lui.
Alors je pourrai lui parler.
Il m’écoutera,
il me parlera,
nous serons heureux.
Tout ce que l’on raconte sur l’incommunicabilité nous fera rire.

Et toi, Seigneur,
tu regarderas deux hommes qui se parlent…

André Sève

 

 

Au Christ Roi, Prince de la Paix

O Jésus, l’unique Roi de l’univers,
nous nous prosternons à Vos pieds
pour Vous adorer
et pour Vous prendre pour notre Roi et notre Guide.
Oui Seigneur, à Vous toutes les nations sont soumises.
Vous êtes seul le vrai Roi,
Vous êtes seul la vraie Paix,
Vous êtes seul la Lumière.
Nous n’adorons que Vous seul!
Vous êtes notre soutien,
Vous êtes notre richesse,
Vous êtes notre Maître,
ô grand Dieu du Ciel et de la terre.
Nous croyons très fermement
que Vous êtes réellement Présent dans la Sainte Eucharistie.

Vous êtes là, vivant, aimant.
Vous voulez nous nourrir du Pain de Vie.
Oui, venez et nourrissez vos enfants.

Vos regards sont fixés sur les âmes,
vous veillez sur toutes les nations.
Votre Cœur est pour nous un asile de repos.
Nous nous consacrons donc à votre Cœur de Roi et de Prince.
A Vous seul Seigneur,
toute gloire, honneur, amour soient rendus,
jusqu’à la consommation des siècles et dans toute l’éternité.

Ainsi soit-il.

Soeur Marie Olive du Christ-Roi, 

TOUSSAINT

Bénissons le Seigneur pour cette foule immense de bienheureux qui se sont laissé guider par le Christ, chemin, vérité et vie.

Pour tous ceux qui t’ont obéi jour après jour, comme le Christ,
en cherchant ta volonté, BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR!

Pour ceux qui ont annoncé ta Parole, comme le Christ,
et conduit les hommes sur tes voies, BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR!

Pour ceux qui se sont faits tout à tous, comme le Christ,
notre frère et notre Dieu, BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR!

Pour ceux qui ont pardonné comme le Christ,
Au nom de ta miséricorde, BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR!

Pour ceux qui t’ont prié dans la nuit, comme le Christ,
en implorant le don de l’unité, BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR!

Pour ceux qui t’ont offert leur vie, comme le Christ,
accomplissant sa Pâques vers toi, BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR!

Pour ceux qui, dans toutes les religions,
ont adoré ton nom! BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR!

Pour ceux qui ont secouru leurs frères,
sans savoir qu’ils étaient le Christ parmi nous, BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR !

Pour les artisans de paix et de justice, qui ont servi l’humanité
sans connaître son sauveur, BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR!

Pour ceux qui ont suivi leur conscience en toute droiture
sans te connaître, ni connaître le Christ, BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR !

Pour tous les pécheurs à qui tu as pardonné
comme le Christ, et en lui, BÉNI-SOIS TU, SEIGNEUR!

 

 

TOUS   SAINTS

Saints et Saintes de Dieu,
vitraux de la lumière divine, parlez-nous de lui.
Vous qui n’avez pas trouvé de date dans nos calendriers,
mais qui avez reçu de Dieu une place éternelle,
priez pour nous.
Vous les humbles laboureurs de la Terre
qui avez accueilli les fruits de la création,
priez pour nous.
Vous, les femmes de ménage, couturières
et repasseuses, cuisinières et bonnes d’enfants qui,
Jour après jour, avez semé la tendresse,
priez pour nous.
Vous, moines et moniales du silence,
de la prière et de la vie fraternelle,
qui avez gardé au cœur la joie de Dieu,
priez pour nous.
Vous, les savants, philosophes et hommes de science,
Qui avez poursuivi sans relâche la vérité
et y avez découvert le mystère de Dieu,
priez pour nous.
Vous, les artistes et vous, les gens du spectacle
Qui avez apporté un peu de la beauté
et de la joie de Dieu sur notre Terre,
priez pour nous.
Vous tous, Saints et Saintes, bienheureux enfants de Dieu,
faites monter notre louange vers le père,
par le Fils, dans l’Esprit Saint.
Amen.
                                             Père Charles DELHEZ

 

 

 

Claude Bernard.         Béatitudes pour notre temps

Avec tous les saints de tous les temps

Heureux es-tu
si l’argent, le confort et tous les biens
ne sont pas ton unique souci ni les seules richesses de ta vie.
Alors s’ouvrira la porte de ton coeur
aux trésors d’humanité qu’il te reste à découvrir
et à faire fructifier pour le bonheur de tous.

Heureux es-tu
si tu fermes la route à la violence
et à l’instinct de dominer tes semblables.
Alors s’ouvrira la porte de ton coeur
à la force de la douceur et de la maîtrise de soi,
et tu entreras en harmonie avec la terre.

Heureux es-tu
si tu ne crains pas de vibrer avec ton prochain
affronté à la douleur, la solitude ou la misère.
Alors s’ouvrira la porte de ton coeur
aux larmes de la compassion et au geste qui relève,
et toi aussi, tu seras consolé.

Heureux es-tu
si la faim et la soif de la justice gardent leur brûlure au fond de toi
et font monter ta révolte devant les injustices.
Alors s’ouvrira la porte de ton coeur,
et tu combattras les esclavages de tes frères et de tes soeurs ;
c’est là que tu trouveras le pain qui rassasie.

Heureux es-tu
si tu résistes au réflexe de condamner quiconque
en raison de ses faiblesses, de ses erreurs ou de ses fautes.
Alors s’ouvrira la porte de ton coeur,
et tu connaîtras la joie de ne pas juger
et d’être toi-même pardonné.

Heureux es-tu
si le regard que tu portes sur autrui est pur de tout désir de
possession.
Alors s’ouvrira la porte de ton coeur
à Celui dont l’Amour est plus grand que notre coeur,
et tu découvriras le divin qui éclaire ta vie.

Heureux es-tu
si tu te compromets pour la paix
et si tu t’engages à la bâtir durablement.
Alors s’ouvrira la porte de ton coeur,
et tu seras appelé du beau nom de fils de Dieu.

Heureux es-tu
si tu acceptes de risquer ta vie
pour la justice et la vérité, à l’image de Jésus de Nazareth.
Alors s’ouvrira la porte de ton coeur,
et tu entendras dans le secret, montant de l’infini,
le chant nouveau du Royaume qui vient.

                            

 

 

        Prière pour les morts

Ô Dieu qui pardonnez largement
et voulez le salut des hommes,
nous nous adressons à votre clémence,
en faveur de nos frères,
de nos proches et de nos bienfaiteurs,
qui ont quitté ce monde ;
par l’intercession
de la bienheureuse Marie toujours Vierge
et de tous vos saints,
accordez qu’ils parviennent au bonheur sans fin.

