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Dimanche 26 avril 2020 en période de confinement

Dimanche 26 avril 2020 en période de confinement


Bonjour à vous tous…

Approchent-ils les jours où nous nous retrouverons ? Nous l’espérons, le désirons… Les contours semblent encore un peu imprécis, mais il semblerait que cela avance…. Pour l’instant nous continuons à vivre confinés mais pas repliés…

Voici quelques mots en lien avec l’évangile de ce dimanche qui nous conduira à Emmaüs. Cet Emmaüs, il semble bien difficile à localiser géographiquement : certainement pour nous dire que sur tous nos chemins le Ressuscité fait route avec nous et que son Esprit nous porte.

Cliquez ici pour découvrir le bulletin paroissial « printemps 2020 » qui n’a pu être distribué par voie postale…

Jetez aussi un coup d’œil à la rubrique Prière qui présente une autre approche de l’évangile de ce dimanche sur les pèlerins d’Emmaüs

 

Fraternellement

Père Jean-Marc COUHERT


Troisième dimanche de Pâques, année A

Deux marcheurs, pèlerins de l’exode… et de «la déconfiture»…
Grande est leur tristesse, lourd leur désespoir. Désemparés, affligés et perdus, ils semblent avancer sans destination, sans feu pour les guider. Ils marchent le cœur lourd, et cette fois sans leur maître Jésus. Ils marchent avec une sensation de vide, de vertige, d’abîme sans fond. Ils errent dans les ténèbres. Mais le chemin qui les conduit de Jérusalem à Emmaüs va devenir, grâce à leur nouveau compagnon, un pèlerinage à travers les Écritures, afin de les amener, au bout du parcours, à comprendre ce qui est arrivé à Jésus : le chemin de l’amour jusqu’au bout que Dieu est venu ressusciter.

Qui n’a pas marché sur un chemin, un chemin intérieur, où tout semblait perdu (déception, désillusion, échec, découragement, brisure ou déchirure…), un chemin qui tourne le dos aux jours heureux, à l’ardeur et à l’espérance des débuts ?… Sur ce chemin, qui n’a jamais cherché à comprendre ce qui arrivait ? C’est difficile de se relever, de poursuivre la route quand un événement nous a secoué, ébranlé…

Nous voilà, comme ces deux amis, sur la route qui éloigne des événements douloureux. Une présence amie qui écoute les peines, les questions, les découragements. C’est un peu un timide rayon de lumière, comme celui qui ose se glisser sous une porte fermée pour indiquer le jour ?…

Cette présence qui nous rejoint, nous redonne d’espérer. On a envie qu’elle demeure avec nous. « Reste avec nous». Cette parole d’amitié, doucement suppliante, déjà nous sauve, comme les deux amis.

À l’auberge, il pose ce geste qui n’appartient qu’à lui, il rompt le pain comme son corps, la présence demande de se donner, de se livrer à l’autre : Dieu s’est fait connaître en se donnant tout entier. Son passage, son sillage se dit dans le don et Jésus en a été le lumineux témoin et l’authentique serviteur.

Jetons un dernier regard vers ceux d’Emmaüs… Chaque étape de leur expérience peut être accueillie comme un indice pour découvrir Jésus vivant : l’accueil de l’autre sur la route, le dialogue, l’expression de ce qu’on porte, que ce soit noir ou lumineux, la lumière de l’Écriture, l’hospitalité, le partage du pain, la découverte du sens, l’annonce à d’autres.

La lecture du récit des disciples d’Emmaüs, sans oublier ce que nous vivons, ne pourrait-elle pas nous aider à découvrir le ressuscité dans notre vie et dans le monde ?

Nous sommes frères et sœurs de ces deux marcheurs vers Emmaüs, sur le chemin de nos vies, de nos situations, des événements.
C’est là, et non dans les nuages, que nous rejoint le Ressuscité pour faire chemin avec nous, comme nos deux frères.

P. Jean-Marc Couhert

Seigneur Jésus, souviens-toi

de cette petite maison là-bas à Emmaüs,
et du bout du chemin qui y conduit
quand on vient de la grand-route.
Souviens-toi de ceux qu’un soir, tu abordas là bas,
souviens-toi de leurs cœurs abattus,
souviens-toi de tes paroles qui les brûlèrent,
souviens-toi du feu dans l’âtre
auprès duquel vous vous êtes assis,
et d’où ils se relèvent transformés,
et d’où ils partirent vers les prouesses d’amour….
Regarde-nous.
Vois, nous sommes tous pèlerins d’Emmaüs,
nous sommes tous des hommes qui peinent
dans l’obscurité du soir,
las de doutes après les journées méchantes.
Nous sommes tous des cœurs lâches, nous aussi.
Viens sur notre chemin, brûle-nous le cœur à nous aussi.
Entre avec nous t’asseoir à notre feu….
Et qu’exultant de joie triomphale, à notre tour,
nous nous relevions pour bondir révéler
la joie à tout homme au monde
en l’Amour à jamais jusqu’à notre dernier souffle….

Abbé Pierre

Image d’illustration : « Les pèlerins d’Emmaüs », par Caravage (1601). Tableau exposé à la National Gallery (Londres). ⇒ En savoir plus sur ce tableau du Caravage.


Une nouvelle possibilité est offerte pendant la période de confinement où beaucoup participent à la messe à distance (Internet, télévision, radio…) : donner à la quête virtuelle (par Internet ou par SMS).

⇒ Cliquez ici pour en savoir plus.