Agenda

Paroisse > Nos églises > Voingt

VOINGT

 

ÉGLISE  ST  LAURENT

⇒ Cliquez sur les images pour les agrandir

 

Regards sur le village et son riche passé historique

Avec la quarantaine d’âmes peuplant cette petite bourgade de Haute Combraille, le bourg et ses  cinq villages (Le Mas, Chez-Laurent, La Chaumette, L’Envie, Châteaubrun), aux confins du Puy-de-Dôme et de la Corrèze, on ne peut pas dire que toutes les routes mènent à Voingt…

Situé à 765 m d’altitude moyenne, sur la chaîne méconnue des volcans de la Sioule, Voingt est un village encore bien vivant ; des animations s’y succèdent au fil des saisons : créamains, villages fleuris, rendez-vous pour la fête de la jeunesse, randonnées, spécialités fromagères…

LA CHAÎNE VOLCANIQUE DE LA SIOULE : De l’autre côté de la chaîne des Puys, s’étendent les restes d’une ancienne chaîne volcanique (…). Elle s’est édifiée à la même époque que la plupart des volcans de la Limagne, et elle offre comme particularité d’être située sur l’emplacement d’une dépression lacustre oligocène (…). Ses dimensions dépassent celles de la chaîne des Puys, puisqu’elle a plus de 35 kilomètres de long et comprend plus de 20 bouches éruptives alignées sur des fractures d’âge carbonifère (hercynien) que les mouvements du sol du Miocène firent ouvrir de nouveau.

Mais cette vieille chaîne volcanique est réduite aujourd’hui à des plateaux et à des pitons basaltiques, analogues à ceux de la Limagne, dominant les vallées de la Sioule [et de ses affluents] de 150 à 200 mètres, tandis que jadis leurs coulées s’étaient étendues dans les lits de ces rivières. Là aussi on peut donc mesurer le creusement des vallées, comme celui de l’Allier dans la Limagne, et s’il est moins considérable (à peine la moitié) que ce dernier, quoique de la même époque, cela est dû en grande partie à ce que les roches du soubassement étaient plus résistantes (roches cristallines dans le premier cas, marnes et calcaires dans le second).

Les éruptions volcaniques de la chaîne de la Sioule paraissent avoir été suivies de venues métallifères ayant donné naissance à des filons de plomb, d’antimoine, de fer arséniaté, etc. (Pontgibaud, Chapdes, etc.)

〈〈〈 Extrait de l’ouvrage « Les volcans d’Auvergne : leurs caractères, leur genèse, leur évolution » (Deuxième édition, revue et augmentée) par Philippe Glangeaud  (1866-1930), professeur de géologie à l’Université de Clermont Ferrand ; édité en 1910 par la Société Anonyme du Moniteur du Puy-de-Dôme et des Imprimeries Mont-Louis, Clermont-Ferrand (livre consultable sur Internet). 〉〉〉

Beauclair, un village gallo-romain : On ne se douterait pas, à première vue, de la présence, sur le territoire de la commune de Voingt (et aussi en partie sur Giat), du site archéologique de Beauclair, le plus important de l’ouest clermontois. Parfois, quand les agriculteurs du coin récoltent les pommes de terre, ils disent dénicher plus de tuiles que de patates !

Le bourg routier antique de Beauclair correspond probablement à l’ancienne station de « Fines » (mot latin qu’on peut traduire par « Limites »), sur la voie romaine Lyon-Saintes. On y a découvert des trésors qui sont exposés à la Maison Archéologique du bourg de Voingt ; certains sont aussi dans les musées de Clermont.

