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LES ROCHES

(commune de St Ours les Roches)

Église de la Nativité

de la Vierge Marie

⇒ cliquez sur les images pour les agrandir

 

« Les Roches » est un hameau de la commune de St Ours les Roches, situé à environ 4 km au sud-est du centre bourg. L’église, appelée habituellement « église des Roches », est d’ailleurs plutôt située géographiquement dans le hameau des « Maisons Rouges », à l’intersection des routes départementales 62 et 941, au pied des puys de Côme et des Gouttes, à une altitude de 832 m. Cliquer ici pour voir la présentation générale de la commune de St Ours les Roches.

Sur le plan touristique, le puy de Lemptégy (volcan à ciel ouvert) ainsi que le parc Vulcania, sont tout proches des Roches.

Ci-contre, une vue du parc Vulcania ; la grande cheminée ouverte de forme tronconique évoque une cheminée volcanique ; et le nuage, qui passait au dessus de la cheminée juste au moment où la photo a été prise (quelle heureuse coïncidence !), évoque les nuages de cendres qui accompagnent les éruptions…

Autre curiosité touristique majeure : la cheire de Côme. Il s’agit d’un immense chaos de roches volcaniques issues de coulées de lave, d’une surface totale d’une vingtaine de km², aujourd’hui couvert de forêts, et qui se situe au sud et à l’ouest du hameau des Roches.

L’abbaye bénédictine de St Alyre en 1460 – Source gallica.bnf.fr/BnF

Dans le « domaine de Côme », immense propriété rurale et forestière appartenant en grande partie à l’abbaye bénédictine de St Alyre et qui a donné son nom au Puy de Côme, les moines ont fondé au XIII° siècle un prieuré pour leur fournir le bois nécessaire aux besoins de cette grande abbaye clermontoise. Il ne reste aucun vestige  de ce prieuré ; il subsiste par contre de curieuses « pierres signées », ornées de motifs religieux comme des croix ou des crosses d’évêque, qui marquaient, semble-t-il, les bornes d’anciens domaines seigneuriaux ; l’une d’elles est placée sur l’ancien chemin qu’empruntaient les moines pour aller enterrer leurs morts, de la « Fontaine des Pères » à Chanat.

Le château des Roches

L’histoire de St Ours est très étroitement liée à la seigneurie des Roches de Coffins, qui fut propriété pendant près de cinq siècles de la même famille : les Aymé des Roches de Noyant, famille importante d’Auvergne qui donna d’ailleurs son nom à la rue des Aimés à Clermont-Ferrand.

En pleine guerre de Cent Ans, Pierre Aymé, chanoine du chapitre cathédral de Clermont (puis évêque d’Auxerre en 1363), hérita de la terre et du château des Roches de Coffins en 1361, de son oncle, l’éminent prélat Étienne Aldebrand, archevêque de Toulouse, qui fut d’ailleurs inhumé aux Roches de Coffins. Une autre source indique que Pierre Aymé racheta la seigneurie (c’est à dire le titre de seigneur), les terres et la maison-forte (château) des Roches de Coffins à Amédée Dauphin, seigneur de Rochefort et Aurières, pour 2000 livres.

A la mort de Pierre Aymé en 1372, la seigneurie et le château devaient revenir aux moines de l’abbaye de Saint-Alyre. Toutefois Robert Aymé, frère de l’évêque, contesta cette donation et en vint à bout par transaction passée le 24 mars 1381. Les religieux de l’abbaye de Saint-Alyre lui abandonnèrent la terre et le château, à la condition que lui et ses successeurs paieraient au monastère une rente annuelle de quarante septiers de froment (cette mesure varie selon le lieu) ce qui fut observé — non parfois sans querelles judiciaires entre les Aymé et Saint-Alyre — au moins jusqu’en 1484.