Ô Dieu qui êtes le Créateur
et le Rédempteur de tous les fidèles,
accordez aux âmes de vos serviteurs et servantes
la rémission de tous leurs péchés ;
puissent nos ferventes prières leur assurer le pardon
qu’elles ont toujours désiré.
Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles.

Amen.

 

Dieu a créé toutes choses pour qu’elles subsistent

Dieu n’a pas fait la mort.
Il ne se réjouit pas de la perte des vivants.
Il a créé toutes choses pour qu’elles subsistent.
Les impies ne sont pas dans la vérité
lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes.

Ils disent :
 »Nous sommes nés par hasard, et après notre mort,
nous serons comme si nous n’avions pas existé.
Le souffle de nos narines s’évanouit comme la fumée
et la pensée est une étincelle
qui jaillit au battement de notre coeur.
Si elle s’éteint, le corps s’en va en cendres
et l’esprit se dissipera comme une brise légère.
Avec le temps, notre nom tombera dans l’oubli
et personne ne se rappellera ce que nous aurons fait. »

Ils se trompent, car Dieu a créé l’homme
pour une existence impérissable,
il a fait de lui une image de ce qu’il est lui-même.

Livre de la Sagesse, 1, 13–14a ; 2, la.2-4.23

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous: Prières diverses, psaumes, Evangile du dimanche

27 octobre 2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
‘Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

 

Le publicain a sans doute aujourd’hui notre sympathie; à l’époque de Jésus, il était l’image même de l’impureté religieuse, extorquant souvent les contribuables, collaborant avec l’occupant romain et complice de ce que l’empereur est « Dieu » : tout pour plaire !

Mettant en scène un pharisien, « quelqu’un de bien » selon les codes, et un publicain, Jésus met en garde contre la tentation de complaisance et de suffisance si nous pensons que nous faisons comme « il faut » dans notre pratique religieuse.

« Il vaut mieux se demander comment est notre cœur et  apprendre à retrouver le chemin de notre cœur », rappelle le pape François.

En toute humilité, nous pourrons crier :
                      « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ».
Emmanuelle Huyghues Despointes,
centre spirituel du Cénacle


 

Nous te rendons grâce, Seigneur!

pour ce grand jardin où fruits et légumes font la fête,
pour ce coucher de soleil qui pare le ciel de l’automne

des plus belles couleurs,

pour cette eau de source qui coule, fraîche et claire,
pour la brise qui calme l’ardeur du soleil,
nous te rendons grâce, Seigneur!

Pour la main tendue quand le découragement nous guette,
pour la générosité suscitée par le désir d’aider ceux qui ploient sous leur fardeau,
pour le regard plein de tendresse qui réchauffe le cœur,
pour ces pardons qui nous rapprochent,
pour cet amour qui réveille notre goût de vivre,
nous te rendons grâce, Seigneur!

Pour le pain de ta Parole qui rassasie notre faim de te connaître,
pour ton Corps et ton Sang qui nous donnent de communier à ta Vie,
pour ton Église, signe de ta présence et de ton amour au milieu du monde,
pour ton Esprit qui se joue de nos peurs et nous donne le goût de faire du neuf,
nous te rendons grâce, Seigneur!

Cursillos


DIMANCHE  20  OCTOBRE

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18(1-8)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples une parabole
sur la nécessité pour eux
de toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville
un juge qui ne craignait pas Dieu
et ne respectait pas les hommes.
Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’
Longtemps il refusa ;
puis il se dit :
Même si je ne crains pas Dieu
et ne respecte personne,
comme cette veuve commence à m’ennuyer,
je vais lui rendre justice
pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »
Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Les fait-il attendre ?
Je vous le déclare :
bien vite, il leur fera justice.
Cependant, le Fils de l’homme,
quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

– Acclamons la Parole de Dieu.

    Homélie

Jésus présente deux caricatures : une femme hyper têtue qui ne lâche rien et un juge sans éthique qui veut se débarrasser de son client. Quel tableau !

Laissons le juge ! Regardons la femme,

une pauvre femme, une veuve. Elle n’estplus rien dans une société où l’on existe que par rapport aux hommes de la famille.
Aucune raison d’être écoutée, mais, elle,  elle a besoin d’aide, elle prie, elle supplie, elle y croit.

Serait-ce donc pareil pour nous ? Nous faut-il être têtus dans la prière ou plutôt persévérants, confiants, fermes dans la foi, avec le courage de s’en remettre à
Dieu sans faiblir, sans mollir, et le laisser agir ?

Il s’agit de confiance et de confiance  totale.

Dieu n’est pas un juge, il nous aime. Ce n’est pas pareil, quand même.
Marie-Bernadette Caro,
CVX

 

 

 

En ce mois du rosaire

 

Je te salue Marie… de Michel Hubaut

Je te salue Marie,
mère de tous nos désirs d’être heureux.
Tu es la terre qui dit oui à la vie.
Tu es l’humanité qui consent à Dieu.
Tu es le fruit des promesses du passé
et l’avenir de notre présent.
Tu es la foi qui accueille l’imprévisible,
tu es la foi qui accueille l’invisible.

Je te salue Marie,
mère de toutes nos recherches de ce Dieu imprévu.
Du Temple où tu le perds,
au Calvaire où il est pendu,
sa route te semble folle.
Tu es chacun de nous qui cherche Jésus,
sans bien comprendre sa vie et ses paroles.
Tu es la mère des obscurités de la foi,
toi qui conserves tous les événements dans ton coeur,
toi qui creuses et médites tous nos « pourquoi? »
et qui fais confiance en l’avenir de Dieu, ton Seigneur.

Je te salue Marie,
mère de toutes nos souffrances.
Tu es la femme debout au pied de l’homme crucifié,
tu es la mère de tous ceux qui pleurent,
l’innocence massacrée et le prisonnier torturé.

Je te salue Marie,
mère de toutes nos pentecôtes.
Tu es, avec les apôtres, l’Église qui prie
et accueille les dons de l’Esprit.
Je te salue Marie,
mère de toutes nos espérances.
Tu es l’étoile radieuse d’un peuple en marche vers Dieu.
Tu es l’annonce de l’humanité transfigurée,
tu es la réussite de la création
que Dieu a faite pour son éternité. Amen.


27è dimanche du T.O.   5 octobre 2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les Apôtres dirent au Seigneur :
« Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit :
« Si vous aviez de la foi,
gros comme une graine de moutarde,
vous auriez dit à l’arbre que voici :
‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’,
et il vous aurait obéi.

Lequel d’entre vous,
quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,
lui dira à son retour des champs :
‘Viens vite prendre place à table’ ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt :
‘Prépare-moi à dîner,
mets-toi en tenue pour me servir,
le temps que je mange et boive.
Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur
d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi,
quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,
dites :
‘Nous sommes de simples serviteurs :
nous n’avons fait que notre devoir’ »

Homélie -méditation de Thierry LEMBOLAY (Jésuite)

 

Jésus a le sens de l’humour. Ses images
font sourire. Elles mettent les choses à
leur place et font voir la vie autrement.