C’est ainsi qu’il y a 35 ans, un petit musée dans la cour des grands : la Maison archéologique des Combrailles, a ouvert ses portes. Au départ, le musée était abrité dans une ancienne classe de l’école communale. Désormais, c’est dans une ancienne grange réhabilitée, derrière l’église, que les visiteurs déambulent. Et il en vient de partout : d’Île-de-France, des villages alentour, et même de lointaines contrées comme l’Australie. Et pour cause : la Maison archéologique des Combrailles expose des pièces rares, au sujet desquelles Pierre Ganne, chargé de l’animation au musée, est intarissable ; comme ces silex, déterrés au pied du dolmen voisin de Saint-Étienne-des-Champs, ou ces pièces de monnaie romaines, retrouvées à Voingt, qui intriguent une visiteuse, essayant de deviner le personnage représenté. « Il a un nez aquilin… ». Pierre Ganne met un terme au suspense : « C’est l’empereur Vespasien ».

L’empereur Vespasien (image du XV° siècle)

Au gré des pièces exposées et des époques, le guide, enfant du pays passionné, jette des ponts entre l’archéologie et l’histoire, mais aussi l’architecture et la mythologie, et surtout le contexte local, qui est essentiel pour appréhender le site gallo-romain dans sa dimension historique.
Durant une visite, Pierre Ganne s’alarme. « Tout ce qui est en plastique sera à imaginer pour les archéologues du futur. C’est la fin de l’archéologie. Comment va-t-on faire, Madame ? ». « On est 7 milliards sur terre, les prochains vont bien trouver quelque chose », répond l’intéressée, amusée.

La Maison archéologique de Voingt est l’une des destinations majeures en Puy-de-Dôme, au même titre que Lezoux ou Gergovie, pour mieux connaître et comprendre l’histoire ancienne de la région.

Elle conserve et présente le riche patrimoine archéologique du territoire, grâce à une scénographie originale et spacieuse.
Une exposition permanente raconte l’histoire « Des voies et des hommes », depuis la grande voie romaine Lyon-Saintes, créée par Agrippa au début du I° siècle, jusqu’à l’autoroute A 89, en passant par la route royale voulue par l’intendant Trudaine au XVIII° siècle (numérotée RN 141 puis RD 941 sur la portion Clermont-Limoges-Saintes).

Des échanges très anciens sont attestés par un ensemble exceptionnel de poignards en silex du Grand Pressigny (près de Tours), remontant au Néolithique, découverts au dolmen de St Étienne des Champs.

Les vitrines rassemblent également de nombreux objets qui évoquent la vie quotidienne des habitants de cette agglomération gallo-romaine à travers l’architecture, l’artisanat local, le commerce, la religion et les pratiques funéraires.
Enfin, le Moyen Âge est une invitation à la visite de la motte castrale de Giat et de la collégiale Notre-Dame d’Herment.
Ce parcours de 5000 ans d’histoire est complété par plusieurs bornes ludiques en rapport avec l’exposition, qui permettent de vérifier les connaissances acquises durant la visite.

Tête du dieu gaulois Toutatis (ou Teutatès)

« Par Toutatis ! ». Gardez en tête la réplique d’Astérix, car la Maison archéologique des Combrailles abrite aussi des tessons de vases qui portent les seules inscriptions (de France) dédiées à ce dieu gaulois. Des pièces uniques, au milieu de collections rares. Mais il sera difficile d’admirer les cinq inscriptions que possède le musée, au même moment. Leur rareté fait que ces objets sont régulièrement prêtés à d’autres musées…

Dans la mythologie celtique, « Teutatès » est un dieu gaulois que l’on connaît par l’épopée « La Pharsale » de Lucain, un récit de la guerre civile qui opposa Jules César et Pompée ; il est mentionné avec deux autres dieux gaulois : Ésus et Taranis ; mais les inscriptions retrouvées à Beauclair le nomment « Totatus ».

Teutatès est une forme archaïque ou une variante de Toutatis, il provient du mot « Teutā » qui a évolué en « Toutā » et « Tōtā ». Le sens de ce mot est « Père de la tribu, de la nation », c’est le dieu protecteur d’une communauté et de son territoire, avec une connotation guerrière. C’est la même notion que l’on retrouve dans la mythologie celtique irlandaise de « tuath » (la tribu), avec les « Tuatha Dé Danann ». Teutatès peut être rapproché de « Dagda » (dieu-druide celtique irlandais) et comparé au dieu Mars des Romains. Cette dernière assimilation fut pratiquée sous le Haut-Empire romain, notamment dans l’île de Bretagne (aujourd’hui Grande-Bretagne) où l’on connaît des inscriptions dédiées à « Mars Toutatis ».