En 1689, François Aymé des Roches, seigneur des Roches de Coffins, de Noyant et de Soubrevy, déclarait à propos de son château des Roches « devoir plus que son bien ne vaut ». Était-il très endetté ? ou était-ce une allusion au mauvais état du bâtiment et aux sommes à engager pour le restaurer ?…

Château des Roches, état actuel. Source : site des châteaux jctruffet.com

La terre et le château des Roches de Coffins restèrent sans discontinuer propriétés des Aymé des Roches jusqu’en 1781, où ils furent vendus par Claude Jean-Baptiste Amable Aymé des Roches, comte de Noyant, à Michel-Amable de Reynaud de Montlosier (1712-1789). La famille Aymé des Roches de Noyant s’éteignit en 1863 dans la famille de Thoury en Nivernais, par le mariage de Marie-Antoinette Aymé des Roches de Noyant, dernière héritière de cette famille, avec le marquis Eugène de Thoury, qui reprit avec sa postérité le titre de comte de Noyant.

Le château, aujourd’hui propriété privée, est resté dans la descendance des Reynaud de Montlosier. Il a fait l’objet d’une grande restauration / rénovation en 1885, avec ajout de deux étages.

Le mot « Coffins » utilisé pendant plusieurs siècles pour désigner le lieu des Roches, est une déformation de « confins », qui marque l’éloignement du site par rapport à Clermont : une journée de marche difficile, avec le franchissement du col des Goules, à près de 1000 m d’altitude… c’était vraiment le bout du monde !

L’église

Porte d’entrée principale, sous le clocher.
La même porte, vue de l’intérieur ; à droite, le baptistère.
Le bénitier en pierre volcanique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la place, devant l’église : une croix de mission et le monument aux morts.

Cette église est dédiée à la Nativité de la Ste Vierge Marie, fêtée le 8 septembre, soit exactement neuf mois après la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre.

De style néo-gothique, elle a été construite en 1858, en pierre volcanique de couleur sombre, le matériau du pays ! Elle est orientée (c’est à dire tournée vers l’orient). Elle se compose d’un clocher, d’une nef, de deux chapelles latérales, et d’un chœur en demi hexagone. Un petit bâtiment accolé au chœur et à la chapelle de droite sert de sacristie. De nombreux vitraux laissent généreusement entrer la lumière dans l’édifice, dont les enduits intérieurs sont blancs, ce qui donne au visiteur comme au fidèle une impression de vive clarté.

Le clocher, qui abrite trois cloches, a fait l’objet d’une importante restauration en 2014. Pour plus de détails sur cette délicate opération, voir le bulletin municipal de St Ours les Roches de 2015, page 19. 

 

⇐ Gros plan sur le baptistère en pierre volcanique, à côté de la porte d’entrée. Cette position n’est pas due au hasard, elle correspond au cheminement spirituel de la personne qui doit d’abord recevoir le baptême avant de pénétrer plus avant dans l’église, où il pourra recevoir l’enseignement en écoutant la Parole de Dieu et les explications données par le prêtre, puis s’approcher de l’autel, honorer, prier et adorer le Seigneur réellement présent dans l’hostie consacrée, et enfin communier.

 

Ci-contre à droite ⇒  : la nef, et le chœur au fond ; remarquer le magnifique lustre. On devine l’entrée des deux chapelles latérales, à droite et à gauche. Le bénitier est en bas à droite de la photo, à côté de la porte d’entrée latérale.

⇐ À gauche : vue rapprochée du chœur, avec les deux autels et le tabernacle.

⇐ à gauche : la chapelle de gauche, dédiée à la Ste Vierge Marie (qui y est omniprésente : deux statues et un vitrail !)

⇐ à droite : la chapelle de droite, avec les statues de St Antoine de Padoue, de Ste Jeanne d’Arc et de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus ; au-dessus de cette dernière statue, une tapisserie nous montre les bergers, gardant leurs troupeaux, qui voient une grande lumière, signe de la naissance du Sauveur (Évangile selon St Luc, 2, 8-11).

Vitraux, tableaux et statues

De gauche à droite :

1- vitrail de St Pierre ; dans sa main, la clé du Paradis…

2-vitrail de la Ste Vierge Marie ; la lune est sous ses pieds et elle écrase le serpent.

3- statue en bois doré de St François-Xavier, patron des missionnaires, dans une attitude de prédicateur, levant le doigt pour montrer le Ciel à ses auditeurs, et tenant le crucifix de l’autre main, pour indiquer le chemin vers le Ciel ; remarquer les « effets de manche » bien rendus par le sculpteur…

4- statue en bois doré de Ste Anne apprenant à lire à sa fille Ste Marie.

5- (ci-contre) Tableau : Marie au pied de la Croix.