Agenda

octobre 2020
LMMJVSD
    1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
« Sep   Nov »
  • Pas d'événement aujourd'hui
Sacrements/Prière > Prière

18 octobre

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Chapitre 22, versets 15 à 21

En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Jésus perçoit très bien les intentions perverses et malhonnêtes des pharisiens. Mais, il ne les prend pas frontalement sachant très bien que leur question est piégée. Si Jésus leur répond qu’il faut payer l’impôt à César, il se fait le collaborateur de l’occupant romain, et il est infidèle à la loi juive. S’il répond qu’il ne faut pas payer l’impôt, les pharisiens pourront le dénoncer aux autorités romaines pour rébellion.
Jésus nous renvoie toujours à nous-même et à nos intentions pas toujours très droites. Il nous déplace en allant au-delà de « rendez à César ce qui est à César » par « et à Dieu ce qui est à Dieu ».
Un cap clair : ne pas se perdre dans ce qui s’impose dans la vie en société (l’impôt par exemple) mais porter attention avant tout à ce à quoi nous sommes appelés, invités pour vivre de la présence de Dieu dans notre vie quotidienne. Belle chasse aux trésors cette semaine !
Emmanuelle Huyghues Despointes,
centre spirituel du Cénacle

Cette semaine, regardons nos attentions et intentions envers les autres en toute honnêteté. Sont-elles justes ou cherchent-elles à influencer l’autre ? Sont-elles pleines d’amour pour aider l’autre à grandir ou pour pointer ce qui ne va pas à nos yeux ? Sont-elles là pour aider l’autre à se mettre debout ou pour le piéger par rapport à ce que nous pensons ou croyons voire le mettre en difficulté ? Tout cela est sûrement, bien sûr, mélangé dans nos intentions. Alors faisons un vrai tri en toute honnêteté. Pensons chaque jour aux paroles que nous pouvons avoir : sont-elles pour aider, aimer l’autre ou pour « le mettre à l’épreuve » ? Tournons sept fois notre langue dans notre bouche avant de parler et le soir recueillons les fruits de notre coeur droit et aimant envers les autres.


Du 11 au 18 octobre 

Prière de la semaine missionnaire :

Dieu notre Père,
donne-nous l’audace des prophètes.
Sans regarder en arrière, avec confiance,
nous voulons répondre avec joie :
« Me voici, envoie-moi ! »
Ouvre nos oreilles et nos cœurs à ta Parole.
Seigneur Jésus, aujourd’hui encore tu nous appelles
personnellement : « Viens, suis-moi ! »
Nous te confions tous les missionnaires,
Que l’Esprit de Pentecôte continue de les fortifier,
Que tous unis par un même baptême,
nous soyons les témoins vivants de ta miséricorde.
Amen


 

PRIERE  AU  CREATEUR

Seigneur et Père de l’humanité,

toi qui as créé tous les êtres humains avec la même dignité,

insuffle en nos cœurs un esprit fraternel.

Inspire-nous un rêve de rencontre, de dialogue, de justice et de paix.

Aide-nous à créer des sociétés plus saines

et un monde plus digne,

sans faim, sans pauvreté, sans violence, sans guerres.

 

Que notre cœur s’ouvre

à tous les peuples et nations de la terre,

pour reconnaître le bien et la beauté

que tu as semés en chacun

pour forger des liens d’unité, des projets communs,

des espérances partagées.

Amen !

Pape François


Prière d’une petite cruche

Seigneur, excusez-moi si je vous dérange! 
Il m’est venu à l’idée tout à l’heure
que vous aviez peut-être besoin d’un saint… 
Alors, je suis venu pour la place,
je ferai très bien l’affaire!

Quoi qu’on en dise,
le monde est rempli de gens parfaits. 
Il y en a qui vous offrent beaucoup de sacrifices et,
pour que vous ne vous trompiez pas en les comptant,
ils les marquent avec une petite croix sur un carnet. 

Moi, je n’aime pas faire des sacrifices. 
Ça m’ennuie énormément. 
Ce que je vous ai donné, Seigneur,
vous savez bien que vous l’avez pris
sans permission. 
Tout ce que j’ai pu faire,
c’est de ne pas rouspéter…

Il y a aussi des gens qui se corrigent
d’un défaut par semaine. 
Il sont forcément parfaits
au bout d’un trimestre. 
Moi, je n’ai pas assez confiance en vous
pour faire ça. 
Qui sait si je vivrais encore au bout de la première semaine? 
Vous êtes si imprévisible, si impulsif,
mon Dieu! 
Alors, j’aime autant garder mes défauts…
en m’en servant le moins possible.

Les gens parfaits ont tant de qualités
qu’il n’y a plus de place en leur âme
pour autre chose. 
Ils n’arriveront jamais à être des saints. 
D’ailleurs, ils n’en ont pas envie…
de peur de manquer à leur humilité.

Mais, Seigneur, un saint, c’est un vase vide
avec un peu de boue au fond. 
Ce n’est pas propre, je le sais bien…

Si vous ne voulez pas de moi non plus,
Seigneur, je n’insisterai pas.
Réfléchissez pourtant à ma proposition,
elle est sérieuse. 

Quand vous irez dans votre cellier,
rappelez-vous que vous avez,
quelque part sur la terre,
une petite cruche à votre disposition!…

Auteur anonyme, Extrait de la revue Prier

Dieu notre Père, tu viens à ma rencontre et tu me demandes :

« Veux-tu travailler
à ma vigne aujourd’hui ? »

Qui suis-je pour que
tu me fasses confiance ?

Donne-moi, Seigneur,
de croire en ta parole de vie,

de l’écouter pour la mettre
en pratique.

Donne-moi aussi de croire
suffisamment en moi pour oser répondre oui,

un vrai oui, un oui qui engage toute ma vie à la suite
de Jésus 

frère Nicolas MORIN fraternité franciscaine de Besançon


 

Père,

garde-moi le goût de vivre, de jubiler pour Toi.

Que la nostalgie, la fatigue, la morosité, le manque d’élan

soient évacués pour laisser place à l’éblouissement,

à une ouverture du cœur à toutes choses saintes, amicales,

généreuses.

Que la porte du cœur généralement entrouverte soit poussée

et que Tu viennes chez Toi, dans l’essence même de notre être.

Visite, occupe, assainis tous les recoins.

Fais sauter les gonds, que rien ne Te soit dissimulé.

Que le soleil que Tu es fasse le grand ménage printanier.

Installe-toi, occupe Ta maison,

Tu es là, Seigneur, chez Toi.

Viens, entre, vite, vite !...

 

Michael Lonsdale ( acteur)

 

 


Merci, Seigneur
Pour les semaines d’été,
Pour les découvertes et les rencontres,
Pour la beauté contemplée,
Pour le silence et l’amitié,
Pour l’amour renouvelé et le repos !
Merci pour ce trésor :
je le garde dans mon corps et dans mon cœur.
Maintenant,
c’est la rentrée dans le temps ordinaire.

