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MAZAYES

Église  St  GERMAIN

 

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Présentation de la commune

Mazayes est une commune du Puy de Dôme, située au cœur du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, à une altitude moyenne de 800 m. Le nom officiel de la commune est « Mazaye », mais l’orthographe « Mazayes » est couramment utilisée.

Mazayes a attiré de nombreux nouveaux résidents au cours des dix dernières années (+25%). Les 713 habitants, appelés Mazayais et Mazayaises, se répartissent dans les neuf villages de la commune : Mazayes-Basses, Mazayes-Hautes, Champille, Grand-Chambois, Petit-Chambois, Chez Rique, Coheix, Époux, Les Gardes.

Mazayes est positionnée entre la Sioule et la partie ouest de l’ensemble volcanique de la Chaîne des Puys. Ce sont les cheires (coulées de lave) boisées qui marquent le territoire communal au nord et à l’est. Le volcanisme occupe à Mazayes une place centrale, il a façonné son territoire. Ainsi on retrouve sur la commune la présence de plusieurs coulées de lave et une exploitation de lave par la société « Andésite » (voir plus de détails ci-dessous). Le domaine forestier est également important (600 hectares).

Cet environnement privilégié en fait un terrain idéal pour les randonneurs, les vététistes, et également pour les amateurs de courses d’orientation qui disposent d’une salle « hors sac » prêtée par la Mairie à la Fédération Française de Course d’Orientation.

Le nom de Mazayes viendrait de « mas des eaux » (maison ou village des eaux). Au pied du Puy de Côme, à l’Ouest de la Chaîne des Puys, dans un environnement riche de carrières de lave et de basalte, mais aussi de forêts et d’eau pure, Mazayes a su préserver l’authenticité et la richesse de son petit patrimoine. On peut voir nombre de fontaines et d’abreuvoirs qui confirment bien la présence de l’eau dans la commune.

Une source « dite miraculeuse » coulait et coule encore à proximité de l’église ; cette source a la réputation de guérir, ou tout du moins d’améliorer la vue et de soulager nombre de maux. Chaque année, en mai, se déroule une messe suivie d’une procession à la source, où le prêtre célébrant bénit les pèlerins présents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire de la commune

Mazayes a connu une présence gallo-romaine révélée par des vestiges à plusieurs endroits de la commune. Ce territoire a ensuite été la possession de la famille Montgascon puis, du XIII° au XVII° siècle, de l’évêché de Clermont.

À la fin des guerres de religion (fin XVI°), l’ancien château, occupé par les partisans de la Ligue, est détruit par les troupes restées fidèles au roi ; Pierre Chabran, le propriétaire, afin de se soustraire aux droits de franc-fief, fait alors construire un manoir dans le village de Chambois. Après 1682, François Sevin, neveu de Jérôme Chabran, hérite du fief. En 1719, sa descendante Jeanne Sevin l’apporte par mariage à Amable de Bouchard d’Aubeterre de Saint Privat.
Ce manoir est situé à deux kilomètres à l’est du bourg. Le logis rectangulaire à deux niveaux est complété d’une tour circulaire d’escalier recoiffée en appentis. Il a été allongé et augmenté d’une aile oblique.

Eugène ROUHER (Riom 30.11.1814 – Paris 03.02.1884) – Illustre enfant de l’Auvergne, ministre de Napoléon III de 1849 à 1869 – Lithographie de Lassalle.

La mère de l’ancien homme politique français Eugène Rouher, Marie Boutarel veuve Rouher, décédée au Grand Chambois le 25 octobre 1841, a laissé un souvenir exceptionnel dans la commune de Mazayes, comme en témoigne son épitaphe sur sa tombe située sous le porche de l’église St Germain : « Ici repose notre bonne mère Marie BOUTAREL veuve ROUHER – 25 octobre 1841 », et sur une plaque plus récente à côté de la tombe « Souvenirs et regrets à celle qui fut la mère des pauvres ».

Andésite

Mazayes est fière de son entreprise Andésite SARL, installée depuis plus de 35 ans au carrefour des coulées de lave de la Chaîne des Puys et du Sancy.