En 2007, l’archéologue Bernard Clémençon a découvert dans les caves du musée Bargoin de Clermont-Ferrand cinq fragments de céramique d’époque gallo-romaine, où figure l’inscription « TOTATUS » ; ces fragments déposés au musée dans les années 1950 proviennent de fouilles effectuées à Voingt, sur le site de Beauclair.

Ces tessons déposés dans une caisse n’avaient jamais été examinés complètement auparavant. Un vase découvert lui aussi à Beauclair, en 1882, par l’historien et archéologue Ambroise Tardieu fut dessiné par ce dernier, et sur le dessin on lisait aussi le nom de la divinité. Ce vase, déposé au musée, a disparu depuis.

Le celtologue Joseph Vendryes a émis l’hypothèse que « Toutatis » pourrait être un simple adjectif, utilisé pour éviter de prononcer le nom du dieu, conformément au respect d’un tabou ; on retrouve la même approche dans la religion juive, où Dieu est désigné respectueusement par des périphrases telles que « L’Éternel » ou « Le Tout-Puissant », pour ne pas prononcer son nom. De plus, chez les Gaulois, le dieu n’était pas obligatoirement le même d’une tribu à l’autre, mais pouvait être désigné par le même adjectif. Compte tenu de la faiblesse des sources, il n’est guère possible d’en dire plus…

La fin de Beauclair

Une légende locale, rassemblant des éléments historiques disparates et d’autres purement imaginaires, présente une explication surprenante de la fin du village de Beauclair :

« Faut pas croire ! Notre montagne, elle a peut-être l’air de rien, comme ça, quand on la regarde sans faire attention. Pourtant c’est un volcan ! Et plus terrible encore que le puy de Dôme lui-même. Parce que notre montagne, autrefois, quand elle était dans sa fureur, elle a détruit une ville entière !
C’était il y a bien longtemps, à l’époque de Jules César.
Après avoir vaincu les Gaulois emmenés par le vaillant Vercingétorix, les soldats romains ont fait le chemin de César, l’ancienne grand-route de Clermont, celle qui passait par chez nous, et au pied du puy de Dôme. Et sur cette route, sur le bord de notre montagne, vers Las Faissas, ils ont construit la ville de Beauclair.
C’était une ville formidable ! Bien plus grande que notre village. Dans la ville, il y avait un amphithéâtre, où se faisaient de grandes fêtes et des combats terrifiants, comme à Rome. Sous la ville, se cachaient des lieux secrets et de longs souterrains. Au-dessus de la ville, près du sommet de la montagne, il y avait un temple magnifique et immense, bien plus grand que notre église. Et là, les Romains adoraient de mauvais dieux, des dieux païens, et même un veau d’or !
Alors la colère de Dieu s’abattit sur eux ! La terre s’ouvrit près du temple, des torrents de flammes le ruinèrent, culbutèrent le veau d’or, et dévastèrent la ville romaine de Beauclair.
Pas un seul des habitants n’en réchappa !
Tout ça s’est passé il y a bien longtemps. De nos jours, ce n’est plus un temple païen qui domine le sommet de la montagne, mais la « Croix-la-Garde », qui fut placée là autrefois pour calmer le volcan. La ville de Beauclair n’a jamais été reconstruite. Du temps du grand-père de mon grand-père, il restait encore, paraît-il, un morceau de mur du temple. Mais aujourd’hui, quand on se promène par là-haut, on ne voit plus rien du tout. Pourtant, des fois, quand on laboure, le sol s’effondre sous le pas des bœufs. Et certains prétendent avoir alors découvert des trésors, enfouis sous la terre brûlée ».