Charles Singer

 

Et oui, c’est la rentrée !
Et une rentrée tout en couleur !
Durant ces vacances d’été, nous entendions régulièrement sur les ondes des codes de couleur…
Rouge, vert, orange, jaune…
Ceux-ci concernaient le COVID 19, les pays à éviter comme destination de vacances, les pics de chaleur et aussi l’organisation de ce début d’année scolaire.
Fin juin, on nous annonçait une reprise partielle, un retour à la « vie normale » … en plusieurs étapes. Mais voilà, fin juillet, nous étions déjà replongés dans un « semi- confinement », pas de festival, pas de folklore, pas de rassemblement, pas de mariage, pas de fête foraine, une bulle restreinte de 5 personnes, distanciation et surtout : « Sortez masqués ».
Beaucoup d’entre nous sont passés de l’espoir au désespoir. Et dans cette situation de nombreuses questions resurgissent : Combien de temps cela va-t-il encore durer ? Allons-nous revivre un confinement complet comme en ce début de printemps ? Qu’en sera-t-il de l’année scolaire qui vient ? Pouvons nous prévoir des rencontres, des formations, une reprise normale de toutes nos activités ? Et si oui… dans un mois, deux mois ou plus… ? Certains pensent peut-être déjà aux fêtes de fin d’année et particulièrement à la Noël. Serons-nous obligés de vivre cette belle naissance comme nous avons célébré, chacun de notre côté la précédente fête de Pâques ?
Notre vie est un peu suspendue à un fil. Comme un « yo-yo ». On monte, on descend et on ne sait pas quand cela va s’arrêter.
Une chose est sûre, nous devons aller de l’avant !
La nostalgie, les regrets nous enferment autant que la souffrance. Laissons-nous porter par les paroles du prophète d’Esaïe qui nous encourage à avancer avec confiance. « Ne vous souvenez plus des premiers évènements, ne ressassez plus les faits d’autrefois. Voici que moi je vais faire du neuf qui déjà bourgeonne ; ne le reconnaitrez-vous pas ? » (Esaïe 43,18-19)

Jésus nous invite également à regarder devant soi. « Celui qui se met à labourer puis regarde en arrière, n’est d’aucune utilité pour le Royaume de Dieu » (Luc 9,62)

Alors, laissons-nous porter par ces encouragements. Utilisons toutes les couleurs du monde, non pas pour nous isoler et nous séparer… mais au contraire pour créer ensemble un arc-en-ciel composé d’accueil, de bienveillance, de tendresse, de patience, de solidarité, d’entraide et d’amour.
Comme le chante si bien Antoine Armedan :
« On pourra plus faire comme avant
Car ce qui brûle à l’intérieur
Ce ne sont pas ces bons vieux plans
C’est plutôt rempli de couleurs
On pourra plus faire comme avant
Parce qu’au creux de la lenteur
On a récolté des fragments
Qui ressemblent à ceux du bonheur
Ça réveille des rêves fous
Ça donne envie d’être surtout
Ensemble, c’est tout. »

 

 

Prière pour la sauvegarde de la Création

 

Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.
Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et sœurs sans causer de dommages à personne.
Ô Dieu des pauvres, aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.
Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction.
Touche les cœurs de ceux qui cherchent seulement des profits aux dépens de la terre et des pauvres.
Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.
Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

(Encyclique laudato si)

 

 


POUR  VOUS  QUI  SUIS- JE?

Seigneur Jésus, toi qui t’es révélé à tes disciples petit à petit, pour qu’ils puissent comprendre, toi qui nous as appris que celui « qui t’a vu a vu le Père », toi qui nous as promis que l’Esprit que tu nous enverrais nous éclairerait sur ce que ton message avait d’obscur pour nous, sois béni de vouloir te révéler à l’humanité. Apprends-nous à te chercher en vérité avec la certitude que tu veux te donner à tous et que tu confies à chacun une place dans la construction de ton Royaume. Nous te prions aussi pour ceux qui ont de toi une image défigurée. Qu’ils te découvrent tel que tu es.


 

Prière pour la France
Ô Vierge très sainte,
garde l’Église dans la fidélité à l’Évangile de ton Fils.
Fais de tous les baptisés des témoins de la vérité
et des bâtisseurs de paix.
Mère admirable, étends ton manteau de tendresse
sur chacun de nous.
Veille sur les familles afin qu’elles connaissent
le bonheur d’aimer et de transmettre la vie.
Aide les jeunes à avancer sur le chemin de la foi,
de l’espérance et de la charité.
Toi qui as donné au monde le Christ Sauveur,
ouvre nos coeurs à toute détresse,
inspire-nous les gestes de solidarité et d’accueil,
à l’égard des frères les plus fragiles.
Ô Notre Dame, patronne de la France,
toi qui veilles sans trêve sur notre pays,
tu as célébré les merveilles du Seigneur,
tu as chanté la fidélité de Dieu aux promesses
faites à nos pères.
Nous te bénissons car tu es celle qui a cru
en l’accomplissement de la parole de Dieu
et en son amour qui s’étend d’âge en âge.
Amen.


Prière à l’occasion de l’Assomption de Marie 15 août 2020

Seigneur notre Dieu, par l’intercession de Marie notre Mère,
garde toute ton Eglise, baptisés, consacrés et ministres ordonnés,
dans sa mission prophétique :

qu’elle proclame avec douceur et persévérance la beauté de toute vie humaine,
qu’elle témoigne de ta tendresse envers toute personne en situation douloureuse,
qu’elle poursuive sans se lasser sa mission d’éclairer les intelligences et les consciences
pour un juste discernement des techniques biomédicales offertes à l’ingéniosité humaine.

Amen.

Conférence des évêques de France

 


19è dimanche du T.O

ACTION  DE  GRACES

Nous te bénissons, Seigneur Dieu,

pour Elie le prophète
qui a reconnu ta venue
dans le murmure d’une brise légère.
Nous te bénissons,
pour Simon-Pierre
qui, dans le vent et la tempête,
est sorti de la barque
pour marcher vers Jésus.

Nous te bénissons
pour les jours de paix et de silence,
où nous éprouvons quelque chose de ta douceur.
Et nous te bénissons
pour la foi que tu nous donnes
quand les temps sont mauvais.
Tu ne veux pas que le doute alors
entame notre confiance.
Tu nous rappelles
que tu es le Maître de toute chose.

Déjà tu veux nous rassembler dans ton Christ
et avec tous les enfants de la promesse
nous mettons notre joie à te dire :

Notre Père…

 

 


« Comme un arbre planté près de l’Eau Vive,
apprends-moi, Esprit Saint,
à prendre racine en profondeur »

« Comme un arbre planté près de l’Eau Vive, viens, Esprit Saint, viens m’apprendre à me taire, à faire du silence une prière, à laisser pousser les racines de mon cœur, à devenir un arbre qui porte des fruits pour tous les Hommes qui ont faim et soif d’amour.

Viens, Esprit Saint, donne-moi la force de pouvoir encore m’arrêter, pour écouter le murmure de la Parole de Vie, loin de la drogue du bruit, de la valse des mots ; fais de moi un arbre solidement planté, près d’un cours d’eau et qui porte fruit.

Viens, Esprit Saint, enracine-moi dans l’Amour du Dieu vivant, afin qu’à chacune de mes saisons et jusqu’au soir de ma vie, je reste fécond et florissant.

