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LA CELLE

EGLISE ST PARDOUX

 

Le nom de La Celle vient du latin « CELLA » qui désignait une petite chambre, une petite pièce d’habitation, etc… Cette racine latine se retrouve dans les mots français « cellier » et « cellule » ; à l’époque carolingienne (VIII° et IX° siècles), le mot « cella » désignait par extension un ermitage (toujours de dimensions réduites), puis un petit monastère, et enfin un lieu chrétien.

Extérieur de l’église

La porte d’entrée, soulignée par une moulure ogivale
Vue de 3/4 arrière prise du côté Sud, dans un environnement printanier. Le chevet plat est épaulé par de puissants contreforts – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

La première église de La Celle fut construite au XIII° siècle (le temps des cathédrales ! ), puis démolie au XVII° siècle et remplacée par un édifice de style plutôt roman, réutilisant les anciens matériaux. Elle a une belle façade en  gros appareil de granit, et un clocher pignon (fréquent dans la région).

La croix aux extrémités baguées, montée sur un socle cylindrique qui pourrait être une ancienne cuve baptismale – Cliquer sur l’image pour l’agrandir
La croix devant l’église

L’église, et devant celle-ci une croix ancienne, figurent depuis 1973 à l’inventaire des Monuments Historiques. Cette croix aux extrémités baguées est montée sur un gros socle sans fût, piédestal qui serait une ancienne cuve baptismale. La figuration montre un Christ naïf, sur une seule face.

Le clocher, surmonté d’une croix – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

 

 

 

 

 

 

Intérieur de l’église

Ancien autel en marbre blanc
La nef. A noter, sur le mur de gauche, les plaques mémoriales individuelles commémoratives de la Grande Guerre de 14-18 – Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

A l’intérieur, on peut toujours admirer l’ancien autel en marbre blanc, les fonts baptismaux creusés dans le granit, de beaux vitraux, et un Christ en croix en mémoire de la mission de 1891.

Remarquer, sur le mur de gauche, les plaques mémoriales individuelles commémoratives de la Grande Guerre de 1914-1918. « Elles manifestent la foi et la reconnaissance non seulement des survivants de l’époque, mais aussi des générations qui suivent, envers les morts tombés au champ d’honneur. » Dans la plupart de nos églises, il n’y a qu’une plaque mémoriale collective.

Dans la lettre pastorale In Memoriam qu’il publie à l’occasion de la fête de la Toussaint, en 1915, le Cardinal SEVIN, archevêque de Lyon, rappelle notre dette envers les morts tombés au champ d’honneur. Il demande aux curés de «graver les noms de nos soldats, tous les noms sans exception, du plus illustre au plus obscur. Gravez-les sur les murailles de vos églises.»

Ces plaques mémoriales précédèrent les monuments aux morts communaux qui, si quelques-uns existaient depuis la guerre de 1870, se sont surtout développés après la loi du 25 octobre 1919 demandant le recensement des disparus de chaque commune  (d’après le site du Diocèse aux Armées).

Placée autrefois sous le patronage de Notre Dame, l’église est maintenant dédiée à St Pardoux, et fait partie de la nouvelle paroisse St Benoît sur Sioulet Volcans.

Le choeur et l’autel – Cliquer sur l’image pour l’agrandir
Chapelle latérale droite (côté Sud) – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

 

 

 

 

 

 

Le Sacré Coeur de Jésus, siège de l’amour divin pour chacun de nous. Remarquer la trace des clous sur les mains et les pieds – Cliquer sur l’image pour l’agrandir
L’archange St Michel, chef de la Milice Céleste, remporte la victoire sur le démon – Cliquer sur l’image pour l’agrandir
Chemin de croix, 7° station : Jésus tombe pour la 2° fois – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Statues et vitraux

 

 

 

 

 

 

 

 

Ste Jeanne d’Arc – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Statue de Ste Jeanne d’Arc (1412-1431), jeune lorraine libératrice de la France pendant la guerre de Cent Ans. L’inscription sur le socle « Bienheureuse Jeanne d’Arc » permet de dater la mise en place de cette statue entre sa béatification (1909) et sa canonisation (1920), donc dans la même période que la première guerre mondiale, où l’Alsace Lorraine puis la France avaient bien besoin d’un libérateur… Remarquer la devise de Jeanne d’Arc « JHESUS MARIA » (orthographe de l’époque) sur son étendard, et les multiples fleurs de lys sur son armure et son drapeau, qui rappellent que c’est elle qui a restauré la royauté en France, avec le roi Charles VII. La coupe de cheveux qu’a représentée le sculpteur nous montre ce qu’on entendait par « une coupe à la Jeanne d’Arc » entre 1909 et 1920… bien loin des canons de la mode d’aujourd’hui ! L’armure masculine, l’air martial et l’épée à la main font écho aux mouvements d’émancipation féminine du début du XX° siècle, que le sculpteur a tempérés par un tissu fleurdelysé masquant une des deux jambes… 

Mère Léocadie

Dans l’église, une plaque honore la pieuse mémoire de Mère Léocadie, supérieure du couvent de La Celle de 1890 à 1936, très aimée des habitants. La congrégation des Sœurs de Notre Dame (religieuses enseignantes) avait en effet fondé un couvent à La Celle. Après le départ des Sœurs, il a été reconverti en école de filles puis en colonie de vacances, avant de devenir une résidence privée.

