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Giat

Église  St  Barthélémy

 

 

Un peu d’histoire…

Non loin de l’église se trouve la motte castrale de Giat. Une motte castrale est un dispositif de défense antérieur aux châteaux-forts ; celle de Giat remonte probablement à la fin du X° ou au XI° siècle. Il s’agit d’une petite colline artificielle, d’environ 60 m de diamètre et 12 m de hauteur, avec un petit terrain plat au sommet. La terre nécessaire à son édification a été obtenue en creusant un fossé, qui ceinture la motte et renforce sa protection. On suppose qu’une palissade circulaire en bois et une tour centrale également en bois (préfiguration du donjon), complétaient ce dispositif défensif. Il a été abandonné après la construction de « vrais » châteaux-forts en pierre à Herment, Fernoël et Crocq, un ou deux siècles plus tard (Crocq était en Auvergne à cette époque).

L’enfant le plus célèbre de Giat est le chevalier Pierre de Giat (1377-1427, pendant la guerre de Cent ans). Le roi Charles VII le nomme ministre des finances en 1424, puis chef du Conseil (équivalent de premier ministre) en 1425. Mais la roche tarpéienne est proche du Capitole… il est accusé de s’être rempli les poches au détriment du Trésor royal, et d’avoir poussé à la guerre à outrance alors que le rapport de force entre les deux partis (Armagnacs et Bourguignons) laissait prévoir une défaite certaine des partisans du roi… Après un procès expéditif, il est condamné à mort et exécuté. Il a toutefois laissé son nom à une rue de Giat. Deux ans plus tard, Jeanne d’Arc démontrera que le parti du roi peut quand même gagner, avec l’aide divine…

Depuis 1359, Giat est réputé pour ses foires (environ deux foires par mois), qui drainent une clientèle importante de toute la région et favorisent le commerce et les échanges.

Le chœur de l’église avec son chevet plat, éclairé par trois vitraux.

Plan de l’église : L’édifice est orienté (c’est à dire tourné vers l’orient, autrement dit vers l’Est, du côté où la lumière dissipe les ténèbres de la nuit). Il est construit selon un plan allongé, constitué d’une nef bordée de deux bas-côtés et aboutissant à un chœur au chevet plat. Un transept vient rompre la nef, avant le chœur.

Élévation extérieure : La porte d’entrée est cintrée ; de part et d’autre sont construits deux contreforts pour épauler la façade. Au dessus de la porte est percé un oculus vitré, surmonté de deux baies munies d’abat-sons.

Le clocher est de forme octogonale, posé sur une base quadrangulaire. Il est surmontée d’une croix faîtière.

La nef et ses colonnes – Elle a été repeinte en blanc et beige dans les années 1980

Élévation intérieure : La nef de l’église, sur cinq travées, est construite sur un unique niveau d’élévation constitué de grandes arcades cintrées, reposant sur des colonnes à chapiteaux, et ouvrant sur les deux bas-côtés. Elle est couverte en berceau et rythmée d’arcs doubleaux, tout comme les collatéraux.

La croisée du transept est voûtée d’ogives. Le chœur composé d’une seule travée, à chevet plat, est lui aussi voûté en berceau.

Époque et styles

L’église a été mentionnée dès 1167, avec son prieuré dépendant de l’abbaye de Mozac ; elle a connu bien des transformations. À noter qu’elle était initialement dédicacée à St Christophe (patron des voyageurs), avant d’être placée sous le patronage de St Barthélémy. Remarquons incidemment qu’elle était en dehors de l’enceinte protégée de la motte castrale…

Tête intrigante

L’église actuelle est de style néo-roman. Elle a été construite en 1875 par la commune, avec la participation de la paroisse. Le clocher et sa flèche, construits plus tôt en 1830, ne sont pas proportionnés à la hauteur de l’édifice. L’église a été rénovée après 1980, la sacristie à l’entrée et la tribune ont été supprimées.

Chapiteau avec coquilles et plantes aquatiques

De l’ancienne église romane subsistent quelques chapiteaux représentant des coquilles, des plantes aquatiques, des entrelacs.