Viens, Esprit Saint, quand surgissent épreuves et tempêtes, quand se lève le vent du désert ou du malheur, quand surgit la sécheresse du doute et que triomphe le ricanement des rieurs, enracine mon amour aux sources de la foi et rien ne me déracinera.

Viens Esprit Saint, apprends-moi à prier, à prendre racine en profondeur, à rejoindre les nappes souterraines de mon cœur, à écouter Ta chanson secrète qui me poursuit afin que je sache accueillir ton Amour qui gardera vert le feuillage de ma vie.

Viens, Esprit Saint, donne-moi le courage de creuser au-delà des couches d’argile, de dépasser en moi bien des zones stériles, de contourner patiemment les cailloux et les pierres, car la solidité d’un arbre s’enracine dans l’épaisseur de la terre.

Viens, Esprit Saint, fais de moi un arbre solide et de plein vent, un arbre dont la sève jaillit des racines du cœur ; les Hommes ont tellement besoin d’arbres vivants et de leur paix et de leur fraîcheur !

Viens, Esprit Saint, fortifie en moi l’Homme intérieur, que, par la foi, le Christ habite en mon cœur, enracine-moi en Dieu, jour après jour, afin que les fruits de ma vie aient le goût de Son Amour ! Amen. »

Père Michel Hubaut


LAUDATO SI

Dieu aimant, Créateur du ciel, de la terre et de tout ce qu’ils contiennent.
Ouvre nos esprits et touche nos cœurs, afin que nous puissions faire partie de la création, ton don.
Sois présent pour les nécessiteux en ces temps difficiles, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables.
Aide-nous à faire preuve de solidarité créative pour affronter les conséquences de cette pandémie mondiale.
Rends-nous courageux en acceptant les changements apportés à la recherche du bien commun.

Maintenant plus que jamais, que nous pouvons tous nous sentir interconnectés et interdépendants.
Assure-toi que nous pouvons écouter et répondre au cri de la terre et au cri des pauvres.
Les souffrances actuelles peuvent être les douleurs de l’accouchement d’un monde plus fraternel et durable.

Pape François

Prière pour le temps des vacances

Merci, Seigneur de me donner la joie d’être en vacances.
Donne au moins quelques miettes de cette joie
A ceux qui ne peuvent en prendre
Parce qu’ils sont malades, handicapés,
Ou trop pauvres ou trop occupés…

Donne-moi la grâce de porter, partout où je passe, vacance
Le souffle léger de ta paix
Comme la brise du soir qui vient de la mer
Et qui nous repose de la chaleur des jours.

Donne-moi la grâce d’apporter, partout où je passe,
Un brin d’amitié, comme un brin de muguet,
Un sourire au passant inconnu,
Un regard à celui qui est tout seul et qui attend…

Donne-moi la grâce de savoir redécouvrir
Ceux qui vivent à mes côtés et que je ne sais plus voir
Parce qu’ils font « partie des meubles » !
Que je sache les regarder avec émerveillement
Parce que toi tu les aimes et qu’ils sont tes enfants.

Donne-moi la grâce d’être serviable et chaleureux
Pour mes voisins de quartier ou de camping,
Et que mon « bonjour » ne soit pas une parole distraite,
Mais le souhait véritable d’une bonne journée
Si possible remplie de toi, mon ami, mon Seigneur,
Qui es toujours auprès de moi-même lorsque je l’oublie
Parce que toi tu ne peux pas cesser un moment
De m’aimer au cœur même de la liberté,
Au cœur de ce temps de vacances qui devrait être rempli de toi.

Extrait de la revue « Le lien »


12è dimanche du  T.O.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu(Mt 10, 26-33)

  En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Ne craignez pas les hommes ;
rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,
rien n’est caché qui ne sera connu.
    Ce que je vous dis dans les ténèbres,
dites-le en pleine lumière ;
ce que vous entendez au creux de l’oreille,
proclamez-le sur les toits.
    Ne craignez pas ceux qui tuent le corps
sans pouvoir tuer l’âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne
l’âme aussi bien que le corps.
    Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre
sans que votre Père le veuille.
    Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
 Soyez donc sans crainte :
vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
    Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,
moi aussi je me déclarerai pour lui
devant mon Père qui est aux cieux.
    Mais celui qui me reniera devant les hommes,
moi aussi je le renierai
devant mon Père qui est aux cieux. »

 

Partageons la parole de Dieu avec les sœurs du carmel de Frileuse, situé dans l’Essonne, à la charnière du Grand Paris et de la Beauce.

COMPRENDRE

Cette page d’évangile nous situe au cœur de la condition missionnaire de tout disciple de Jésus. Nous voilà conviés à « proclamer l’évangile sur les toits ». Étrange situation dont nous ne comprenons les résonances que si nous mesurons que les toits des maisons étaient alors constitués de terrasses où il faisait bon, à la fraîche, de venir prendre l’air et d’échanger avec les voisins, eux aussi sur leurs terrasses. Occasions de rencontres, de partage des dernières nouvelles. De terrasse en terrasse, de bouche à oreille, tout circulait vite dans le village, surtout si la nouvelle était importante.

La mission de proclamer sur les toits ce que nous avons entendu à l’oreille de notre cœur, dans notre vie, ne nous renvoie pas, nécessairement, à nous poster aux bouches de métro ou aux ronds-points, mais au souci de tout chrétien de partager l’évangile qui le fait vivre, comme on partage une nouvelle brûlante, à nos proches, dans nos milieux familiaux, sur nos lieux de travail, aux voisins de l’escalier…

Cette bonne nouvelle annoncée dans nos multiples relations, de proche en proche peut atteindre, plus ou moins secrètement, même les lointains.

MÉDITER

L’appel à partager la Bonne Nouvelle qui nous fait vivre est une mission exigeante. Comment ne pas avoir peur de la contestation ou de l’indifférence ambiantes ? Elles sont dans notre cœur comme au cœur du monde. L’histoire des libertés humaines se déroule obscurément, douloureusement aux prises avec la question de Dieu, de Jésus et de son message. Les tribulations nous attendent, peut-être même les persécutions. Comment ne pas les redouter ?

Laissons-nous apaiser et fortifier en nous imprégnant dans la prière de la recommandation de Jésus qui scande ce texte : ne craignez pas. Si Dieu est avec nous et pour nous dans cet appel au témoignage, la peur peut-elle nous arrêter ? Ne craignez pas est une invitation à faire confiance à celui qui nous demande de proclamer l’Évangile sur les toits. Voilà pourquoi la prière est au cœur de cette mission. Tout va se jouer dans notre relation à Jésus qui nous éveille à une attitude confiante vis-à-vis de son Père qui est notre Père. La prière va nous découvrir la sollicitude paternelle de Dieu : il prend soin de nous au point de « compter nos cheveux » ; pour lui nous sommes plus importants que le moindre « moineau », comment ne se soucierait-il pas de la paix de notre cœur ? Dans la prière, nous pouvons faire l’expérience de la force reçue de notre confiance en lui et du désir qui naît et grandit de partager ce qui nous fait vivre. Oui, vraiment : « ne craignez pas ».