 

Qui était St Pardoux ?

Statue de St Pardoux dans sa jeunesse ; bois doré ; le bras droit a malheureusement disparu – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

C’est au Mont de Sardent que naquit, vers 657, Pardulphe qui devint par la suite Pardoux, premier abbé de Guéret.

Sa biographie a été écrite peu après sa mort et nous est parvenue par une copie du X° siècle.

Pardoux est le fils d’un paysan de la Marche (la Creuse actuelle). Un jour qu’il allume un feu avec d’autres jeunes bergers près d’un vieux châtaignier creux, une branche de l’arbre s’abat sur lui et il perd la vue. Il trouve sa consolation en Dieu. Jeune adulte, il vit en ermite dans cette région, partageant son temps entre la prière et la contemplation des mystères de Dieu. Il reçoit des visiteurs qui apportent des offrandes ou implorent une guérison.

Statue de St Pardoux, avec la mitre et la crosse d’un « abbé ayant rang d’évêque » – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Lorsque le comte de Limoges fonde un monastère à Guéret vers 687, il en confie la direction au jeune homme. Pardoux a un charisme de guérison et poursuit son action bienfaitrice. Il quitte la terre pour le Ciel le dimanche 6 octobre 737 ; on le fêtera donc le 6 octobre. En octobre 1937, l’évêque d’Angoulême célèbre le douzième centenaire de sa mort.

On a gardé mémoire de nombreux miracles : « un voleur de champignons faillit en trépasser ; un paralytique qui implorait en vain St Martin est acheminé vers Guéret monté sur un âne et aidé de deux serviteurs ; le berceau du filleul de Pardoux s’agite de lui-même ; la proverbiale avarice des Auvergnats se trouve punie en la personne d’un certain Bobolenus, qui voulait garder pour lui seul l’eau bénite par Pardoux ».

Sa vie de berger et de guérisseur encourage les dévotions à la fois pour les malades et pour les troupeaux.

Statue de St Pardoux dans la chapelle d’Etricor

Il est particulièrement honoré à Étricor, ancien prieuré de l’ordre de Grandmont situé sur la commune d’Étagnac, maintenant en Charente, mais qui se trouvait autrefois dans le diocèse de Limoges. On s’y rend toujours en pèlerinage le jour de la fête. La présence de la statue du saint joue un rôle essentiel. Le clergé soutient le pèlerinage. St Pardoux apparaît à la fois comme un saint guérisseur et un saint protecteur. Son rôle lui vient de son métier : il rappelle les miracles accomplis durant sa vie. Il agit encore en remplacement du culte païen des fontaines et des pierres, pour la plus grande gloire de Dieu ! Il a longtemps apporté le réconfort dans les campagnes. Pour d’autres pèlerins, la cérémonie permet un moment de recueillement dans la belle chapelle grandmontaine.

Une légende court sur la statue de St Pardoux à Étricor. Après la Révolution, alors que la chapelle est transformée en bergerie, un des propriétaires essaie de jeter la statue au fumier. Il meurt subitement, « étranglé » par le saint (c’est tout au moins l’interprétation populaire de ce décès inattendu…) ; et le curé d’Étagnac doit venir à la tête d’une procession expiatoire, pour nettoyer la statue et la remettre en place. Une autre tradition rapporte qu’un bouvier, dont les animaux n’ont pas été guéris par la dévotion, frappe la statue du saint et lui frotte les lèvres d’ail : il tombe foudroyé !

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L’hymne à St Pardoux, telle qu’elle est chantée aujourd’hui, date du XX° siècle :

Saint Pardoux, ô notre bon père

De ton bras nous venons implorer le secours,

Garde notre bétail, entends notre prière

Et soutiens tes enfants, toujours.

⇐ La commune de La Celle a honoré St Pardoux le prédicateur, en lui donnant place dans un quartier de son blason, à l’égal du lion : la parole de conversion prêchée par St Pardoux remue notre âme autant que le rugissement du lion fait trembler nos oreilles… 

⇒ Lien vers le site Internet de la commune de La Celle.