Agenda

octobre 2020
LMMJVSD
    1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
« Sep   Nov »

Catégorie d’événements

Derniers articles

Catégorie d’articles

Jeudi de l’Ascension, 21 mai 2020, en période de déconfinement

Jeudi de l’Ascension, 21 mai 2020, en période de déconfinement


Chers amis,

Avec le soleil généreux de ces jours-ci qui vient alléger notre tristesse de ne point pouvoir célébrer l’Ascension comme à l’ordinaire à Orcival… Voici un texte qui peut accompagner votre méditation personnelle…

Bien à vous et belle fête de l’Ascension.

P. Jean-Marc Couhert


Le matin de Pâques, les femmes viennent au tombeau de très bonne heure. Elles sont accueillies par un ange qui leur dit : « Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié, Il n’est pas ici car Il est ressuscité. Venez voir l’endroit où Il reposait » (Mt 28, 26). Voilà la parole de l’ange de la Résurrection : « Regardez le ciel. Il est au ciel, pas dans les nuages, mais en Dieu. »

Et voilà que quarante jours plus tard, le jour de l’Ascension, les anges disent exactement le contraire : « Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » (Ac 1, 11) Comme si les anges voulaient dire : « il est temps de vous occuper de la terre au lieu de rester là, regardant le ciel. C’est l’heure de faire entrer du ciel sur la terre ! »
À quarante jours de distance, les anges se contredisent. Ont-il perdu la mémoire ? N’ont-ils pas les mêmes consignes ? Ont-ils changé de chef, de cap ?…

À Pâques les anges disent de ne pas regarder vers la terre, mais plutôt le ciel où Jésus s’en est allé. Ne voudraient-ils pas plutôt nous dire : « la terre n’est pas votre horizon ! » À l’Ascension les anges disent le contraire : « Occupez-vous plutôt de la terre au lieu de fixer le firmament ! » Ne voudraient-ils pas nous dire : « Ne vivez pas dans les nuages ! »

Elle a du poids, aux yeux de Dieu, cette humanité qui est la vôtre, avec vos joies et vos espoirs, vos tristesses et vos angoisses. Elle a du poids, aux yeux de Dieu, notre humanité telle qu’elle est, telle qu’elle va, telle qu’elle essaie d’avancer dans la foi et l’amour au souffle de l’Esprit. Elle a du poids notre humanité sous le regard du Seigneur. C’est de cette humanité que le Christ a voulu se rendre proche selon la volonté de son Père.

Le chrétien doit regarder la terre et le ciel. C’est là le paradoxe de la vie chrétienne. Le chrétien regarde en effet le ciel où Jésus l’a précédé… en attendant de le suivre un jour et d’y recevoir une plénitude de Lumière, d’Amour et de Vie. Mais en même temps le chrétien a une place sur cette terre et le Christ l’envoie en mission : dire, en le vivant, l’amour sans condition de Dieu. Le chrétien est un pèlerin sur cette terre et en marche vers le ciel. Il est engagé dans le travail de la construction du monde et de son humanisation. Il foule la terre de ses pieds, mais les idées qu’il porte dans son cœur sont des idées du ciel.

Homme de paradoxes, le chrétien met toutes ses forces et toute son énergie au service du progrès du monde. Il est citoyen loyal de la cité des hommes où il tient un rôle prophétique en annonçant et en servant ce qui humanise et dénonçant ce qui abîme l’homme. Mais il est aussi à part entière citoyen de la cité de Dieu. Comme le Christ tout en étant Fils de Dieu s’est fait homme, le chrétien tout en étant pleinement homme « partage la nature divine » par le baptême, comme l’affirme Pierre (2 P 1,4). Il regarde la terre, mais il n’oublie pas le ciel.

Il est l’homme des paradoxes : justifié mais aussi pauvre pécheur, marqué par des faiblesses mais fort dans l’Esprit, homme de l’effort mais porté par la grâce, engagé dans le monde et citoyen du ciel, exposé à la mort mais promis à une vie éternelle, aimant les hommes et aimant Dieu parce qu’aimé d’abord par Dieu. Vivre comme le Christ, c’est vivre les pieds sur terre, en voulant faire entrer avec nos mains, nos cœurs, nos efforts – personnels et collectifs – du ciel sur la terre, du bleu dans la grisaille des jours… Chaque instant dans ce monde a une vocation d’éternité. Notre vie a du prix, du poids, du sérieux, de l’épaisseur…

Depuis l’Ascension, Dieu nous veut adultes et responsables. Il ne vient pas dicter nos décisions, il vient les inspirer et les soutenir. Il vient nous donner de bâtir le monde selon « la maquette » éternelle de son amour.

« À la manière des premiers apôtres que le Christ ressuscité attend en Galilée, nous sommes appelés à nous mettre en route pour rejoindre ceux qui se questionnent sur les choix de société et ceux qui travaillent dès à présent à l’avènement d’un monde nouveau. Cette pandémie accélère l’histoire en développant une conscience commune des enjeux auxquels l’humanité fait face. Elle nous offre l’opportunité de favoriser l’émergence d’une communauté humaine mondiale, incarnée dans des corps, des histoires et des cultures diverses. C’est un signe d’espoir essentiel pour l’avenir et le monde qui vient. Pour nous chrétiens, cet espoir s’enracine dans notre foi au Christ ressuscité et la promesse que la Vie a vaincu définitivement la mort. (ACI, le 11/05/2020)

P. Jean-Marc Couhert

 

Prière à Notre Dame d’Orcival

Notre Dame d’Orcival, Toi que la foule en fête, depuis les temps anciens vient toujours vénérer au jour de l’Ascension et dans le mystère de ta Nativité ;
Vers toi sont accourus tant de souffrants pour que tu les présentes à ton Fils, Jésus le Sauveur ;
Vers toi sont revenus de nombreux parents comblés de te présenter l’enfant tant désiré,
Ton sanctuaire reçut les chaînes des captifs de retour, enfin libres, sous leur toit…
Les jeunes t’ont confié leurs projets d’avenir ou leur vocation ;
En se tournant vers Toi, tant de cœurs en détresse ont retrouvé la foi, l’espérance et la joie ;
Toi qu’on aime à invoquer ici, depuis la nuit des temps, aide-nous à marcher comme Toi dans la lumière de Dieu et le service des frères :
Accueille nos appels pour ceux que nous aimons, pour l’Eglise de ce temps, le monde qui souffre et espère, et pour nous qui avons recours à Toi…