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LA  GOUTELLE

ÉGLISE  ST  ÉTIENNE

 

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La commune de La Goutelle

Avant 1872, La Goutelle faisait partie de la commune de Bromont Lamothe.

Blason de La Goutelle

En février 1872, on transforma le village de La Goutelle (ainsi que les autres lieux-dits de la partie ouest de Bromont Lamothe) en commune autonome, accédant ainsi à une vieille demande des conseillers de cette section. Les premières élections eurent lieu le 16 septembre 1872. François Ledieu devint le premier maire élu de la commune.

Le nom de « La Goutelle » vient du latin « gutta », désignant une source que l’on imagine couler au goutte à goutte. Est-ce la raison de la présence de plusieurs moulins sur le territoire communal ? Toujours est-il que dans l’église, l’autel est une pierre du Moulin de la Quarte, aujourd’hui en ruines. Ce moulin se situait sur le ruisseau «le Teissoux» (affluent du Sioulet), qui trace pourtant une profonde balafre dans le plateau des Combrailles.

La commune, en dehors du centre bourg, se compose également de 24 villages. Elle compte 622 habitants que l’on nomme les goutellois et goutelloises.

L’altitude de La Goutelle oscille entre 606 m (sortie du Teissoux) et 884 m (près du Puy du Faux, à la limite de Cisternes la Forêt).

Cette commune bénéficie d’un tissu associatif divers et dynamique.

La Goutelle est située idéalement pour le tourisme. En effet, elle se trouve à proximité des différents sites naturels que sont la chaîne des puys, le Puy de Dôme, le lac de barrage des Fades Besserve orné de son viaduc ferroviaire, le massif du Sancy avec ses lacs de montagnes. Elle est aussi à proximité de différents parcs et musées (Vulcania, puy de Lemptegy, Musée de la pierre, Musée de la miniature, etc…)

Le site de La Goutelle fut habité très tôt, un petit cimetière gallo-romain au Montot en atteste. 

Au sommet du Puy du Montot se trouve un calvaire : trois croix récemment restaurées dominent sur les environs.

Un grand monument aux morts a été érigé sur la place, près de l’église.

Le 9 décembre 2005 fut inauguré un autre monument, plus original, commémorant la 2° guerre mondiale, à l’entrée Est du bourg de la Goutelle, sur la D.941. Il a été créé à la mémoire de ceux et celles qui ont combattu entre 1939 et 1945, souvent au prix de leur vie, pour que vive la France.

Monument commémoratif 1939-1945 en lave émaillée.

Quatre laves émaillées sont fixées sur des piliers verticaux ; chacune relate une phase de la guerre contre l’occupant allemand. De haut en bas, on trouve :
– l’arrivée des nazis en 1940,
– la Résistance,
– la répression et la déportation,
– la victoire des Alliés en 1945.

Les laves sont l’oeuvre de Joël et Yann Debuiche (atelier du Petit Chambois à Mazaye).

L’église de La Goutelle

À l’époque du souhait de se séparer de Bromont, le 9 avril 1853, il fut créé devant notaire une société pour l’édification d’une église, d’un presbytère et d’un cimetière au village de La Goutelle, par le biais d’une souscription. La paroisse fut érigée par décret le 11 janvier 1860 et décrétée canoniquement par l’évêque de Clermont.

Chevet arrondi ; une sacristie en biais est visible, l’autre lui est symétrique.

L’église est située dans le bourg, sur une grande place. Elle est accolée au cimetière. Le chevet s’apparente au roman alors que le clocher est dans le style du XIV° siècle. L’église a bénéficié régulièrement d’entretien et d’améliorations : installation du chauffage, réfection des vitraux, des bancs, électrification des cloches.

L’édifice est orienté au nord. De plan allongé, il est terminé par une abside semi circulaire. De part et d’autre de l’abside, deux annexes ont été construites en biais et sont aujourd’hui les sacristies.
L’église comporte cinq travées séparées par des contreforts.

Remarquons la rose, les abat-sons,  le clocher quadrangulaire et les deux contreforts.

La façade principale comprend deux niveaux d’élévation, avec un portail en plein cintre à voussures et piédroits, surmonté d’une rose quadrilobée qui éclaire la tribune. L’ensemble est encadré par deux contreforts.
Au dessus s’élève une tour clocher quadrangulaire, percée sur chaque côté d’une baie en plein cintre à double arcature munie d’abat-sons, et surmontée d’une ouverture quadrilobée.