Les disciples en font l’expérience. La foi ?
Ils reconnaissent qu’ils en ont peu. D’ailleurs,Jésus le leur a souvent dit.

Alors, quoi de plus naturel que de demander une augmentation !
Mais voilà… Si derrière cette demande se cache l’illusion que seule une foi forte, sans faille et de bonne taille, permet d’être un « vrai » disciple, conforme à je ne sais trop quel idéal… alors, patatras !
Cet imaginaire s’écroule d’un seul coup à cause d’une petite graine…

Il suffit d’avoir de la foi, gros comme
une graine de moutarde, pour changer
le monde. La foi n’est pas affaire de
quantité, mais de qualité. Celle de notre
relation personnelle avec Jésus.

Bonne prière !
ThierryLembolay Jésuite


 

Prière d’un fil électrique

Seigneur, moi je suis le fil, Tu es la prise de courant.

Tant que je reste branché sur Toi, un courant d’amour circule en moi; mais, aussitôt que je me coupe de Toi, je suis un fil mort,sans utilité aucune.

Aide le petit fil que je suis à allumer beaucoup de lampes et à inonder de lumière les cœurs enténébrés.

Permets que je réchauffe les cœurs froids, que je perce les cœurs durs et que je nourrisse les cœurs affamés de Toi.

Seigneur, branche mon petit fil au cœur de tous ceux que je rencontrerai aujourd’hui, afin de faire passer en eux le courant d’amour, le voltage de l’espérance, et l’ampérage de la charité. Amen.

de Cursillos


26è dimanche du T.O. 29 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche,
vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut,
et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi,
et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
levant les yeux, il vit Abraham de loin
et Lazare tout près de lui.
Alors il cria :
‘Père Abraham, prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham,
rappelle-toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur pendant la sienne.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme
a été établi entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient passer vers vous
ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’
Le riche répliqua :
‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères :
qu’il leur porte son témoignage,
de peur qu’eux aussi ne viennent
dans ce lieu de torture !’
Abraham lui dit :
‘Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il,
mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.’
Abraham répondit :
‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.’ »

Homélie : T.Lamboley Jésuite

 

La parabole de l’homme riche et du pauvre
Lazare surprend. Une fois mort, le riche
comprend que sa manière de vivre sur
terre n’était pas juste. Il demande alors
à Abraham de tout faire pour que ses
frères ne connaissent pas le même sort.
Qu’ils changent de vie, dès maintenant !
Et pour cela, rien de mieux que de revoir
leur frère vivant pour qu’il les avertisse.
Mais Abraham refuse : « S’ils n’écoutent
pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un
pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus. »
Les frères de l’homme riche sont renvoyés
à l’écoute de la Parole de Dieu. Nous,
aussi. C’est cela seul qui peut convaincre
de changer de vie, et non pas la vision
d’un Ressuscité. Étrange, non ?
Cette semaine, mettons en application
l’enseignement de Jésus : écouter la
Parole, comme l’a fait Abraham, le père
des croyants. Rien de tel pour se convertir.

25e dimanche ordinaire – C

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Un homme riche avait un gérant
qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit :
‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?
Rends-moi les comptes de ta gestion,
car tu ne peux plus être mon gérant.’
Le gérant se dit en lui-même :
‘Que vais-je faire,
puisque mon maître me retire la gestion ?
Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.
Mendier ? J’aurais honte.
Je sais ce que je vais faire,
pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,
des gens m’accueillent chez eux.’
Il fit alors venir, un par un,
ceux qui avaient des dettes envers son maître.
Il demanda au premier :
‘Combien dois-tu à mon maître ?’
Il répondit :
‘Cent barils d’huile.’
Le gérant lui dit :
‘Voici ton reçu ;
vite, assieds-toi et écris cinquante.’
Puis il demanda à un autre :
‘Et toi, combien dois-tu ?’
Il répondit :
‘Cent sacs de blé.’
Le gérant lui dit :
‘Voici ton reçu, écris 80’.

Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête
car il avait agi avec habileté ;
en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux
que les fils de la lumière.
Eh bien moi, je vous le dis :
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.

Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose
est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose
est malhonnête aussi dans une grande.
Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,
qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,
ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

 

Homélie « Rends compte de ta gestion »   par Père Allard  M.V.D.

 

Dans la mentalité capitaliste que nous connaissons, nous croyons que la vie, l’argent, les talents que nous avons nous appartiennent et que nous pouvons en faire ce que nous voulons.

L’évangile d’aujourd’hui nous dit autre chose : nous ne sommes pas vraiment les propriétaires, mais seulement les «gérants» de ce que nous possédons. Je dois gérer les biens, les qualités, les talents, les richesses spirituelles, intellectuelles et morales qui m’ont été donnés. Je n’ai pas le droit de « gaspiller » les dons que Dieu m’a confiés. Je devrai en rendre compte.

L’une des meilleures façons de préparer cette évaluation, cette reddition de comptes, c’est de nous faire des amis qui viendront nous appuyer lors de cette rencontre importante. Voilà la raison de la formule au coeur de la parabole, «Faites-vous des amis avec l’argent trompeur ». Jésus nous livre ici la leçon essentielle: le bon emploi des richesses, c’est de développer l’amitié, de mettre de l’amour dans les relations. Voilà une conception vraiment révolutionnaire sur l’argent et les talents : en faire un instrument de partage et créer ainsi des amitiés solides!

Cette parabole contient un message pour chacun et chacune de nous, une invitation à faire « une utilisation chrétienne » de la richesse, du temps, des talents et de la vie.

«Quand j’étais dans la misère, vous m’avez aidé»… «Vous êtes venus me visiter à l’hôpital…», «Vous m’avez encouragé et vous m’avez appuyé alors que j’étais en dépression.»… «Vous avez retardé mes paiements de logis quand j’ai perdu mon emploi»… «Vous m’avez apporté des repas déjà préparés lorsque j’étais incapable de cuisiner seul.»… «Vous avez renoncé à votre journée de ski pour venir faire les achats avec moi»… «Seigneur, cette personne est mon amie. Elle a partagé avec moi son temps, ses talents, son argent quand j’étais dans le besoin.»

L’évangile nous dit que les pharisiens étaient « des amis de l’argent ». Les vrais disciples de Jésus sont les « amis de ceux qui sont dans le besoin ». « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits d’entre mes frères et soeurs… c’est à moi que vous l’avez fait. »

L’argent est nécessaire, mais il est «trompeur», dit Jésus. Cet adjectif «trompeur», revient cinq fois dans notre page d’évangile. Jésus joue sur les mots: il a parlé du «gérant trompeur», il parle maintenant de «l’argent trompeur». C’est un piège qui souvent procure une fausse sécurité. Il ne faut pas s’y fier. On en vient à croire qu’avec un gros compte en banque, rien ne peut nous arriver !