Notre cœur s’est apaisé et dilaté et chacun pourra trouver sa manière de faire savoir « sur les toits » ce qui le rend heureux. « De voix en voix, la Nouvelle court encore : le Christ est ressuscité ! » (Hymne liturgique)

PRIER

Merci, mon Dieu, d’être pour moi un père vigilant et attentionné. Je ne me sens qu’un moineau dans l’immensité du monde. Qu’importe, puisque ton regard est posé sur moi. Donne-moi un cœur confiant jusqu’à l’audace en ta bonté de Père, comme le désirait Thérèse de Lisieux, et je marcherai dans ta lumière, avec au cœur l’audace de me savoir ton enfant et d’annoncer autour de moi cette si heureuse

Ci-dessus vidéo de la prière litanique chantée par les bénédictines de Montmartre, suivie de la prière des évêques et de la messe.

 

Prière des ÉVÊQUES ce 8 juin 2020

Les évêques de France ont adressé au Sacré Cœur de Jésus – que nous fêterons le 19 juin – une prière pour accompagner la France qui se relève de la crise sanitaire.

Seigneur Jésus,

notre lumière, notre force, notre paix, notre joie,

après ces mois d’épreuve sanitaire,

en communion avec tous nos frères et sœurs dans la foi,

nous nous confions à toi.

Nous te confions ceux qui sont morts et ceux qu’ils laissent dans le chagrin.

Nous venons aussi te rendre grâce et te confier notre pays.

Sois béni

d’avoir été à nos côtés alors que nous traversions l’épreuve de la pandémie,

comme tu nous as protégés en bien d’autres circonstances de notre histoire.

Sois béni

pour la prière que ton Esprit a maintenue vivante

alors que ceux qui croient en toi ne pouvaient se rassembler pour te célébrer.

Sois béni

pour les multiples gestes fraternels à l’égard des plus démunis

et pour le dévouement des soignants

et de tous ceux qui, dans la discrétion, ont permis notre vie quotidienne.

Sois béni

pour l’accompagnement des malades et le soutien aux familles éprouvées.

Sois béni

pour l’engagement de ceux qui doivent veiller

sur toutes les composantes de notre communauté nationale.

Nous t’en prions,

accorde maintenant à tous la grâce du discernement et de la détermination

pour mettre en œuvre les conversions nécessaires

et faire face aux difficultés économiques, aux défis et aux opportunités de la période à venir.

À chacun des membres de ton Église,

accorde d’être attentif à tous et d’annoncer ton Évangile.

Seigneur Jésus,

remplis-nous de l’amour qui jaillit de ton Cœur transpercé,

libère-nous de toute peur,

fais de nous des témoins de l’espérance dont tu nous rends capables,

jusqu’au jour où tu nous accueilleras dans la Cité céleste. AMEN.

 


TRINITE

Trinité que j’adore

Ô mon Dieu, Trinité que j’adore,
aidez-moi à m’oublier entièrement
pour m’établir en vous, immobile et paisible
comme si déjà mon âme était dans l’éternité!
Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,
ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte
plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
votre demeure aimée et le lieu de votre repos;
que je ne vous y laisse jamais seul,
mais que je sois là tout entière,
tout éveillée en ma foi, tout adorante,
toute livrée à votre action créatrice.

Ô mon Christ aimé crucifié par amour,
je voudrais être une épouse pour votre cœur;
je voudrais vous couvrir de gloire,
je voudrais vous aimer…jusqu’à en mourir!
Mais je sens mon impuissance et
je Vous demande de me revêtir de Vous-même,
d’identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme;
de me submerger, de m’envahir, de Vous substituer à moi,
afin que ma vie ne soit qu’un rayonnement de votre Vie.
Venez en moi comme Adorateur,
comme Réparateur et comme Sauveur.

Ô Verbe éternel, parole de mon Dieu,
je veux passer ma vie à Vous écouter,
je veux me faire tout enseignable afin d’apprendre tout de Vous;
puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et
demeurer sous votre grande lumière.

Ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse
plus sortir de votre rayonnement.

Ô Feu consumant, Esprit d’amour,
survenez en moi afin qu’il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.
Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,
ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel
Vous avez mis toutes vos complaisances.

Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
Solitude infinie, Immensité où je me perds,
je me livre à Vous comme une proie;
ensevelissez-vous en moi,
pour que je m’ensevelisse en Vous, en attendant
d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs.
Ainsi soit-il.
Sr Elisabeth de la Trinité (1880 – 1906)


Pour demander les 7 dons de l’Esprit-Saint

Esprit Saint, accorde-nous le don de la Sagesse,

que nous sachions reconnaître Dieu présent et manifesté dans le monde, considérant toutes choses dans sa lumière et dans le souvenir permanent de la vie éternelle.

Esprit Saint, accorde-nous le don de connaissance.

qui nous fera comprendre les vérités de la foi, entrer dans leur sens et contempler leur harmonie intérieure.

Mets en nous l’amour et l’intelligence des vérités enseignées par l’Église.

Esprit Saint, accorde-nous le don de conseil,

que nous sachions toujours discerner la volonté de Dieu, même dans les moments les plus difficiles ;

et garde-nous de toute décision inconsidérée, nous dirigeant toujours et en tout par ta prudence.

Esprit Saint, accorde-nous le don de force,

qu’il nous donne le courage de dépasser les épreuves sur le chemin qui nous conduit au salut.

Esprit Saint, accorde-nous le don de science,

que nous nous laissions guider par la foi, jour après jour, et que nous sachions discerner ce qui nous conduit vers toi.

Esprit Saint, accorde-nous le don de piété,

que nous demeurions dans la confiance sous le regard aimant de notre Père, et que nous soyons les témoins de sa tendresse auprès de tous les hommes.

Viens Esprit de crainte,

rends-nous suffisamment conscients de la toute-puissance et de la majesté de Dieu

pour ne point pécher envers elle.

 

 

Quelques éclaircissements sur les dons du St Esprit: ( diocèse de Luçon)

Esprit de sagesse:

Ce n’est pas : devenir sage comme une image.

C’est: regarder avec lucidité ce monde que Dieu aime, malgré ses imperfections;

« Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » Jn 3,17.

 

Esprit  de discernement:

Ce n’est pas : choisir tout de suite ce qui m’attire.

C’est: savoir prendre le temps de  faire des choix à la lumière de l’Evangile.

 » Qui  de vous en effet, s’il veut bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout?  » Lc 14,28

 

Esprit de conseil

Ce n’est pas: écouter ses propres désirs et avancer seul.

C’est faire appel à d’autres personnes et à la parole de Dieu pour ne pas se perdre en chemin.

 » Maître que dois-je faire de bien pour avoir la vie éternelle? » Mt 19,16.

 

Esprit de force:

Ce n’est pas: écraser les autres pour arriver à nos fins.

C’est: dépasser ses peurs et ses limites pour tenir dans la fidélité à Dieu.

 » Courage, lève-toi, il t’appelle! » Mc 10,49

 

Esprit de connaissance:

Ce n’est pas: posséder des savoirs.

C’est: mettre son intelligence au service de la foi et de la charité.