Sur la face Est : une porte latérale et des vitraux en plein cintre.

Les murs gouttereaux (murs des façades latérales) sont percés par des baies à vitraux en plein cintre, et par une porte au niveau de la deuxième travée sur la façade est.
L’abside est percée d’une double baie en plein cintre à colonnette.
Le clocher est couvert par une toiture octogonale, celle de l’abside est en croupe et le reste de l’édifice est protégé par un toit à double pente.

Intérieur de l’église

Nef centrale. La clarté des vitraux nous dirige vers le chœur.

Photo de gauche : collatéral Est ; la clarté entre par la petite porte latérale ouverte. Très belles colonnes cylindriques en pierre volcanique.

Chœur de l’église et maître autel. Au dessus de la porte de gauche : St Roch ; en symétrie à droite : Ste Marguerite.

 

Photo ci-contre : derrière l’autel se trouve une table ronde surmontée d’une « croix pattée » en pierre. Cette table s’appelle une crédence: on y dépose les objets servant pour la messe.

 

Le maître-autel est une ancienne meule à huile du moulin de la Quarte, symbole du travail des hommes de la contrée. A l’arrière-plan, sous les vitraux : la crédence.

Photo de droite : la chapelle de droite, dédiée à la Ste Vierge Marie.

 

 

St Roch montrant sa blessure. A ses pieds son chien. Cette statue est au dessus de la porte de la sacristie de gauche.
Ste Marguerite portant une croix sur laquelle est posée un oiseau ; palme du martyr . A ses pieds : un dragon qu’elle terrasse.
Vitrail de St Etienne, le proto-martyr.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

St Étienne, patron de l’église de La Goutelle

Étienne, qui porte un nom grec (Stephanos, c’est à dire « le couronné »), apparaît parmi les disciples des apôtres dans la première communauté chrétienne de Jérusalem. Quand des disputes (ce sont les premières, mais hélas pas les dernières dans l’histoire de l’Église) s’élèvent au sujet des veuves grecques et des veuves juives, on pense tout de suite à lui et il devient le premier des sept diacres chargés du service des tables. Il s’en acquitte à merveille, sans pour autant se trouver exclu du service de la Parole. En effet, ce n’est pas pour son service de charité qu’il est arrêté, mais bien pour avoir, devant des représentants de la « synagogue des Affranchis », proclamé avec sagesse l’Évangile de Jésus, le Christ. On le conduit devant le Sanhédrin. Il parle. On l’écoute longuement sans l’interrompre. Toute la prédication des apôtres défile dans son discours, qui se termine par une vision divine : « Je vois les cieux ouverts et le Fils de l’Homme debout à la droite de Dieu. » C’en est trop. On se saisit de lui, on l’entraîne, on le lapide sous les yeux d’un certain Saul. Étienne meurt comme son Maître, pardonnant à ses bourreaux et s’abandonnant entre les mains du Père. Il est le premier martyr et, de ce grain tombé en terre, le premier fruit sera la conversion de Saul sur le chemin de Damas, pour qui le ciel s’est ouvert aussi.

Lapidation du diacre Etienne ; l’ange symbolise les cieux ouverts et tend la palme du martyre à Etienne ; Saul est assis à droite et garde les vêtements des bourreaux ; son regard montre qu’il approuve ce meurtre – Sculpture de G. Thomas (1863) – Eglise St Etienne du Mont à Paris 5°

Proto-martyr chrétien « rempli de l’Esprit Saint, il n’a pas hésité à donner sa vie par amour de son Seigneur. Il nous fait comprendre comment la venue du Fils de Dieu dans le monde donne naissance à une nouvelle civilisation, la civilisation de l’amour, qui ne se rend pas devant le mal et la violence, et qui abat les barrières entre les hommes, en les rendant frères dans la grande famille des fils de Dieu ».
Le témoignage d’Étienne, comme celui de tous les martyrs chrétiens, montre à nos contemporains, souvent distraits et désorientés, sur qui doit reposer leur confiance, pour donner un sens à leur vie.

On le fête le 26 décembre, lendemain de Noël. De nombreux saints ont porté son glorieux prénom, le plus célèbre étant St Étienne de Hongrie. Il a également donné son nom à plusieurs villes, en particulier la préfecture de la Loire, et aussi à une commune de notre paroisse : St Étienne des Champs.