Et le Christ ajoute : « Si vous, les fils et filles de la lumière pouviez mettre autant d’énergie à bien vivre votre christianisme que les fils et les filles de ce monde en mettent pour s’enrichir, tout irait mieux dans notre monde… Il y aurait plus de paix, de pardon, de partage, de joie, d’amitié… Il y aurait moins de personnes seules, de gens qui sont dans la misère, de personnes découragées de la vie… »

Le Christ nous lance une invitation discrète aujourd’hui : soyez diligents et mettez autant d’énergie dans la pratique du partage que d’autres en mettent dans la poursuite de l’argent et du pouvoir.

Cette parabole contient un message pour chacun et chacune de nous, une invitation à faire « une utilisation chrétienne » de la richesse, du temps, des talents et de la vie.


Je suis sûr de mon Père    Psaume 11

J’ai mis ma sécurité dans mon Père !
Ne venez pas me dire de me cacher.

Je sais bien que le mal me guette
comme il guette tout le monde,
et surtout les plus fidèles à la vérité.

Tout ce que mon entourage a de bon
semble s’émietter de plus en plus.
Comment rester fidèle à travers tout ça ?

Je suis sûr que le Père n’est jamais loin de nous;
il ne perd de vue aucun de ses enfants;
d’un coup d’œil, il voit les valeurs de chacun;

il voit aussi ses blessures et ses misères
qu’il veut détruire à n’importe quel prix,
même au prix des souffrances de son Fils.

En tous les cœurs qui l’accueillent,
il fait souffler le vent de son Esprit
et les purifie avec le feu allumé par Jésus.

Avec le Père, le mal n’a pas d’avenir.
Car il prend soin de toute parcelle de bien
distribuée par lui sur la terre;

il l’enveloppe d’amour avec le cœur qui la porte,
voulant ainsi révéler son vrai Visage
aux personnes qui le cherchent.


Souviens-toi de tes enfants…

Vierge Marie, notre mère,
souviens-toi de tes enfants
qui trouvent la vie pesante
et risquent de se décourager:
sois près d’eux, Marie,
ranime leur courage,
garde-les dans l’espérance.

Souviens-toi de tes enfants
pris dans l’esclavage du péché
et qui n’ont pas la force d’en sortir:
sois près d’eux, Marie,
assure-les de la miséricorde du Seigneur.

Souviens-toi de tes enfants
qui se sont éloignés de la Maison
et ne s’occupent plus de Jésus et de son Église:
sois près d’eux, Marie,
qu’ils sachent que tu es encore leur mère
et que la porte leur est toujours ouverte.

Souviens-toi de tes enfants
qui ont à cœur de suivre Jésus
et veulent tenir compte de sa parole:
sois près d’eux, Marie,
pour soutenir leur générosité,
et leur rappeler la joie promise
aux disciples fidèles.

Souviens-toi de nous, tes enfants,
heureux de te proclamer bienheureuse
parce que tu es sainte et belle,
parce que tu es vivante auprès de ton Fils.
Sois près de nous,
qui sommes encore en chemin;
sois près de nous,
comme un signe d’espérance et de consolation.

Souviens-toi de nous, Marie,
ne nous oublie pas! AMEN.

Hervé Aubin, omi, 


Fausse ou vraie sécurité                    Psaume 49

Écoutez bien ceci tous les peuples,
faites attention, habitants du monde,

petites gens ou grands personnages,
les riches autant que les pauvres.

Je veux vous dire des mots de sagesse,
ce qui mijote au plus profond de mon cœur.

J’essaie de bien saisir la pensée de Dieu
et de l’expliquer avec saveur.

À certains jours, je me sens envahi,
en moi et autour de moi,
par l’obsession de faire fortune

en y mettant gloire et sécurité,
sans préoccupation du bien ou du mal.

C’est une vision fausse de la vraie vie :
l’argent ne peut sauver mon frère devant Dieu.

Payer pour prolonger la vie ? Ça n’a pas de prix !
C’est la mort qui décide de la fin.

Est-ce possible de vivre toujours sur la terre ?
de ne jamais passer par la tombe ?

La réalité est là : le sage meurt
tout comme le fou ou l’imbécile.

Tous, ils doivent laisser à d’autres leur fortune.
Leur tombe est leur maison définitive sur terre;

leurs descendants les y visitent
tout en rappelant leur nom à cause de l’héritage.

Rendus là, ils ne peuvent rien pour eux-mêmes,
pas plus que l’animal qu’on abat.

Ant. Que sert à l’homme de gagner l’univers
s’il vient à perdre son âme ?

C’est là tout ce que peuvent espérer
les gens qui veulent s’organiser tout seuls,
les gens qui s’appuient sur leur seule sagesse.

Ils ont l’air de moutons prisonniers de leur parc :
leur berger, c’est la mort qui les mène paître.

Ils ressemblent à des personnages de rêve
qui s’en vont au néant quand arrive le matin.

Mais qui met sa sécurité dans le Père
peut compter sur le Sauveur
qui changera sa mort en Vie nouvelle.

Ne sois donc pas troublé
en voyant quelqu’un s’enrichir
et agrandir toujours plus sa puissance :

tu sais que rien de cela n’est utile après la mort,
ses richesses ne le suivront pas dans la tombe.

Il a pu se féliciter quand il vivait sur terre :
 » Je me fais la vie belle  » !

Mais il ira rejoindre ses pères
sans jamais plus jouir de tous ces biens.

Rendus là, ils ne peuvent rien pour eux-mêmes,
pas plus que l’animal qu’on abat.


Vis le jour d’aujourd’hui

Vis le jour d’aujourd’hui,
Dieu te le donne, il est à toi.
Vis le en Lui.

Le jour de demain est à Dieu
Il ne t’appartient pas.
Ne porte pas sur demain
le souci d’aujourd’hui.
Demain est à Dieu,
remets le lui.

Le moment présent est une frêle passerelle.
Si tu le charges des regrets d’hier,
de l’inquiétude de demain,
la passerelle cède
et tu perds pied.

Le passé ? Dieu le pardonne.
L’avenir ? Dieu le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui
en communion avec Lui.

Et s’il y a lieu de t’inquiéter pour un être aimé,
regarde-le dans la lumière du Christ ressuscité.

Soeur Odette Prévost petite soeur de Charles de Foucault assassinée en Algérie le 10 novembre 1995


Père, sors-moi de ma prison   Psaume 142

De toutes mes forces, je crie vers mon Père;
à pleine voix, je le supplie;

je laisse filer ma plainte devant lui,
je lui exprime mon horrible détresse.

Sur ma route, je suis à bout de souffle,
toi seul, Père, sais où je m’en vais;
le chemin où je marche est couvert de pièges.