« Andésite » (anciennement « Graniterie des Volcans »), est spécialisée dans l’exploitation de trois carrières (Chambois, Le Mont Dore et Volvic) et la transformation des laves issues de nos volcans d’Auvergne.

Andésite vue de très près ! Les trous n’ont pas été creusés par des animaux, mais révèlent la présence de bulles de gaz dans la lave, au moment de l’éruption.

« Andésite » est d’abord le nom scientifique (géologique) de la lave en tant que roche magmatique volcanique. Il n’existe cependant pas d’andésite vraie dans le volcanisme récent du Massif Central ; la lave issue de ces carrières est en réalité de la trachy-andésite, roche volcanique dont les caractéristiques générales (non gélivité, résistance aux températures extrêmes et aux produits corrosifs, homogénéité) en font un matériau fiable, esthétique, aux multiples utilisations.
Les applications sont infinies, dans les domaines les plus variés où leurs qualités techniques mais également la modernité, l’élégance et la sobriété de leurs tons gris, font de ces laves un matériau d’excellence. Au-delà de l’exceptionnelle variété offerte par les trois carrières, le savoir-faire  de cette entreprise réside dans sa capacité à les transformer en produits finis : dalles, plaques, murs, carrelages, monuments funéraires, bancs, fontaines, bordures, pavés, escaliers, sculptures, etc…

De caractéristiques très voisines, les laves de ces trois carrières ont des prédispositions communes sur le plan technique. Quelques spécificités, notamment au niveau de leur aspect, ouvrent sur des applications particulières.

La lave de Chambois est aujourd’hui ambassadrice du volcanisme régional, présente dans les parements et surfaces de circulation de grands bâtiments publics tels que Vulcania, la Grande Halle d’Auvergne, ou encore la gare du train à crémaillère au sommet du Puy de Dôme.
Cette lave est largement utilisée dans la fabrication de produits pour le bâtiment en usage extérieur, parements de façades, murs, dallages mais également dans la fabrication de mobilier urbain.
Grain fin ou bulleux, d’un gris soutenu élégant mais toujours différent, la lave de Chambois trouve aussi de nombreuses applications en décoration intérieure.

La lave du Mont Dore, qualifiée parfois de «Sancyte» par les géologues, se caractérise par une couleur gris clair parsemée de gros phénocristaux blancs de sanidine.
« Andésite » exploite aussi l’unique carrière du Sancy, dont la lave excelle dans les applications industrielles et techniques pour sa stabilité et sa résistance aux variations de température, ainsi que dans les produits d’émaillage pour ses caractéristiques chimiques qui créent, à très haute température, une véritable fusion avec l’émail.
Sa couleur gris clair illuminée de cristaux blancs lui donne un aspect très à la mode pour des applications purement décoratives…

La lave des cathédrales
Aujourd’hui mondialement célèbre pour son eau minérale, Volvic doit pourtant sa notoriété depuis le XIII° siècle à sa lave, dite « pierre de Volvic ». « Andésite » exploite l’une des carrières du Puy de la Nugère, située dans le bassin – sensible et protégé – des eaux de Volvic.
La lave de Volvic, sombre et élégante, historiquement présente dans toutes les constructions régionales, est aujourd’hui mondialement reconnue notamment pour sa haute résistance aux produits corrosifs.
Produits techniques pour le secteur industriel, supports à émailler de toutes natures et toutes tailles, produits de construction, restauration de monuments historiques, les applications sont nombreuses pour cette lave de très haute qualité.

L’église St Germain, patrimoine de Mazayes

L’édifice est construit sur une place où s’élèvent une croix et un monument aux morts, dans le village de Mazayes-Basses. À proximité se trouve le cimetière, qui jadis servait aussi de lieu d’inhumation pour la paroisse voisine de Ceyssat et Allagnat.

