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Chapelle de Pérol – Remarquer l’épaisseur des contreforts latéraux.

PÉROL

Chapelle St Cosne et St Martin

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Pérol (ou Perol) est un hameau de la commune de Prondines. Le site a été occupé de longue date et possède  une chapelle.

Vue de trois quarts arrière, côté cimetière ; l’abside arrondie abrite le chœur.

Cette ancienne église, d’une austère sobriété, est de style roman ; toutefois, les ouvertures (portes et fenêtres) de la nef ont été remaniées aux XVII° et XVIII° siècles. Devenue simple chapelle, elle a été classée Monument Historique le 19 février 1982.

Si l’édifice actuel remonte à l’époque médiévale, l’archéologie du bâti révèle des origines bien plus anciennes encore. En effet, à l’abside, des blocs de pierres taillées – d’origine volcanique – se sont avérés être des remplois de sarcophages de l’époque mérovingienne (entre le VI° et le milieu du VIII° siècle).

Pour accéder à la chapelle, il faut traverser le cimetière : beau symbole de la communion des saints…

Bien que d’une époque plus récente, l’unique cloche – datée de 1591 – est néanmoins une des plus anciennes du diocèse de Clermont.

La chapelle restaurée en 2001 ; remarquer le portail d’entrée en anse de panier.

La chapelle a été remise en état en 2001, extérieur et intérieur, jusques et y compris l’électrification de la cloche. En avril 2001, lors de travaux de drainage effectués à l’occasion de cette restauration, de nouveaux fragments de sarcophages mérovingiens ont encore été reconnus, ainsi que quelques tuiles gallo-romaines : rien d’étonnant, car la voie romaine d’Agrippa (Lyon-Clermont-Limoges-Saintes et Bordeaux) passait à quelques mètres seulement de l’édifice.

Intérieur de la chapelle

Retable dans la chapelle de gauche. Remarquer la finesse des colonnettes et de la corniche. Sous l’image du Christ bénissant : une statuette de la Vierge à l’Enfant Jésus ; le second enfant est sans doute St Jean Baptiste, neveu de Marie et cousin de Jésus.
Retable dans la chapelle de droite, symétrique de la précédente, avec une image de Vierge à l’Enfant.

Lors d’une visite dans le cadre du SMADC, Pierre Ganne a présenté les caractéristiques de l’intérieur, dont de remarquables chapiteaux historiés. Parmi le mobilier d’époque plus récente, on peut voir : les restes de deux retables autrefois dédiés à St Blaise et Notre Dame du Rosaire, deux statues en bois de St Martin (saint patron de la chapelle avec St Cosne), et des fonts baptismaux antérieurs à 1783, décrits par l’évêque de Clermont, François de Bonal.

⇐ À côté des fonts baptismaux, une meule à grain de l’époque gallo-romaine réutilisée, atteste encore de l’ancienneté du lieu (photo ci-contre).

Nef très simple, voûtée, vue du chœur vers le fond. Agrandissez l’image et zoomez pour voir les chapiteaux sculptés, au sommet des deux colonnes en pierre volcanique.
Christ en croix, posé sur une poutre au-dessus du chœur. Derrière lui, la voûte étoilée ; les étoiles représentent les bienheureux qui sont parvenus au Ciel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À droite ⇒

le chœur semi-circulaire, avec le nouvel autel face aux fidèles ; à l’arrière, une large ouverture en plein cintre qui éclaire l’arrondi du chœur. La niche dans le mur à gauche remplace l’habituelle crédence.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessus de gauche à droite :

– deux statues de St Martin habillé en évêque, avec la crosse dans la main gauche, et bénissant de la main droite.

– Vierge à l’Enfant Jésus.

Et St Cosne dans tout ça ? Nous n’avons pas trouvé trace de Saint Cosne dans la liste des saints reconnus par l’Église. On pourrait néanmoins supposer qu’il s’agit d’une déformation du nom de St Cosme (ou Côme), saint très populaire au Moyen Âge. Toutefois, il convient de remarquer l’absence de statue de St Côme dans la chapelle ; de plus, St Côme est toujours cité et représenté avec son frère jumeau St Damien. Ces arguments nous amènent à considérer que le St Cosne de Pérol n’est probablement pas St Côme. L’énigme de St Cosne reste donc entière… si vous avez la clef du mystère, merci de nous le faire savoir !

Peirol le troubadour – Enluminure d’un manuscrit médiéval.

Le plus célèbre enfant de Pérol est Peirol, célèbre troubadour d’Auvergne, né dans le village vers 1160 et mort à Montpellier vers 1225. Troubadour à la cour du Dauphin d’Auvergne, il chante l’amour courtois sur ses propres compositions, notamment à la sœur de Dauphin. Quelques manuscrits de Peirol sont parvenus jusqu’à nous, 800 ans plus tard… la musique n’a pas d’âge !