Au début du XXe siècle dans le village de Voingt, le soir à la veillée, dans la lumière mesurée des lampes à pétrole, les anciens racontaient encore l’histoire de la ville romaine de Beauclair et de sa disparition sous les laves du volcan de Voingt. Les enfants surtout, qui ne la connaissaient pas encore par cœur, l’écoutaient les lèvres entrouvertes, silencieux et immobiles comme des statues…

 Cette légende est racontée en introduction d’un article de la revue « Fines » n°2, article de Thierry Lafforgue consacré aux noms de lieux du site de Beauclair : Microtoponymie et relation avec le site gallo-romain. Dans la suite de ce document, on trouve le nom d’origine de tous les hameaux, des noms de famille, de rues, de carrefours, de croix, etc… faisant partie du cadastre ancien de Voingt et Giat. 〉〉〉

Le château de Châteaubrun

Plus récemment, le vicomte de Cressac fit construire à la fin du XIX° siècle un château (toujours mentionné sur les cartes Michelin) à Châteaubrun, sur le Puy de Voingt. Après son décès en 1896, ses créanciers se servirent sur cette demeure inachevée, que le vicomte aurait voulu être une évocation du château de Pau.

Un manège pour chevaux occupe aujourd’hui l’emplacement du château disparu. Dans le bois proche, un édifice orné d’une croix, ancienne chapelle du château, a été démoli à la fin du XX° siècle. Seule subsiste une tour, à l’entrée du domaine actuel de Châteaubrun.

Une carte postale ancienne, intitulée « Environs de Giat, Châteaubrun », garde le souvenir de l’édifice. Un article de la revue Fines montre cette carte postale du château et de sa chapelle, ainsi qu’une maquette d’un vitrail de plus de 2 m de haut, représentant une Vierge à l’enfant, dont une copie était dans l’église de l’Annonciation à Houston (Texas, USA) ; cette église a hélas été détruite par un ouragan en septembre 1900.

Et voilà le « petit Voingt » et son riche passé…

 

Chapelle de droite et sacristie, puis le chevet en demi-cercle. Les murs gouttereaux sont percés de baies en plein cintre en alternance avec des contreforts.

L’église St Laurent

L’église est située au cœur du bourg de Voingt. Elle est toujours ouverte, bien entretenue et fleurie. Les peintures et enduits intérieurs, récemment refaits en couleur claire, en font un bâtiment lumineux, très agréable à visiter.

Le plan est en croix latine avec un transept saillant. La sacristie est adossée au transept du côté sud. Le chevet est en hémicycle.

⇐ La façade occidentale, à deux niveaux d’élévation, est percée d’un portail, surmonté d’un tympan en plein cintre et protégé par un porche, lui-même surmonté d’une petite croix dans un cercle qui représenterait la Couronne d’épines.

Un clocher de base carrée, coiffé d’une flèche à quatre pans, est placé au faîte de la toiture.

Au deuxième niveau, une rose permet au soleil de l’après-midi d’éclairer la nef d’une belle lumière (la photo ci-contre a été prise de l’intérieur de l’église).

Chapelle de droite, dédiée à St Joseph.
Chapelle de gauche, dédiée à la Ste Vierge.

 

 

Le transept est percé à chaque extrémité d’une baie en plein cintre.

 

 

 

 

⇐ Ci-contre : le chœur, éclairé par deux baies en plein cintre du chevet.

La nef et le transept sont couverts d’un toit en bâtière ; quant au chevet, sa toiture est en forme de croupe arrondie.

Cette église est de style néo-roman, construite dans la seconde moitié du XIX° siècle. Elle a connu quelques réparations et restaurations au cours du siècle dernier : le clocher, les vitraux et l’intérieur.

Vue de la nef.

La toiture  est restée en l’état jusqu’en 2016 ; elle commençait alors à montrer des signes de faiblesse, mais c’est finalement le remplacement de la charpente entière qui s’est avéré nécessaire. Les travaux ont débuté en août 2016.

