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ST ÉTIENNE DES CHAMPS

 

ÉGLISE  SAINT  ÉTIENNE

 

⇒ Cliquez sur les images pour les agrandir

 

Ce petit village, situé au sud de la Communauté de Communes de Haute-Combraille, a une activité uniquement agricole. L’élevage de vaches allaitantes et laitières s’y est fait une place de choix.

Ses 145 habitants se répartissent dans un bourg-centre et 15 villages : Laveix, Matriollet, Chez Faye, Villedizard, Mollanges, Les Pardellières, Chez Garret, Rouelle / Moulin de Rouelle, Laschamps, Chez Geille, Chez Jally, L’Herminière, La Coua, La Côte, Chênerailles, La Vernède.

Son altitude varie entre 600 et 770 mètres (point culminant à l’ouest de Mollanges), et sa superficie est de 2 374 ha. La forêt est très présente avec les bois de Lafeuille, de la Cabane et du Miallet, partagés entre résineux et feuillus.

Trois rivières (le Sioulet, le Tyx et la Ribière) font le bonheur des pêcheurs de truites, gardons et écrevisses ; mais sur le plateau on bénéficie d’une vue imprenable et enviable sur les Monts Dôme.

Au cours de l’histoire de la commune, deux changements de nom ont été référencés :

•1793 : Saint Estienne
•1801 : Saint-Étienne-des-Champs.

Le nom de la commune en occitan est : Sant Estève del Champs.

 

L’ÉGLISE ST ÉTIENNE

Elle a été construite au XVII° siècle, sur un plan allongé et orienté d’est en ouest, comme toutes les anciennes églises. L’est donne la direction du soleil levant : la lumière du  Christ ressuscité.

Dans une bulle d’époque, elle est comptée parmi les dépendances de l’abbaye de St Genès les Monges, fondée à la fin du XI° siècle, qui elle-même dépendait de l’abbaye de La Chaise Dieu, et qui plus tard fut rattachée au chapitre d’Herment. Aujourd’hui St Genès les Monges est devenu St Hilaire les Monges.

On voit la porte d’accès côté droit, surmontée d’un oculus semi-circulaire. A droite de celle-ci : la sacristie ajoutée au bâtiment d’origine.

L’église se compose d’un clocher-porche, d’une nef et d’un chevet semi-circulaire. Quatre contreforts sont accolés au chevet semi-circulaire ; ils permettent de maintenir l’édifice en bordure d’une dépression du terrain. Des chapelles latérales et une sacristie sont accolées à l’édifice.

L’accès s’effectue par le clocher-porche. Une ouverture côté droit de la nef a été construite et permet d’accéder de plain pied à l’église.

Détail de l’oculus : le couronnement d’épines.

 

 

 

 

 

 

 

Le clocher (photo de gauche) se compose, de bas en haut :

1- d’un portail en plein cintre (photo de droite), avec des colonnettes de part et d’autre, surmontées d’un tympan ; au-dessus de la porte se trouve un vitrail semi-circulaire ;

2- d’un oculus (photo du milieu) : vitrail circulaire en rosace représentant le couronnement d’épines ;

3- de baies géminées, munies d’abats-son ;

4- et pour finir d’une flèche de type fry, c’est à dire à base carrée puis devenant octogonale à une certaine hauteur.

Le clocher a été remplacé à l’automne 2009. Cliquez ici pour lire le document et voir les extraordinaires photos montrant le travail titanesque et remarquable du démontage de l’ancien clocher, de la construction du nouveau et de son installation minutieuse, à la grue, sous les yeux des habitants ébahis.

La couverture de l’édifice est à double pente. Les murs latéraux sont percés de quelques baies.

Passons à l’intérieur de l’église :

La nef ; à droite et à gauche les chapelles de St Joseph et Ste Marie. Dans la nef les pierres sont apparentes, alternant couleur claire et grisée. L’entrée du chœur est mise en valeur par un arc en anse de panier, alternant lui aussi les couleurs. Le chœur est semi-circulaire.

⇐ Sur la gauche, à l’entrée du chœur : une statue de Piéta (Marie recevant le corps de Jésus à la descente de croix).