L’église orientée (c’est à dire tournée vers l’orient) est construite selon un plan allongé se terminant par un chevet plat.
Des bâtiments annexes flanquent l’édifice sur les façades nord et sud.
L’ensemble est couvert par une toiture à bâtière (c’est à dire en V inversé), à l’exception du clocher qui possède un toit en pavillon (c’est à dire à quatre pans). Il y a très peu d’ouvertures dans les murs.

Porche en plein cintre

⇐ L’entrée principale est sur la façade occidentale, à deux niveaux d’élévation. Elle est percée d’un portail en arc brisé, précédé d’un porche en pierre encadré de deux puissants contreforts. L’ensemble est surmonté au second niveau d’une baie en arc brisé.
Les murs gouttereaux (c’est à dire protégés du ruissellement par une gouttière) sont percés de baies en plein cintre sur deux niveaux.
Un clocher quadrangulaire surmonte l’édifice ; il est ouvert sur chaque face par une baie en plein cintre munie d’abat-sons.

La nef : vue prise du chœur en direction du portail (au fond). L’ancienne chaire à prêcher (au fond à gauche) a été reconvertie en présentoir de bouquets. Par sa statue, Marie, Mère de l’Eglise, trône au dessus du portail.
La nef : vue prise du portail vers le chœur (au fond) ; à remarquer : le fleurissement de cette modeste église…

L’édifice comprend trois travées dans une unique nef couverte de croisées d’ogives, sur laquelle s’ouvrent deux chapelles latérales.
Le chœur à chevet plat est voûté en berceau plein-cintre ; la première travée est voûtée d’ogives, alors que les deux autres sont voûtée d’arêtes. Quant au porche, il est également voûté en berceau plein-cintre.

Dans cet édifice, on découvre de nombreuses époques et styles : XII°, XV°, XVIII°, XIX° et XX° siècles.

Chœur de l’église, autel, bouquets de fleurs, statues de Ste Barbe et St Mayeul, au pied du crucifix.

Le chœur semble être la partie la plus ancienne du bâtiment, et daterait du XII° siècle. La première travée et les deux chapelles latérales auraient été construites au XV° siècle.
Quant aux deux autres travées, elles ont été ajoutées au XVIII° siècle, comme en atteste la date de 1772 inscrite sur la clé de voûte de la seconde travée. A cette époque, d’importants travaux ont été réalisés : construction du clocher et d’une sacristie, voûtement des chapelles latérales.
Au XIX° siècle une nouvelle chapelle est construite ; et en 1924 un devis est établi pour faire refondre des cloches fêlées.

L’intérieur de l’église a été totalement restauré en 1982, et ce lieu est désormais un petit bijou, avec ses statues en bois doré et un magnifique retable en bois représentant le baptême de Jésus par Jean-Baptiste (photo ci-contre), qui a été retrouvé dans les réserves, ainsi qu’une tête de Christ joliment exposée dans l’édifice.

Tête de Christ en bois
Ste Barbe et sa tour
St Mayeul, quatrième abbé de Cluny

 

 

 

 

 

 

 

 

⇒ Cliquez ici pour en savoir plus sur Ste Barbe, sainte patronne des pompiers, des mineurs, des artilleurs et artificiers, et bien d’autres encore…

⇒ Cliquez ici pour en savoir plus sur St Mayeul ou Maïeul, quatrième abbé de Cluny, né vers 910 à Valensole (aujourd’hui dans les Alpes de Haute Provence), mort et enterré en 994 à Souvigny (aujourd’hui dans l’Allier, donc pas très loin de Mazayes, ce qui explique probablement la dévotion à ce saint et la présence ici de sa statue).

Pour compléter la remise en état de l’extérieur de l’église, le clocher a été refait en entier. Un crépissage total, s’insérant harmonieusement dans l’environnement, termine la restauration.

Enfin, le chauffage a été installé dans l’édifice à l’hiver 2017.

St GERMAIN, saint patron de l’église

Bannière de St Germain portée en procession le jour de la fête

Saint Germain de Paris (à ne pas confondre avec St Germain l’Auxerrois), surnommé la « lumière des Gaules », naquit vers l’an 500, près d’Autun en Bourgogne, d’une noble famille gallo-romaine.