 » Je te loue Père, Seigneur du ciel et de la terre: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » Mt 11, 25

 

Esprit de crainte du Seigneur:

Ce n’est pas: avoir peur de Dieu.

C’est: reconnaître que nous sommes enfants de Dieu et que nous avons besoin de lui.

 » Je ne vous appelle plus serviteurs mais je vous appelle mes amis » Jn 15,15

 

Esprit de piété:

Ce n’est pas: uniquement une récitation de prières ou une observance de rituels;

C’est: une espérance en Dieu qui nous garde en sa présence à chaque instant et nous donne sa paix.

« Quand vous priez,ne rabâchez pas comme les païens, ils s’imaginent que c’est à force de paroles qu’ils seront exaucés » Mt 6,7

PENTECÔTE

Partageons la parole de Dieu avec le frère Nicolas Morin, de la fraternité franciscaine de Besançon (Doubs).

COMPRENDRE

Chaque année, durant le temps pascal, la liturgie nous fait ce cadeau de réentendre le récit des Actes des Apôtres, et d’être ainsi témoins de l’éclosion de l’Église, ce temps de l’Esprit.

Il a fallu que Jésus disparaisse aux yeux de ses disciples pour que ceux-ci découvrent que la force qui portait cet homme, force de guérison, de communion et d’amour, leur était donnée, malgré leurs peurs, leurs difficultés à croire, leur péché. Jésus le leur avait pourtant annoncé : « Oui, je m’en vais, mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit. »

Il accomplit ainsi sa mission, le rêve le plus fou du Père : nous faire partager sa vie. « Tout ce que j’ai reçu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. » TOUT ! Jésus nous donne tout… C’est si difficile à réaliser. L’Esprit nous fait entrer dans la vie même de Dieu, dans cette communion d’amour qui unit le Père et le Fils.

L’Esprit nous associe à la mission même de Jésus. Désormais nos destins sont liés : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

MÉDITER

Ils sont tous là, dans la chambre haute, attendant la réalisation de la promesse. Depuis le premier appel au bord du lac, ils ont suivi Jésus, apprenant à le connaître et à l’aimer. Leur vie bascule de nouveau au Golgotha : une partie d’eux-mêmes meurt avec Jésus. Enfermés dans leur peine, ils ne reconnaissent pas le Ressuscité qui se dévoile en montrant ses blessures. « La paix soit avec vous. » Qu’est-ce que cette paix offerte sinon l’effusion de l’Esprit ? L’Esprit qui les fait naître à une vie nouvelle, à sa propre vie.

Trois signes accompagnent l’effusion de L’Esprit :

Le vent qui vient tout ébranler. Il nous rappelle le souffle qui planait sur le chaos primordial avant que la parole ne surgisse et donne vie. Mais aussi le dernier souffle de Jésus sur la croix : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. » Le chaos, la mort… Et pourtant, tout commence. À condition de se laisser ébranler, bousculer, déplacer par l’Esprit, parfois violent coup de vent, parfois souffle si ténu que l’on a peine à le reconnaître.

Le feu. Ces hommes sont embrasé par la présence divine. Cela me fait penser à ce vieux moine à qui je demandai ce qu’était la prière pour lui. Se frappant la poitrine, il me dit simplement : « Ça brûle là ! » Comme le buisson dans le désert qui brûlait sans se consumer, nous sommes appelés à nous laisser embraser par le feu de l’Esprit.

Chacun parlait selon de don de l’Esprit. L’Évangile rejoint chaque personne dans la singularité de sa vie. Chacun doit entendre et accueillir l’Esprit dans sa propre langue. L’Esprit est offert à tous, sans exception. Il n’y a pas de peuple de purs, séparé du reste des hommes, pas plus qu’il n’y a d’élite dans l’Église qui aurait une plus grande part à l’Esprit. Il n’y a pas non plus de langue sacrée. La langue de l’Esprit n’est ni le grec ni le latin ! C’est le langage de l’amour, du service, de la communion fraternelle, de cet élan qui nous pousse vers l’autre pour partager la joie de croire. Et ce langage-là est universel. Chacun peut le comprendre dans sa propre langue.

PRIER

Esprit Saint, souffle de l’Amour, donne-nous de respirer cet Amour.

Que le feu de ton Amour brûle en nous tout ce qui ne vient pas de Dieu.

Purifie-nous. Rends-nous la liberté des enfants. Donne-nous un cœur simple rempli de bonté. Entraîne-nous toujours plus loin dans la pureté de l’Amour. Qu’à travers nous nos frères reconnaissent que Toi, ô Dieu Trinité, Tu les aimes !


PRIERE   DES EVEQUES   DE  FRANCE   POUR   LE   WEBZIN    

                             DE   L’ECOLOGIE  INTEGRALE

 

 

 

 

 

 

 


En cette fête de l’Ascension, ne pouvant nous rendre à Orcival pour vénérer Marie, voici la prière:

                          Prière à Notre Dame d’Orcival

Notre Dame d’Orcival, Toi que la foule en fête, depuis les temps anciens vient toujours vénérer au jour de l’Ascension et dans le mystère de ta Nativité ;
Vers toi sont accourus tant de souffrants pour que tu les présentes à ton Fils, Jésus le Sauveur ;
Vers toi sont revenus de nombreux de parents comblés de te présenter l’enfant tant désiré ;
Ton sanctuaire reçut les chaînes des captifs de retour, enfin libres, sous leur toit…
Les jeunes t’ont confié leurs projets d’avenir ou leur vocation ;
En se tournant vers Toi, tant de cœurs en détresse ont retrouvé la foi, l’espérance et la joie ;
Toi qu’on aime à invoquer ici, depuis la nuit des temps, aide-nous à marcher comme Toi dans la lumière de Dieu et le service des frères :
Accueille nos appels pour ceux que nous aimons, pour l’Eglise de ce temps, le monde qui souffre et espère, et pour nous qui avons recours à Toi…

 

 

 

 

 

LAUDATO  SI

A partir de ce samedi 16 mai et jusqu’au 25 mai, nous sommes invités par le pape François à vivre la semaine Laudato si.

Laudato si c’est le titre de la lettre que le pape François a écrite il y a tout juste 5 ans pour demander à tout le monde de prendre soin de la Terre, de ses habitants et de sauvegarder notre maison commune.

 

 

Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures, Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe, répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.

Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et sœurs sans causer de dommages à personne.

Ô Dieu des pauvres, aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.

Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction.

Touche les cœurs de ceux qui cherchent seulement des profits aux dépens de la terre et des pauvres.

Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.

Merci parce que tu es avec nous tous les jours. Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

Pape François

                Dieu  qui  nous  aime

Créateur du ciel, de la terre et de tout ce qui s’y trouve, Tu nous as créés à ton image et tu as fait de nous Les bergers de la création et de notre maison commune.

Tu nous as bénis en nous offrant le soleil, l’eau et ces terres abondantes pour que tous, nous puissions nous nourrir.

Ouvre nos esprits et touche nos cœurs Afin que nous prenions tous ensemble soin de la création que tu nous as confiée.

Aide-nous à prendre conscience que notre maison commune n’appartient pas seulement à nous, mais à toutes les générations futures. Et qu’il est de notre responsabilité de la préserver.