Ci-dessous les vitraux (de gauche à droite) : le Sacré-Cœur, la Sainte Famille, et le saint curé d’Ars ; à noter le drapeau bleu-blanc-rouge, symbole républicain, sur deux de ces vitraux ; et au dessus des drapeaux, on remarque un casque de « poilu » : ces vitraux ont donc été réalisés après la première guerre mondiale, à l’époque de la réconciliation de l’Église et de l’État (1921) ; il s’agit probablement de vitraux offerts par des familles de soldats morts pour la France, ou par des anciens combattants réchappés des champs de bataille…

Sur le vitrail de St Jean-Baptiste-Marie Vianney, le Curé d’Ars, (ci-contre), on reconnaît, à gauche du bras du saint, la tour carrée du clocher de l’église d’Ars, fidèlement reproduite ; par contre, l’artiste a dessiné, en arrière plan, de hautes montagnes qui ne peuvent être que le fruit de son imagination ! En effet, le village d’Ars est situé près de la vallée de la Saône, bien loin des monts du Jura…

⇐ Ici, le vitrail de Saint Pierre, prince des apôtres et premier pape de l’Église Universelle (car tel est le sens du mot « catholique »). Pierre est clairement identifié par la clef du Paradis dans sa main droite. Quant au livre qu’il tient dans sa main gauche, certains y verront la Bible, et d’autres la liste des élus… sachant qu’il n’y avait pas de livre à son époque ! les documents écrits étaient soit des tablettes (de pierre, d’argile, de cire, etc…), soit des parchemins en rouleaux… Ce vitrail a été offert par la famille Gendraud. Il a été réalisé, comme beaucoup d’autres dans notre région, par le maître verrier Lagaye de Condat.

Voici le saint patron de la commune et de son église : St Étienne, le premier diacre et premier martyr, mort lapidé, mais qui eut le privilège de voir le Ciel s’ouvrir, juste avant de rendre l’âme (pour plus de détails, voir le livre des Actes des Apôtres, chapitres 6 et 7). Sa statue est en bois polychrome. La palme des martyrs à la main et des cailloux à ses pieds rappellent sa lapidation ; quant au visage juvénile et poupin que lui a donné le sculpteur, il évoque la phrase « Son visage leur apparut comme celui d’un ange » (Actes des Apôtres, 6, 14). Aussi son témoignage a-t-il toujours gardé une valeur exemplaire dans l’Église. Choisi comme chef de file des Sept qui devaient décharger les Apôtres des tâches matérielles, il prit aussi sa part dans l’annonce de la Bonne Nouvelle. C’est en témoin du Christ ressuscité, et en imitateur de sa passion, qu’il mourut sous les pierres à Jérusalem.

 

LA COMMUNE DE ST ÉTIENNE DES CHAMPS

Cette commune recèle des richesses, il suffit de voir son blason ci-contre…

 

Dolmen de la Pierre des Fées

Son édification est datée de 2500 ans avant J.-C., à l’époque du néolithique qui correspond à la fin de la Préhistoire, juste avant l’Âge du Bronze. C’est en cette période que les hommes commencent à se sédentariser et n’exploitent plus uniquement les ressources naturelles, mais produisent une partie de leurs besoins. Le polissage de la pierre pour fabriquer des haches et des herminettes se généralise. Ces outils servent à défricher les terrains.

Dolmen veut dire « table de pierre », ce sont parmi les plus anciens monuments de l’humanité. C’est un édifice funéraire, qui est l’équivalent d’un caveau de famille aujourd’hui. Un dolmen abrite donc une tombe (tumulus). Le dolmen de la Pierre Fade, monument mégalithique, est unique dans le département, car il possédait encore une partie de son tumulus, tertre artificiel qui le recouvrait entièrement à l’origine.

C’est un dolmen de type simple ; sa fouille en 1975 a permis de découvrir des pointes de flèches et cinq poignards entiers en silex, allant jusqu’à 26 cm de longueur. Cette fouille a aussi montré qu’il a été utilisé à plusieurs époques, notamment à l’âge du bronze (1200 à 700 avant J.-C.), et certainement réemployé durant la période Gauloise (500 avant J.-C.).