Tout jeune, Germain faillit être victime d’une mère dénaturée et d’une grand-mère criminelle ; mais Dieu veillait sur cet enfant de bénédiction et le réservait à une grande destinée.
Germain se réfugia près d’un ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il s’appliqua chaque jour à imiter la piété et les vertus.

L’évêque d’Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l’Onction Sacerdotale (c’est à dire qu’il l’ordonna prêtre), puis le nomma bientôt Abbé du monastère bénédictin de Saint-Symphorien d’Autun.
Il se distingua par ses abstinences, ses veilles, ses aumônes. Avec le signe de la Croix, il éteignit un incendie qui menaçait de détruire le monastère. Il opéra plusieurs guérisons miraculeuses.

Icône de St Germain de Paris

Par ces temps d’invasions barbares, de guerres fratricides entre les différents royaumes francs et de dévastation, sans oublier les famines et les épidémies, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d’un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l’aumône, au point qu’un jour il donne jusqu’au dernier pain de la Communauté.
Les moines murmurent d’abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le manque de foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger.
Il priait encore, lorsqu’une dame charitable amène au monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé.
La leçon profita aux moines, qui se repentirent de leur réaction…

Statue du roi Childebert I° – Musée du Louvre

Mandé à Paris par le roi des Francs Childebert I°, fils de Clovis, il s’y rendit avec cinq religieux. Un jour qu’il était en prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris : « Que signifie cela ? demande l’Abbé. – C’est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville« . Quatre ans plus tard, Germain est ordonné évêque, malgré sa résistance. Il n’en resta pas moins moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu’il avait pratiquées dans la clôture du monastère d’Autun.
Après les fatigues d’une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer des nuits entières au pied de l’autel.
Sa nouvelle dignité n’apporta aucun changement dans sa manière de vivre : on le voyait encore simple, frugal, mortifié et pénitent. Il avait toujours plusieurs pauvres à sa table.

Le roi Childebert I°, qui jusque-là avait mené une vie peu chrétienne, ne put résister à l’onction des discours du Saint : il se convertit, et bannit de sa cour tous les désordres.

Statue de St Germain de Paris, église de Mazayes

Un jour Childebert lui envoya six mille solidi (= sous) d’or. Germain alla immédiatement au palais pour remercier le roi, et durant le trajet il en distribua trois mille aux pauvres qui se présentèrent à lui.
« Vous reste-t-il encore de l’argent ? demanda le roi. – J’ai encore la moitié de ce que vous venez de m’envoyer, répondit Germain : il ne s’est point trouvé assez de pauvres sur ma route pour épuiser la somme entière.
Seigneur, reprit le roi, distribuez tout ce qui reste : avec la faveur du Christ, nous aurons toujours de quoi donner« .
Et, brisant les vases d’or et d’argent qu’il trouva sous sa main, Childebert en remit les précieux fragments à l’évêque.
Le Saint employait une grande partie des nombreuses ressources dont il disposait, à payer le rachat des captifs, la rançon des prisonniers, la mise en liberté des esclaves.

Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat ; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu’il secourut, de prisonniers qu’il délivra, avec l’or des largesses royales. Dans plusieurs Conciles, il fut regardé comme la « lumière des Gaules ».

Le roi Caribert – Tableau de Jean-Joseph Dassy (XIX° siècle)

Saint Germain eut à intervenir dans la vie du roi Caribert qui succéda à Clotaire, quand il l’excommunia après son mariage avec Marofève, une religieuse.
Sous le règne de Chilpéric I°, il se montra un homme de paix au milieu des terribles querelles qui opposèrent les reines Frédégonde et Brunehaut.

On lui doit la construction de la célèbre abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à la campagne (comme son nom l’indique), mais non loin de l’enceinte du Paris de l’époque.

Il mourut le 28 Mai 576, plein de mérites, vers l’âge de quatre-vingts ans. On l’enterra dans son abbaye, à côté des deux rois qu’il avait connus, Childebert et Caribert. On le fête donc le 28 mai.

Pour en savoir plus sur Mazayes : site Internet de la commune