Puissions-nous aider chaque personne à se procurer les aliments et les ressources dont elle a besoin.

Sois présent pour ceux qui sont dans le besoin en ces temps difficiles, Surtout les plus pauvres et ceux qui risquent le plus d’être laissés pour compte.

Délivre-nous de nos peurs, de notre anxiété et de notre solitude, Et transforme-les en un sentiment d’espoir Pour que nous puissions vivre une véritable conversion du cœur.

Aidez-nous à faire preuve de solidarité créative pour faire face aux conséquences de la pandémie.

Donne-nous le courage d’accepter les changements Dont nous avons besoin dans notre recherche du bien commun.

Maintenant plus que jamais nous devons comprendre que nous sommes tous unis dans nos efforts pour répondre à la clameur de la terre et à la clameur des pauvres.

Nous te prions au nom du Christ notre Seigneur,
Amen

 

 

 


6ième dimanche de Pâques

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean(Jn 14, 15-21)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si vous m’aimez,
vous garderez mes commandements.
Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous :
l’Esprit de vérité,
lui que le monde ne peut recevoir,
car il ne le voit pas et ne le connaît pas ;
vous, vous le connaissez,
car il demeure auprès de vous,
et il sera en vous.
Je ne vous laisserai pas orphelins,
je reviens vers vous.
D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus,
mais vous, vous me verrez vivant,
et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous reconnaîtrez
que je suis en mon Père,
que vous êtes en moi,
et moi en vous.
Celui qui reçoit mes commandements et les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
et celui qui m’aime
sera aimé de mon Père ;
moi aussi, je l’aimerai,
et je me manifesterai à lui. »

Méditation de  Frère BISSEL Dominicain

Moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. »
(Jn 14, 16)

Si vous m’aimez, nous dit Jésus, vous garderez mes commandements. Si vous prenez le risque de l’amour fraternel, dans la fidélité à ma parole, si vous aimez les autres de tout votre cœur, alors je prierai le Père : il vous donnera un Défenseur : l’Esprit de vérité. Car l’amour, comme la foi, est un engagement risqué. Si nous nous en tenons à quelques paroles doucereuses, pieuses et convenues, nous n’avons pas besoin de Défenseur car il n’y a rien à défendre. Mais dire l’amour du Père pour son Fils et leur amour commun pour nous, le dire en paroles et en actes, y croire, réclame d’être soutenus et inspirés pour aimer encore et toujours.
Heureusement nous ne sommes pas seuls, nous avons à nos côtés celui que Jésus nous a promis : l’Esprit-Saint, cet autre lui-même, ce fameux Défenseur qui poursuit son œuvre. Jésus ne nous laisse pas orphelins. Il prie le Père de nous donner l‘ Esprit de vérité qui atteste que la cause de Jésus est juste, qu’il dit vrai. Sur la croix, la justice a triomphé de l’injustice, la vérité a confondu les menteurs, l’amour a vaincu la haine et la mort. Quand nous risquons d’en douter, l’Esprit vient au secours de notre respiration précaire. Il se tient là pour nous tenir fidèles à l’Évangile. Il atteste que le secret de la vie consiste à passer par la Pâque du Christ, que la voie de l’amour mutuel est une voie féconde. L’Esprit est avec nous pour défendre le Christ en nous, pour nous affermir, pour nous donner du souffle, pour nous donner la force de réaliser cette étonnante vocation à nous aimer les uns les autres comme le Christ nous a aimés.

Prière

Il est bien mystérieux,
celui que tu promets, Seigneur,
ce Défenseur
que le Père nous donnera
au jour de Pentecôte.
Car tu sais combien il nous faut être défendus
contre nous-même et notre peu de foi.

Il est bien mystérieux,
ce Défenseur que tu promets, Seigneur.
Si nous t’aimons
nous le reconnaîtrons.
Et nous répéterons :

“Voyez comme le Christ nous a aimés
puisqu’il nous donne son Esprit.
Nous vivons de sa vie
et nous reconnaissons en chaque frère
qu’il est vivant !”

Sébastien Antoni ( dominicain)

 


 

1. Ô Mère bien aimée,

Malgré ma petitesse,

Comme toi, je possède en moi

Le Tout-Puissant.

Et je ne tremble pas en voyant ma faiblesse.

Le trésor de la mère appartient à l’enfant.

2. Et je suis ton enfant,

Ô ma Mère chérie,

Tes vertus, ton amour,

Ne sont-ils pas à moi ?

3. Et je suis ton enfant,

Ô ma Mère chérie,

Tes vertus, ton amour,

Ne sont-ils pas à moi ?

4. Ô Mère bien aimée,

Malgré ma petitesse,

Comme toi, je possède en moi

Le Tout-Puissant.

Et je ne tremble pas en voyant ma faiblesse.

Le trésor de la mère appartient à l’enfant.

 


 

5è dimanche de Pâques

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14, 1-12

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ;
cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »

MEDITATION  (frères dominicains de Valpré)

«Je suis le chemin», dit Jésus à ses disciples. Si nous appliquons cette image à la relation que Jésus propose, cela signifie que nous sommes invités à passer par lui, à avancer en lui. Il n’est pas facile de traduire concrètement cette image dans notre vie. Elle suggère une intimité qui ne sera toutefois pas d’un ordre sensible : passer par lui, avancer en lui. Jésus est le chemin, mais pour aller où ? Lui-même dit : «Pour aller où je vais, vous savez le chemin.» A quoi Thomas répond : «Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.»

Dans l’évangile selon saint Jean, Jésus va vers le Père et c’est aussi la destination qu’il indique pour notre chemin : «personne ne va vers le Père sans passer par moi.» Tel que Jésus nous le fait connaître, Dieu n’est pas l’objet d’un savoir : c’est une personne, et nous allons à sa rencontre. Se mettre en route vers quelqu’un, c’est être déjà tourné vers cette personne, ouvert à elle. Jésus nous apprend à connaître Dieu qui vient à notre rencontre : «vous connaissez le Père et vous l’avez vu» répond-il à Thomas.

Dieu se donne à rencontrer et à connaître dans notre monde, dans notre vie. Comment ? Par Jésus : en croyant en lui. Nous nous représentons le fait de croire comme l’intuition d’un mystère ou l’adhésion de l’esprit à une vision du monde. Croire en Jésus, ce n’est pas que cela, c’est une rencontre, c’est une vie avec lui, avec Dieu.

«Je suis le chemin», dit Jésus. Croire en Jésus, c’est accepter de me tourner vers Dieu qui vient à ma rencontre. C’est faire entrer ma vie dans le cadre plus vaste de la vie avec Dieu. C’est faire passer mes joies et les épreuves de ma vie par Jésus, mon chemin. Même le chemin qu’on m’impose peut devenir le sien.

Le chemin de Jésus n’isole pas des autres : « si Dieu n’a pas trouvé dégradant de nous parler et de nous regarder par un visage d’homme en Jésus-Christ c’est que tout visage d’homme a une connivence avec le Dieu de Jésus-Christ. » (Bruno Chenu, La trace d’un visage).