En 2001, il a été restauré pour consolider les orthostates et pour restituer le tumulus d’avant 1975.

Taille : 2,75 m de longueur, 2,45 m de largeur et 1,94 m de hauteur.

La croix de la pierre

C’est un lieu bien connu des habitants de Saint-Étienne-des-Champs. La “croix de la pierre” est située à l’extrémité ouest de la commune, près du village de Matriollet. Il s’agit d’une petite stèle, issue d’un bloc de pierre locale, haute d’un mètre mais enfoncée à moitié dans le sol. Sur une face, dans sa partie supérieure, cette stèle est taillée en réserve d’une croix grecque cerclée. L’autre face, aujourd’hui disparue, était sans doute taillée semblablement.

Les caractéristiques particulières de cette croix-stèle permettent de la faire remonter au début du Moyen-Âge, peut-être à la période carolingienne (VIII° siècle). D’après Jacques Baudoin, spécialiste de la question et auteur d’ouvrages de référence sur les croix du Massif Central, cette stèle inédite pourrait être une des plus anciennes croix connues en Auvergne.

Sa présence en ces lieux n’a rien d’anodin. En effet, dans la parcelle contiguë a déjà été découverte, par Dominique Michon, une sépulture à incinération gallo-romaine du II° siècle. Elle jouxtait un chemin, d’origine romaine attestée, qui menait au bourg routier antique de Beauclair, sur les communes de Giat et de Voingt. Ainsi, en toute hypothèse, cette stèle pourrait représenter la christianisation d’une petite nécropole antique, dont le nom de Matriollet conserverait encore le souvenir.

Sans doute déplacée plusieurs fois, elle a même failli disparaître lors de l’électrification de la commune, sauvée in extremis par un habitant de Matriollet alors que des ouvriers commençaient à débiter le bloc pour caler un poteau ! L’intérêt primordial de conserver cette croix en l’état n’a pas échappé au conseil municipal de Saint-Étienne-des-Champs. Il y a quelques temps, il avait pris l’heureuse initiative de la mettre à l’abri afin d’en faire une copie.

La croix-stèle originale a rejoint les collections permanentes de la Maison du Patrimoine de Voingt où elle est exposée. D’après Pierre M. GANNE

AUTRES CURIOSITÉS

 

Chêne de Chez Jally

« Perdu dans le hameau de Chez Jally, dorloté par  ses propriétaires, le vieux chêne est inclus dans le mur de la grange. L’architecture végétale épouse ainsi la tradition rurale. Pourvu que le colosse ne grossisse pas trop, il risquerait de rompre la fragile harmonie de ce mariage insolite. » M.S.

 

 

Tilleul Sully
Nouveau tilleul qui est appelé à vivre aussi longtemps que l’ancien emporté par une tempête

Situé à 1 km du Bourg, ce gros tilleul, dit « Arbre de Chabreteix » remonterait à l’époque de Sully (1559-1641) ; il fut planté sur ordre du roi Henri IV, à l’occasion de la naissance de son fils Louis XIII (il souhaitait ainsi faire appliquer ses recommandations pour le reboisement des forêts, qui étaient trop exploitées selon le roi). Les tilleuls de Sully furent plantés à des lieux symboliques ou stratégiques ; celui de Saint-Étienne est situé en un point élevé de la commune, à un carrefour de cinq chemins.

Plus tard, il deviendra le lieu de retrouvaille des joueurs de cabrette, d’où son nom « Chabreteix » (chabre : en patois c’est la peau de chèvre qui constitue la cabrette).

Sa légende ! il égare les voyageurs qui s’en approchent…

Une bourrasque de vent a eu raison de lui le 10 avril 2009.

À l’occasion de la journée de l’arbre 2009, le Conseil Municipal a décidé de planter en même lieu et place un nouveau tilleul… et, qui sait… dans 200 ou 300 ans, il sera peut-être encore plus célèbre que son prédécesseur !

Bonne visite de ces lieux…