Regarde bien tout autour de moi:
plus personne qui me reconnaisse !

Personne ne veut me prendre chez lui,
personne ne s’intéresse à ce que je vis !

Alors, j’ai crié vers toi, Père,
je t’ai dit:  » C’est toi seul, mon abri,
dans l’univers, seulement toi prends ma part. »

Écoute bien mes cris: ils deviennent si faibles !
Libère-moi des épreuves qui ne me lâchent pas;
elles sont en train de m’avoir.

Sors mon esprit de sa captivité
pour qu’il puisse célébrer ton amour.

Mon entourage recommencera à m’aimer
quand tu m’auras traité avec miséricorde.


 

Notre Père et Père de tous…
Michèle Clavier

Notre Père
et Père de tous mes frères et sœurs,
Ton Nom chante la vie, l’amour et la tendresse.
Que par toute la terre il soit glorifié,
Qu’avec les saints du ciel
nous sachions te louer.

Notre Père, notre Dieu de justice et de paix,
Tu nous offres ton règne:
Chacun est accepté
parce que chacun dit ton visage.
Que s’ouvrent nos mains
et qu’elles tissent la paix!

Notre Père, Sagesse éternelle,
qui sait ce qui est bon pour nous,
Dis-nous ta volonté:
Qu’elle fleurisse aujourd’hui
plus forte que nos demandes,
Plus belle que nos vœux, et le monde chantera!

Notre Père, par Jésus qui nourrit et abreuve,
Soutiens-nous chaque jour
à la mesure de nos peines.
Éclaire par ta grâce le devant de nos pas,
Et comble notre attente:
nous avons faim de toi!

Notre Père, bras ouverts,
tu accueilles tes enfants.
Ils se tournent vers toi, ils osent t’implorer:
Dieu de miséricorde,
apprends-nous maintenant
Comment mieux pardonner
et faire cadeau d’humanité!
Notre Père, vie et bonheur,

tu nous a créés libres,
Tu nous as voulus grands:
Tu nous donnes de choisir un chemin
qui conduit à la joie.
Garde-nous des écarts,
nous sommes perdus sans toi!

Notre Père, Dieu vivant,
Par l’Esprit de Jésus tu construis parmi nous ton Royaume d’amour,
Germe d’éternité qui transforme nos jours.
Ensemble, nous rendons grâce pour ta fidélité. Amen!

 


Notre Père du croyant…

Notre Père, que ton nom retentisse si fort sur notre terre
que nous reconnaissions ta présence parmi nous.

Que ton règne d’amour et de joie
vienne réchauffer ton Église
pour déloger l’angoisse,
la souffrance, le péché du monde.

Que ta volonté
qui s’est manifestée dans le Christ,
se fasse aussi à travers nos efforts
de justice, de partage et de paix.

Donne-nous aujourd’hui notre pain,
notre part d’affection,
notre part de force pour vivre
et en répandre la Bonne Nouvelle.

Pardonne-nous nos manquements
comme nous essayons aussi
de pardonner les manquements
de ceux qui nous blessent,
nous ignorent ou ne savent pas nous aimer.

Ne nous soumets pas à la tentation du refus,
de la passivité, de la facilité, de l’évasion.

Mais délivre-nous du mal
qui est à l’œuvre dans le monde
et en nous-mêmes.

         Extrait de: Paroles pour prier,


 

Prière pour le temps des vacances

Merci, Seigneur de me donner la joie d’être en vacances.
Donne au moins quelques miettes de cette joie
A ceux qui ne peuvent en prendre
Parce qu’ils sont malades, handicapés,
Ou trop pauvres ou trop occupés…

Donne-moi la grâce de porter,
partout où je passe,
Le souffle léger de ta paix
Comme la brise du soir qui vient de la mer
Et qui nous repose de la chaleur des jours.

Donne-moi la grâce d’apporter, partout où je passe,
Un brin d’amitié, comme un brin de muguet,
Un sourire au passant inconnu,
Un regard à celui qui est tout seul et qui attend…

Donne-moi la grâce de savoir redécouvrir
Ceux qui vivent à mes côtés et que je ne sais plus voir
Parce qu’ils font « partie des meubles » !
Que je sache les regarder avec émerveillement
Parce que toi tu les aimes et qu’ils sont tes enfants.

Donne-moi la grâce d’être serviable et chaleureux
Pour mes voisins de quartier ou de camping,
Et que mon « bonjour » ne soit pas une parole distraite,
Mais le souhait véritable d’une bonne journée
Si possible remplie de toi, mon ami, mon Seigneur,
Qui es toujours auprès de moi-même lorsque je l’oublie
Parce que toi tu ne peux pas cesser un moment
De m’aimer au cœur même de la liberté,
Au cœur de ce temps de vacances qui devrait être rempli de toi.
Extrait de la revue « Le lien » paroisses de Buc, Jouy


 

           « Père, Toi qui es la Source de l’Amour,

            je Te rends grâces, car en Jésus-Christ

            Tu me révèles le chemin de la vie.

Quand je vois Jésus marcher sur les routes de Galilée, dans Sa manière d’être avec les gens qu’il rencontre, Sa manière d’écouter, de regarder, de toucher, d’être ici et maintenant dans la relation aux autres, je découvre un chemin d’humanité.

Quand j’écoute Ses paroles, tissées par le quotidien, par les hommes, la terre et le ciel, je découvre un homme qui accueille l’autre jusqu’à se laisser transformer par lui, un homme docile à l’Esprit.

Oui, Jésus-Christ, mon frère, mon ami, Tu me révèles que Dieu vient me rejoindre au cœur de mon humanité.

Dans ma manière d’écouter, de regarder, de toucher, d’être en relation aux autres et au monde.

Dans le retentissement affectif en moi des rencontres, gestes et paroles, Tu me donnes de discerner l’Esprit qui ouvre à la vie. Car tout ce que je suis, imagination, intelligence et affectivité, corps et esprit, est chemin de rencontre avec Toi. Ainsi soit-il. »    

                                                                                                      Père Frédéric Fornos Jésuite   

                                                       


     J’aime le repos, dit Dieu…
                                                                                                     André Beauchamp

Vous vous faites mourir à travailler.
Vous faites du sur-temps
pour prendre des vacances,
vous vous agitez,
vous ruinez vos santés.
Vous vous surmenez à travailler trente-cinq heures par semaine,
quand vos pères
tenaient mieux le coup
à soixante heures.

Vous vous dépensez tant pour un surplus d’argent et de confort.
Vous vous tuez pour des babioles.
Dites-moi donc ce qui vous prend !