 

PRIERE

Pour nous apprendre ton mystère,
tu nous redis ton nom, Seigneur,
de tant de manières :

Tu es le Voyageur qui nous rejoint,
l’Agneau sans défaut,
le Berger des brebis
et la Porte de la bergerie,
tu es le Chemin, la Vérité, la Vie…

En vérité, Seigneur,
ce n’est pas assez pour toi de montrer le chemin :
tu es le chemin.
Ce n’est pas assez pour toi de proclamer la vérité :
tu es la vérité.
Ce n’est pas assez pour toi de nous donner la vie :
tu es la vie,
notre vie, maintenant et toujours,
alléluia !

frère Sébastien Antoni

Prions Marie: la première en chemin

La première en chemin, Marie tu nous entraînes
A risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu.
Et voici qu’est semée en l’argile incertaine
De notre humanité, Jésus-Christ, Fils de Dieu.
Marche avec nous, Marie,
Sur nos chemins de foi,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).

La première en chemin, en hâte tu t’élances,
Prophète de Celui qui a pris corps en toi.
La parole a surgi, tu es sa résonance
Et tu franchis des monts pour en porter la voix.
Marche avec nous, Marie,
Aux chemins de l’annonce,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).

La première en chemin, pour suivre au Golgotha
Le fils de ton amour que tous ont condamné,
Tu te tiens là, debout, au plus près de la Croix
Pour recueillir la vie de son cœur transpercé.
Marche avec nous, Marie,
Sur nos chemins de croix,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).

La première en chemin avec l’Eglise en marche
Dès les commencements, tu appelles l’Esprit !
En ce monde aujourd’hui, assure notre marche ;
Que grandisse le corps de ton fils Jésus-Christ
Marche avec nous, Marie,
Aux chemins de ce monde,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).


Marie, apprends-nous à prier

Lorsque nous te prions,
tu nous invites à nous tourner vers Dieu,
et à le prier comme toi tu l’as prié.

Tu étais toute écoute…
Alors tu as pu dire «oui» à la volonté de Dieu.
Avec toi nous voulons écouter Dieu nous parler.
Donne-nous ta foi pour répondre :
«qu’il me soit fait selon ta Parole !»

Tu étais toute joie….
Alors tu as pu chanter les merveilles de Dieu
pour toi et pour ton peuple.
Avec toi nous voulons nous réjouir.
Donne-nous ton espérance
pour découvrir déjà les humbles élevés,
les puissants renversés, les affamés comblés,
et les riches démunis.

Tu étais toute prévenance…
Alors tu as pu te tourner vers ton Fils.
Avec toi nous voulons lui parler de nos frères.
Donne-nous ton amour pour lui confier :
« ils n’ont plus de….»

Tu étais toute douleur…
Alors tu as pu être là au pied de la croix.
Avec toi nous voulons nous tenir debout.
Donne-nous ta compassion pour être là
près de ceux qui souffrent.

Tu étais toute attente…
Alors tu as pu, avec les douze,
accueillir l’Esprit.
Avec toi nous voulons
laisser cet Esprit
nous envahir.
Donne-nous ton sens de l’Église
pour oser sortir à la rencontre de nos frères humains.
Père Gérard NASLIN


4è dimanche de Pâques 

 

Evangile selon St Jean.Chapitre 10, versets 1 à 10

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à
lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour
s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole :

« Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.»

Jésus est le pasteur; il est aussi la porte.
Autant d’images qui indiquent le mouvement,
le passage. Nous sommes les brebis
dont il prend soin et dont il connaît la voix.
Chacune — elles sont nombreuses dans
divers pâturages — a du prix à ses yeux.
En ce temps pascal, nous entendons beaucoup de paroles consolantes. Jésus ressuscité ne cesse de nous dire qu’il nous
transmet la vie en nous faisant participer
à la sienne : une vie pleine et entière,
une vie qui ne s’arrête pas au seul horizon
terrestre.
En ce dimanche du Bon Pasteur, portons
dans notre prière le pape François, les
évêques, les prêtres et les diacres, et
toutes les personnes qui ont reçu une
mission pastorale dans l’Église. En ce
dimanche de prière pour les vocations,
demandons à l’Esprit Saint de nous éclairer
sur la nôtre afin de répondre le plus
pleinement possible à l’appel du Christ.
Anne-Marie Aitken,(xavière)

Spontanément nous pouvons être quelque peu rebutés dans ce passage par la métaphore de la brebis. Nous l’associons facilement aux moutons de Panurge, incapables de réflexion ou de prise de recul, qui se contentent de suivre «bêtement » le mouton de devant. Est-ce que je suis le Christ de cette façon-là, « à la Panurge » ? Dans ma prière, je demande au Ressuscité la grâce de l’obéissance : que j’entre dans une compréhension intérieure de ce à quoi sa résurrection m’appelle; que je le suive de toute mon âme, de tout mon coeur, de toute mon intelligence.

Revenons à nos moutons de Panurge :
Rabelais raconte que son compagnon Panurge, après avoir acheté un mouton, le jette à l’eau et voit avec stupeur tout le troupeau se jeter aussi à l’eau ! Quel contraste avec Jésus ! Lui veut la vie pour ses brebis ! En effet, c’est bien de vie ou de mort qu’il s’agit. Nous avons le choix entre une existence mortifère dans laquelle nous nous contenterions de suivre sans réfléchir, et une existence avec le Christ qui mène à la vie. Puis-je repérer dans ma vie des moments ou des domaines dans lesquels j’agis en mouton, en adoptant trop vite un point de vue ou une attitude par mimétisme ou paresse ?

Il est dit du bon berger que les brebis écoutent sa voix, qu’elles connaissent sa voix, que lui, il connaît chacune par son nom. Dans le quotidien de nos vies et le brouhaha des voix contradictoires,
il n’est pas toujours facile de se mettre à l’écoute et d’entendre la
voix du Christ qui appelle et conduit. Je me demande quelles sont les voix que j’écoute au quotidien, celles auxquelles j’obéis : celles de telle personne ou de tel groupe, celles de mes vrais désirs ou
de mon envie de faire plaisir ? Que le Ressuscité me rende davantage attentif(ve) à sa voix.

« Celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. » Je peux m’interroger : m’arrive-t-il de « forcer
les choses » ? D’utiliser des arguments fallacieux pour convaincre à des manipulations, même infimes ou dans des toutes petites choses ? Je demande au Ressuscité son aide pour ne pas agir comme un bandit qui s’impose, mais de toujours faire passer le respect et la liberté de la personne en premier.

« Moi, je suis venu pour que les brebis
aient la vie, la vie en abondance », dit Jésus. Prenons le temps de goûter cette phrase, de la savourer, de la ruminer. Et de l’entendre pour chacun de nous. Aujourd’hui,je prends le temps, pendant
ma prière ou dans ma journée, de laisser remonter en moi cette phrase « Jésus, tu es venu pour que j’aie la vie, la vie en abondance». Oui, ma vie est bonne, elle est voulue par Dieu. Dieu veut que
je déploie mon existence largement, abondamment.