 

Statues et vitraux

Au XIX° siècle, de nombreux vitraux ont été financés par des notables, qui parfois demandaient au maître verrier de faire des entorses à l’iconographie chrétienne, en imposant le visage de leur enfant (c’est probablement le cas du vitrail « Saint Jean-Baptiste enfant » à Saint-Gervais d’Auvergne, qui pourrait être le fils de la famille Revon) ou leur propre visage (vitrail de l’église de Voingt où l’on découvre le portrait du vicomte de Cressac, maire de Voingt de 1876 à 1896 et constructeur du château de Châteaubrun).

Vitrail de St Joseph. Remarquer la ressemblance de son visage avec celui de St Edouard…

 

⇐ ci-contre, le Christ ressuscité montrant sa main droite avec la trace d’un clou ; sa main gauche, également percée par un clou, nous désigne son Sacré-Cœur, devenue l’objet d’une grande dévotion depuis les apparitions à Ste Marguerite-Marie.

Vitrail de St Edouard. Son visage serait-il celui du vicomte de Cressac ?…

 

Mais pourquoi y a-t-il un vitrail de St Edouard dans l’église de Voingt ? St Edouard le Confesseur, roi d’Angleterre de 1042 à 1066, était un homme d’une foi profonde et d’une grande générosité (c’est en 1066 que Guillaume le Conquérant, duc de Normandie,  envahit l’Angleterre dont il s’empara du trône…) Si St Edouard le Confesseur avait été écossais, on aurait pu invoquer une similitude de certains traits de caractère entre les auvergnats et les écossais… par exemple leur sens de l’économie… Mais St Edouard le Confesseur n’était pas écossais, et l’explication de sa présence à Voingt est plutôt à rechercher du côté du vicomte de Cressac, maire de Voingt à l’époque de la construction de l’église, qui se prénommait… Edouard !

St Abdon

⇐ Statue de St Joseph, de facture contemporaine. Il tient un rabot ou une planche, rappel de sa profession de charpentier.

⇒ Statue de St Abdon, qui est traditionnellement invoqué pour se préserver du mauvais temps et surtout de l’orage (son nom peut d’ailleurs se prononcer « Saint Tape-donc » ! ). Le jour de sa fête, on faisait bénir du grain que l’on mélangeait aux semences afin d’écarter les menaces d’orages.

Vitrail de St Laurent dans l’église de Voingt.

St Laurent, diacre et martyr à Rome (mort en 258), patron de la paroisse de Voingt :

Diacre de l’Église de Rome auprès du pape St Sixte II, Laurent a pour fonction d’être le gardien des biens de l’Église. Lorsque l’empereur Valérien prend un édit de persécution interdisant le culte chrétien, même dans les cimetières, il est arrêté en même temps que le pape et les autres diacres. Tous sont immédiatement mis à mort, sauf lui qui est épargné dans l’espoir qu’il va livrer les trésors de l’Église. Voyant le pape marcher à la mort, Laurent pleure. Est-il donc indigne de donner lui aussi sa vie pour le Christ ? St Sixte II le rassure, il ne tardera pas à le suivre. Sommé de livrer les trésors, il rassemble les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles, et déclare : « Voilà les trésors de l’Église. » Il est condamné à être brûlé vif sur un gril. Il a encore le sens de l’humour et un courage extraordinaire : « C’est bien grillé de ce côté, tu peux retourner, » dira-t-il au bourreau… Il meurt un 10 août, date à laquelle a été fixée sa fête.

Statue de St Laurent tenant la palme du martyre.

Mais cette « passio » de St Laurent, rédigée au moins un siècle après sa mort, suscite des doutes chez les historiens. La plupart des auteurs modernes estiment qu’il fut décapité, comme son évêque St Sixte II.

Quoiqu’on pense de la véracité de ce récit, il n’en reste pas moins que Laurent a toujours été vénéré, en Orient autant qu’en Occident, comme le plus célèbre des nombreux martyrs romains. Son nom est d’ailleurs cité dans la première prière eucharistique.