Moi, j’aime le repos, dit Dieu.
Je n’aime pas le paresseux.
Je le trouve simplement égoïste car il vit aux dépens des autres.
Moi, j’aime le repos
Quand il vient après un grand effort
Et une tension forte de tout l’être.
J’aime les soirs tranquilles après les journées dures.
J’aime les dimanches épanouis après les six jours fébriles.
J’aime les vacances après les saisons d’ouvrage.
J’aime la retraite quand la carrière est terminée.
J’aime le sommeil de l’enfant épuisé par ses courses folles.
J’aime le repos, dit Dieu.
C’est ça qui refait les hommes.
Le travail, c’est leur devoir, leur défi.
Leur effort pour donner du pain et vaincre les obstacles.
Je bénis le travail.

Mais à vous voir si nerveux, si tendus,
je ne comprends pas toujours quelle mouche vous a piqués.
Vous oubliez de rire, d’aimer, de chanter.
Vous ne vous entendez plus à force de crier.
Arrêtez donc un peu. Prenez le temps de perdre votre temps.
Prenez le temps de prier.
Changez de rythme, changez de cœur.

J’aime le repos, dit Dieu.
Et au seuil du bel été, je vous le dis à l’oreille:
« Quand vous vous détendez
dans la paix du monde,
Je suis là près de vous
et je me repose avec vous ».

 


Prière de Sœur Emmanuelle pour tous les malades

« Ô Marie, reste au chevet de tous les malades du monde : ceux qui, à cette heure, ont perdu connaissance et vont mourir, ceux qui viennent de commencer leur agonie, ceux qui ont abandonné tout espoir de guérison, ceux qui crient et pleurent de douleur, ceux qui ne parviennent pas à se soigner faute d’argent.

Ô Marie, sois présente à ceux qui voudraient tant marcher et qui doivent rester immobiles : ceux qui devraient se coucher et que la misère force à travailler, ceux qui cherchent en vain, dans leur lit, une position moins douloureuse, ceux qui passent de longues nuits à ne pouvoir dormir.

Ô Marie, réconforte ceux que torturent les soucis d’une famille en détresse, ceux qui doivent renoncer à leurs plus chers projets, ceux qui ne croient pas à une vie meilleure, ceux qui se révoltent et maudissent Dieu, tous ceux qui ne savent pas que le Christ a souffert comme eux… et pour eux.

Ô Marie, aide-nous à rester, nous aussi, avec Toi, proches de tous, et dévoués à tous. Amen. »


                                      PRIÈRE  AU  PÈRE

Seigneur, Tu es toujours là…
Seigneur, quand j’ai frappé à ta porte
pour te dire ma douleur,
tu m’as ouvert et tu m’as écouté ;
tu étais là pour panser ma blessure.

Seigneur, quand, les yeux pleins de joie,
et le cœur en fête,
j’ai à nouveau frappé à ta porte,
pour te raconter mon bonheur,
tu étais encore là, tout fin prêt
à m’écouter et à partager ma joie.

Seigneur, quand, l’âme en peine
et le cœur chaviré,
je me suis présenté à toi
pour te dire mon péché,
tu m’as accueilli à bras et à cœur ouverts.
Tu as écouté ma misère et tu m’as pardonné.

Seigneur, tu es toujours là quand il le faut.
Toujours là quand on a besoin de toi.
Toujours là quand on est mal pris.
Toujours là quand ça va bien aussi.

Il suffit de frapper à la porte de ton cœur,
et tu réponds, toujours,
comme un père répond à son enfant,
comme un époux accueille son épouse,
comme un ami reçoit son ami.

Seigneur, tu es disponible toujours.
Il suffit de frapper à ta porte.
Tu es là, sur le seuil, pour nous accueillir.

Seigneur, fais que je ne craigne jamais
de te déranger.  Amen.
Auteur inconnu


Béni sois-tu, Seigneur, pour tes merveilles…

Béni sois-tu, Seigneur,
pour le matin triomphant
qu’annonce le concert innombrable des oiseaux,
pour la pluie qui claironne,
la joie d’un jour nouveau,
pour l’odeur du foin fraîchement coupé
et le bourdon
qui fait écho à la cloche de l’église.

Béni sois-tu, Seigneur,
pour le murmure de la source,
pour les montagnes roses et bleues,
et pour l’alouette
dont le vol se perd dans le firmament,
pour la chaude caresse du soleil,
pour les genêts éclatants,
et pour la lavande mauve,
pour la fourmi laborieuse
et pour l’abeille bourdonnante et affairée…
pour l’olivier qui scintille dans la gloire de midi…

Béni sois-tu, Seigneur,
pour la lumière tamisée du soir
qui pose comme un voile diaphane sur la montagne,
pour la brise fraîche et parfumée de la nuit,
pour le rossignol émerveillé.

Béni sois-tu, Seigneur,
pour tous les sourires du monde
que tu nous as façonnés avec art et tendresse
et que nous ne savons plus bien souvent contempler.
Pour l’allégresse du matin,
la splendeur de midi
et la douceur du soir.

Béni sois-tu, Seigneur.

                                                                                                                          Auteur inconnu


À   FORCE   DE    COLOMBE

 

La source qui jaillit témoigne de la mer,
La feuille dans le ciel témoigne des racines,
La graine au cœur du fruit témoigne de la fleur,
La sève de l’aubier témoigne du soleil.

Il y a plus en vous qu’en toutes les forêts :
Vous avez leur silence et leur monde secret.
Ne cherchez pas ailleurs ce que le cœur enferme :
Découvrez vos jardins, vos marais et vos îles.
Mais cherchez-les très loin, comme font les racines,
Très loin dans les régions nocturnes de vous-mêmes.

Que pour chaque douleur se lève une tendresse !
Qu’il y ait plus d’amour qu’il n’y a de misère,
Qu’il y ait plus de paix qu’il n’y a de colère ?
Et bien plus de bonté qu’il n’y a de détresse.

Didier Rimaud, À force de colombe

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :
D’abord…

 

 

            Pour terminer…


Prière d’après Saint Jean-Paul II pour les prêtres.

Seigneur Jésus Christ,

Bon pasteur de nos âmes, qui connais tes brebis

Et sais comment rejoindre le cœur de l’homme,

Ouvre l’esprit et le cœur des jeunes qui cherchent

Et attendent une parole de décision et de paix pour leur vie.

Fais-leur comprendre que c’est dans le mystère de ton Incarnation

Qu’ils trouveront la pleine lumière.

Réveille le courage de ceux qui savent où chercher la vérité

Mais craignent que ta demande ne soit trop exigeante.

Mets en mouvement l’âme de ces jeunes qui voudraient te suivre

Mais ne savent pas ensuite surmonter les incertitudes et les peurs

Et finissent par suivre d’autres voies

Et d’autres sentiers sans débouché.

Toi qui es la Parole du Père,

Parole qui crée et sauve,

Parole qui illumine et soutient les cœurs,

Triomphe par ton Esprit des résistances

Et des atermoiements des âmes indécises ;

Suscite chez ceux que tu appelles

Le courage de la réponse d’amour : « Me voici, envoie-moi ! »

Vierge Marie, jeune fille d’Israël,soutiens de ton amour maternel

Ces jeunes à qui le Père fait entendre sa Parole.