A l’entrée du chœur, sur chaque pilier, deux têtes humaines intrigantes…


Giat - Vitraux du choeur : en cours d'affichage

Vitraux du chœur de gauche à droite :

1- l’apôtre St Barthélémy (saint patron actuel de l’église de Giat)

2- la Ste Vierge Marie

3- St Pierre, tenant en main la clé du paradis.

Regardez attentivement le haut de ces trois vitraux (cliquez sur l’image pour l’agrandir ; passez la souris sur l’image agrandie, vous verrez apparaître un signe qui vous permettra de zoomer)

– en haut des vitraux de St Barthélémy et de St Pierre, nous voyons des tours de garde de style moyenâgeux et des murs crénelés : il s’agit de portes d’entrée dans les murailles d’une ville fortifiée ;

– au centre, sur le vitrail de Ste Marie, le dôme évoque un lieu de culte : le Temple de Jérusalem, lieu sacré de la religion juive (à laquelle appartenaient les trois personnages) ; ce dôme est également protégé par des murs crénelés.

L’ensemble de ces trois éléments d’architecture représente donc la Jérusalem Nouvelle, annoncée dans le Livre de l’Apocalypse (chapitre 21), dans laquelle le Temple est remplacé par le Seigneur lui-même (chapitre 21, verset 22), symbolisé par la croix victorieuse au sommet du dôme.

affichage en cours - patientez, merci !Vitraux du transept gauche :

de gauche à droite :

1- St Jean-Baptiste

2- St Paul, la main levée dans une attitude de prédicateur.

⇒  Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Passez la souris sur l’image agrandie, vous verrez apparaître un signe qui vous permettra de zoomer.

 

affichage en cours, patientez, merci !

 

Vitraux du transept droit

⇐ de gauche à droite :

1- Ste Anne avec sa fille, la Ste Vierge Marie

2- La Ste Vierge Marie,avec son enfant Jésus dans ses bras.

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Statues et mobilier

Près de l’autel de la Vierge (Notre Dame de Lourdes) : une PIETA (terme utilisé pour désigner la Ste Vierge Marie recevant le corps de son fils Jésus mort sur la Croix).

À l’arrière, une grande plaque commémorative à la mémoire des morts des deux guerres mondiales.

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⇐ Statue de l’apôtre St Barthélémy, patron de l’église de Giat, tenant un glaive en sa main droite.

Il y a deux représentations de St Barthélémy dans l’église : un vitrail dans le chœur (voir plus haut) et cette statue, du côté de l’autel de St Joseph.

Autrefois, cette statue de St Barthélémy était portée en procession jusqu’au sommet de la motte castrale, d’où le saint bénissait tout Giat et ses environs.

Aujourd’hui encore, on expose St Barthélémy pour sa fête ; une petite procession a lieu devant l’église au son de la fanfare de la fête populaire.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face (également appelée Ste Thérèse de Lisieux, en référence à la ville où elle a passé la majeure partie de sa vie), co-patronne secondaire de la France (avec Ste Jeanne d’Arc), co-patronne des Missions (avec St François-Xavier) et Docteur de l’Église, pour avoir formulé sa doctrine de la « petite voie ».

Son costume (voile noir, robe de bure et cape blanc écru) est celui de sa congrégation du Carmel.

La rose au pied de sa cape fait allusion à sa promesse de faire tomber des pluies de pétales de roses après sa mort.

⇐ À gauche : St Jean-Marie Vianney, le saint curé d’Ars, saint patron de tous les curés du monde (Ars est un village situé près de Villefranche sur Saône).

⇔ Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Passez la souris sur l’image agrandie, vous verrez apparaître un signe qui vous permettra de zoomer.

 

 

À droite ⇒ : Bénitier en pierre de Volvic (pierre volcanique provenant de la chaîne des puys).

 

 

 

⇐ Chemin de croix en lave émaillée. À droite on reconnaît Ponce Pilate en train de se laver les mains de la vie et de la mort de Jésus, lequel est emmené par deux soldats romains vers le lieu de son supplice. C’est l’origine de l’expression populaire « je m’en lave les mains ».