Soutiens ceux qui sont déjà consacrés.

Qu’ils répètent avec toi le oui d’un don de soi-même

Joyeux et irrévocable.

Amen.


             L’émerveillement
Auteur anonyme (orthodoxe)

Et si l’émerveillement était prière ?
Un papillon dans le vent : merveille.
Un coucher de soleil sur les lointaines collines : merveille.
Une nuit étoilée : merveille.
La mer s’effondrant sur la plage : merveille.
Le sourire du nouveau-né : merveille.
Ta présence remplit toute la création
Si mes yeux peuvent voir.

Chaque moment m’interpelle : regarde au-delà.
Au-delà du visible, à l’invisible,
Des connaissances, à l’inconnu,
Des créatures, à l’Incréé,
Du temps qui passe, à l’Éternel,
Du fini, à l’Infini.

Là, dans le vide du dépouillement complet,
Nu je me présente devant toi,
Toi qui m’as façonné à ton image,
De ta bonté et ton amour.
Je n’ai rien, je ne suis rien,
Qui n’est pas de toi :
Alors que puis-je t’offrir,
Quelle offrande est digne de toi ?

Oserai-je t’offrir mon émerveillement :
Que tu es, que tu es ce que tu es,
Que tu me vois, que tu m’aimes,
Que tu m’appelles à toi.
Ceci est ma prière, ô mon Seigneur,
Mon Dieu, mon Créateur, mon Tout.

Toi qui tiras toutes choses du néant et par ton Verbe les créas,
par ton Esprit tu les mènes à leur perfection :
Maître tout-puissant, rends-moi ferme en ton amour.


Une prière pour notre temps
Cecil Rajendra (Malaisie)

Là où des familles sont divisées par des crises internes
et où les enfants sont contraints à descendre dans ta rue pour lutter afin de survivre.
Là où plus de ressources sont dépensées en armes et en actes de destruction
et où moins d’attention est accordée à ta maladie et à ta faim.

Viens Esprit Saint,
Soigne nos blessures
Renouvelle toute la création !

Là où l’achat de biens matériels est devenu une obsession
et où la valeur de l’être humain se mesure sur ce qu’il possède,
Là où l’air, les arbres et tes océans sont assaillis par ta pollution
et où l’avidité aveugle et mercenaire menace notre environnement.

Viens Esprit Saint
Soigne nos blessures
Renouvelle toute la création !

Là où des pays sont divisés par les conflits et le racisme et où le sang d’innocents est répandu par des actes absurdes de terrorisme,
Là où des guerres de destruction réciproque opposent des nations entières
et où l’holocauste nucléaire apparaît sinistrement à notre horizon.

Viens Esprit Saint
Soigne nos blessures
Renouvelle toute la création !


Psaume 75

À toi, Dieu, nous rendons grâce en proclamant tes merveilles.

Père, nous tenons à te rendre grâce;
nous qui sommes attachés à toi,
nous avons besoin de parler de tes merveilles.

Tu nous as dit de te faire confiance
pour fixer le moment de tes interventions:

« Laissez-moi fixer la date d’un jugement
qui rétablira la justice sur la terre;

le monde est bouleversé et tous ses habitants,
laissez-moi remettre tout en ordre.

Je ferai baisser le ton aux gens qui parlent haut
et détromper les gens qui se croient forts.»

À notre tour, maintenant, de leur dire:
 » Cessez de vouloir nous écraser
et de croire que vous dominez sur Dieu.

Voici qu’il vous arrive de nulle part,
ni de l’orient, ni du couchant,
ni du désert, ni des montagnes;

mais il est là pour rendre son jugement
et mettre chaque personne à sa place,
soit en l’abaissant, soit en l’élevant. »

Le Père est là avec sa réserve d’amour;
il l’offre à tout le monde sans distinction:

les uns s’en remplissent le cœur,
d’autres ont peur de s’en nourrir.

Nous n’en finirions pas de commenter
les merveilles de sa présence,
de chanter ce Père de l’humanité,

lui qui purifie les cœurs longtemps rebelles
et remplit de joie les cœurs qui l’accueillent.

   


L’homme au cœur de la création

Psaume 8
Ô Seigneur, notre Père, tu es merveilleux ; cette terre que tu crées fait éclater ta gloire.

Ô Seigneur, notre Père, tu es merveilleux ;
cette terre que tu crées fait éclater ta gloire.

Même si tu es plus majestueux que ta création,
c’est sur la voix des petits enfants que tu comptes
pour confondre les gens qui refusent de t’aimer ;

c’est sur eux que tu t’appuies pour réduire au silence
les gens qui s’acharnent à nier que tu existes.

Quand je regarde ton ciel
avec le soleil, la lune et les étoiles dont tu l’as décoré,

je me demande comment tu peux t’intéresser encore
à un pauvre petit homme :
qu’y a-t-il en lui qui puisse t’intéresser ?
Et pourtant, tu en prends soin autant que des anges,
tu l’enveloppes de ta gloire et de ton honneur,

tu le fabriques à ton image,
tu lui confies le soin de ta création,

tu lui donnes pouvoir sur tous les animaux
domestiques ou sauvages,
ceux des airs et ceux des mers.

Tu mets tout à ses pieds.
Ô Seigneur, notre Père, tu es merveilleux ;
tout ce que tu fais éclate de puissance et d’amour.


   La prière des « cinq doigts »
                                                                                                Pape François 

Il y a vingt ans, Jorge Mario Bergoglio, évêque de Buenos Aires et actuel Pape François, a écrit une prière qui est devenue très populaire en Argentine. C’est une prière simple qui reflète, en fait, le caractère et le style du Saint–Père. Une prière « à portée de la main », une prière sur les doigts de la main, une prière universelle complète et riche, une prière pour les enfants comme pour les grands .

1- Le pouce est le doigt le plus proche de vous.
Donc, commencez par prier pour ceux qui vous sont les plus proches. Ils sont les personnes les plus susceptibles de revenir à vos mémoires. Prier pour les gens qui nous sont chers est un « doux devoir ».

2- Ensuite l’index qui montre la direction à suivre
Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et des soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres, les catéchistes. Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres. Ne les oubliez pas dans vos prières.

3- Le doigt qui suit est le majeur, le plus long.
Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le Président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique. Ils ont besoin de l’aide de Dieu.

4- Le quatrième doigt est l’annulaire.
Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie. Ils ont besoin de vos prières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Nous sommes aussi invités à prier pour les mariages.

5- Et enfin, il y a notre petit doigt,
Le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible, « les derniers seront les premiers ». Le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même. Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pourrez le faire pour vous en toute confiance.


Et si je devenais un tournesol ?

Le tournesol me fascine ! Sa grosse fleur semble solide, bien droite, robuste et bien alignée avec ses semblables quand il pousse dans un champ, en pleine terre. Sa couleur jaune est pleine de joie.

Si le tournesol est solide, joli à regarder, il n’est pas pour autant rigide ou snob, au contraire… Il bouge, il tourne, comme son nom l’indique, vers le soleil auquel, d’ailleurs, il ressemble !

J’aime y voir une invitation à la prière, à me tourner tout au long du jour vers la lumière de Dieu. Cette fleur de l’été, présente un peu partout sur les bords de nos routes de vacances et nos chemins de randonnée, pourrait être un signal discret mais bien réel pour ne pas oublier, pendant les vacances, de penser à Dieu et de renouer avec une prière que l’on délaisse peut-être un peu durant l’année, ou que l’on dit mécaniquement .

                                           Sébastien ANTONI, assomptioniste


Toi qui es notre Bonheur…

Jules Beaulac
Seigneur, tu as mis en notre cœur un immense désir de bonheur :
tu veux que nous soyons heureux !
Regarde tout ce que nous faisons pour être heureux
et pour rendre les autres heureux.
Pourtant, bien souvent, trop souvent,
nous restons sur notre appétit de bonheur.

Enseigne-nous les vrais chemins de bonheur qui sont chemins d’Évangile :
fais de nous des artisans de paix, de douceur, de tendresse,
des affamés de toi, des défenseurs des droits des personnes, surtout des plus petits ;
transforme notre regard sur les choses, sur les gens, et sur toi.

Donne-nous un cœur de pauvre
c’est-à-dire un cœur qui attend tout de toi
au cœur de nos combats et de nos détresses.

Donne-nous de ne jamais nous séparer de toi,
toi qui es la source de notre joie,
toi qui es la fontaine de notre allégresse,
toi qui es notre Bonheur.
Amen.      Jules Beaulac


    Que je me voie dans la vérité
                                                        Psaume 7

Père, c’est sur toi que je compte
pour arriver à la vérité sur moi-même.

Des sentiments de culpabilité me harcèlent ;
ils me déchirent comme des griffes de lions
et je n’arrive pas à m’en débarrasser.

J’ai l’impression d’avoir commis les pires crimes,
d’avoir rendu le mal pour le mal,
d’avoir détruit les gens qui me traitaient injustement.

Si c’est vrai, Père,
que ma culpabilité me poursuive et me rattrape,

qu’elle m’écrase et brise ma paix
jusqu’à ce que je reconnaisse la vérité de mon mal

et que je m’en remette à ta miséricorde
avec un cœur de pauvre.

Mais si je n’ai pas fait le mal que je crains,
déracine la peur qui me vient d’une image faussée
de Toi et de moi.

Tu es un Père juste qui ne se plaît pas à condamner
mais qui savoure les dons que tu mets en moi.

Donne-moi de me voir comme tu me vois,
avec mes valeurs et mes limites,

de m’aimer comme tu m’aimes,
sans dureté et sans mollesse.

Même si tu es toujours là, Père, pour me protéger,
mes culpabilités reviendront encore me faire mal.

Elles me darderont au cœur comme des épées ;
elles chercheront à m’assécher comme un feu ;
elles voudront m’angoisser comme la mort.

Je t’en supplie : retourne ces peurs en grâces ;
fais qu’elles m’amènent à plus de confiance en Toi,

qu’elles effacent en moi la sévérité de ton visage,
qu’elles me révèlent chaque jour
combien je suis précieux à tes yeux.

Père, donne-moi de m’émerveiller devant toi
et mon cœur voudra chanter ta présence.


           Le Seigneur est avec nous
Psaume 46

Notre espérance et notre force, c’est Dieu :
il est avec nous face à tous les périls.

Nous n’avons aucune raison de craindre,
quoiqu’il puisse nous arriver :

le monde peut trembler,
les montagnes s’enfoncer dans les mers,

les eaux mugir et bouillonner
et leurs vagues gruger les montagnes !

R/ Nous savons que le Père est avec nous:
il est toujours là, avec notre Sauveur.

De l’eau, il a fait le signe de notre salut ;
elle change nos cœurs en demeure du Père ;

elle plonge notre vie dans la force du Sauveur,
nous rend capables d’affronter tous les matins.

Les forces du mal peuvent mugir,
elles peuvent nous attaquer en rangs serrés :

le Sauveur met en nous sa puissance
pour lutter contre elles et les anéantir.

R/ Nous savons que le Père est avec nous :
il est toujours là, avec notre Sauveur.

Arrêtez-vous pour voir cette présence de Dieu
au-delà des apparences :

partout, il change en défaites les succès du mal,
il rend inefficaces ses meilleures armes.

« C’est assez de détruire: Dieu c’est moi,
je suis la source de la Vie dans l’univers ! »

R/ Nous savons que le Père est avec nous :
il est toujours là, avec notre Sauveur.


Méditation de Jean Debruynne ( prêtre de la Mission de France)

Si tes enfants ne veulent pas aller à la messe de Noël, ne dis pas : « Ils n’ont plus la foi ! », dis seulement « Ils ne vont pas à la messe ». Car qui t’a chargé de déterminer la mesure et le degré de la foi des uns et des autres ?

N’oublie jamais l’Évangile, car c’est devant cette païenne de Cananéenne ou cet idolâtre de centurion romain que Jésus ne peut s’empêcher de s’exclamer de joie : « Jamais je n’ai vu une pareille foi en Israël ! »

Si ta fille vit avec un copain sans être mariée, ne dis pas: « Elle vit dans le péché ! », dis: « Ma fille vit avec un ami ». Car est-ce toi que Dieu a désigné pour organiser le jugement dernier?

Si tes petits-enfants ne sont pas baptisés ou ne vont pas au catéchisme, ne clame pas à qui veut l’entendre: « Ils ont rejeté l’Église et les sacrements… ». Que sais-tu des rendez-vous secrets que Dieu peut avoir avec tes petits-enfants ? Ces surprises bouleversantes dont nul ne connaît ni le jour ni l’heure ? Sais-tu qu’il n’y a jamais eu autant de baptême d’adultes qu’en ces temps-ci ?
Accepte que la foi de tes petits-enfants ne soit pas qu’en tes seules mains, et ne dépende pas que de toi.

Mais c’est parce que je sais que tu souffres de tout cela et que tu risques bien d’en avoir encore plus mal au cour des réunions de famille qui s’annoncent que je voudrais éclairer ton regard d’une étoile.

Devenir capable de regarder l’autre comme un enfant de Dieu et non plus comme un non-pratiquant, le voir avec la tendresse même de Dieu, écouter l’autre comme quelqu’un à aimer et non comme un présumé-coupable, c’est le signe le plus concret que Noël est bien arrivé et que c’est bien vrai que Dieu s’est fait homme.