Merci, Ressuscité ! N.D. du web

Ce dimanche est le dimanche des vocations, Faisons nôtre cette prière d’action de grâce transmise par le Père Jean Marc COUHERT

Prière de louange et d’intercession
Cette proposition de prière se présente comme une action de grâce pour la diversité des ministères et des états de vie dans l’Église.
En ce jour de prière pour les vocations, soyons heureux de rendre grâce pour les multiples manières de vivre le baptême, à travers des ministères ou des états de vie.

Et demandons au Seigneur de savoir mieux comprendre et accueillir cette diversité.

• Nous te rendons grâce pour notre évêque successeur des Apôtres, il est pour l’Eglise qui est à Clermont la figure du Christ Bon Pasteur.
        ♦Aide-nous à accueillir avec confiance les orientations de notre diocèse et à mieux participer à leur mise en œuvre.

• Nous te rendons grâce Seigneur pour les couples qui, dans le sacrement du mariage, sont les signes du Dieu de l’Alliance.
      ♦Bénis tous les époux, entoure-les de ta grâce, afin que leur amour porte du fruit et qu’ils soient signes d’un monde à construire dans la réciprocité de l’amour.

• Nous te rendons grâce pour les diacres. Ces hommes ont accepté de conjuguer vie professionnelle, engagement familial et ministère ordonné pour être les signes du Christ Serviteur.
     ♦Fais-nous accueillir leur témoignage d’une vie interrogée par l’Evangile qu’ils ont mission d’annoncer, notamment dans le service des plus pauvres.

• Nous te rendons grâce pour tous les évangélisateurs et missionnaires, ceux et celles qui ont accepté de se déplacer vers un autre pays, mais surtout d’opérer un déplacement à l’intérieur d’eux-mêmes pour rejoindre d’autres peuples, d’autres cultures, d’autres Eglises.  
          ♦Suscite en nous une même attitude de dialogue et d’annonce, et que soient toujours plus nombreux ceux qui portent ainsi la Bonne Nouvelle.

• Nous te rendons grâce pour les prêtres. Ils sont parmi nous les signes du Christ Pasteur. Ils rassemblent et appellent à témoigner de la Bonne Nouvelle :
                Que ton Esprit suscite aujourd’hui dans l’Eglise les prêtres dont le monde a besoin pour servir à la prière et à l’eucharistie et pour annoncer l’Evangile du Christ.

• Nous te rendons grâce pour tant d’hommes et de femmes qui ont accepté, à travers la vie consacrée, de vivre l’Evangile avec d’autres, au cœur d’une existence fraternelle pour l’annonce du Royaume.                   ♦Dirige au long de leur marche vers toi ceux que tu appelles à ne chercher que ton Royaume : qu’en renonçant à eux-mêmes pour suivre le Christ humble et pauvre, ils se dévouent à ton service et à celui de leurs frères.

Seigneur, ouvre-nous à tes appels et fais de nous une communauté appelante. Toi qui règnes, maintenant et pour les siècles des siècles. AMEN


MOIS DE MARIE

PRIÈRE

O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
en maintenant ta foi ferme.

Tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras
afin que, comme à Cana de Galilée,
puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix,
à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

Pape François

Et nous pouvons partir à Lourdes en écoutant: cliquer sur le triangle rouge

 


3e dimanche de Pâques A

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu,
il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.

 

Partageons la parole de Dieu avec le frère Maximilien, prémontré de l’abbaye Saint-Martin de Mondaye (Calvados).

Comprendre

Tout le chapitre 24 de l’Évangile de Luc se déroule le même jour, le premier jour de la semaine, celui de la Résurrection. Le matin, des femmes allant au tombeau reçoivent l’annonce de la résurrection ; Pierre s’y rend à son tour ; en fin de journée, les disciples d’Emmaüs reconnaissent Jésus à la fraction du pain ; le soir, Il apparaît aux disciples rassemblés et les envoie témoigner de la Bonne Nouvelle. Tout cela se passe en un seul jour. Un jour qui ne finit pas, qui récapitule tout l’Évangile, toutes les Écritures et toute notre vie.

Dans l’évangile d’aujourd’hui, au fil de la discussion, Luc rappelle le nom de Jésus, son origine (Nazareth), son ministère de prophète puissant reconnu par sa parole et ses actes, sa Passion et sa mort sur la croix. Au-delà de l’Évangile, c’est l’ensemble de l’Écriture sainte qui est reçue dans ce jour, puisque Jésus lui-même relit Moïse et les prophètes pour en expliquer le sens. Enfin, ce jour unique de la Résurrection est le nôtre aujourd’hui : par la fraction du pain, le Ressuscité se rend invisible aux yeux de chair des croyants, mais est réellement présent et visible parmi nous. Aujourd’hui, c’est « le même jour », le jour de la Résurrection, le jour qui ne finit pas. Aujourd’hui, c’est Pâques.

Méditer

Dès les premiers instants du christianisme, les chrétiens se rassemblent chaque dimanche. En effet, ce jour « rappelle le jour de la résurrection du Christ. C’est la Pâque de la semaine, jour où l’on célèbre la victoire du Christ sur le péché et sur la mort » (Jean-Paul II, Dies Domini 1, 1998). Lorsque, dimanche après dimanche, la communauté chrétienne se retrouve pour l’écoute de la Parole et le partage du pain, le Christ est là. Invisible à nos yeux, il est pourtant réellement présent dans le sacrifice de la messe, dans la parole proclamée, lorsque l’Église rassemblée chante les psaumes, dans le prêtre qui préside la célébration, et substantiellement sous les espèces eucharistiques.

Chaque dimanche, nous fêtons la résurrection du Christ, nous revivons Emmaüs. Arrivés la tête et le cœur emplis de ce qui fait notre vie, tels Cléophas et son ami, nous laissons résonner en nous la Parole de Dieu, relue à la lumière de l’événement pascal. Nous cherchons à saisir combien il fallait que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans la gloire. Alors, le cœur brûlant, nous partageons le pain rompu, présence invisible et néanmoins réelle du Christ qui se donne. Enfin, à l’instant même, nous repartons, le cœur nouveau, pour annoncer la Bonne Nouvelle. Et si l’Évangile d’aujourd’hui nous faisait vivre différemment nos dimanches ? Ce sont des jours de résurrection, des jours qui ne finissent pas, des jours de rassemblement joyeux, des jours d’espérance.

Reprenant saint Basile, saint Jean-Paul II nous y invite : « le dimanche représente le jour vraiment unique qui suivra le temps actuel, le jour infini qui ne connaîtra ni soir ni matin, le siècle impérissable qui ne pourra pas vieillir ; le dimanche est l’annonce constante de la vie sans fin, qui ranime l’espérance des chrétiens et les encourage sur leur route. »

Prier

Notre Père très saint,

notre Créateur, notre Rédempteur, notre Sauveur et notre Consolateur.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour :

ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, pour que nous puissions nous rappeler, mieux comprendre et vénérer l’amour qu’il a eu pour nous et tout ce que pour nous il a dit, fait et souffert.

(Extrait du « Notre père » paraphrasé par saint François d’Assise).

 


Psaume  91

 

Vraiment,
il est juste et bon de te dire merci, Seigneur,
et de composer un psaume à ton nom
Dieu, mon Dieu.

C’est un bonheur de célébrer ton amour
dès que pointe le jour ;
C’est une fierté de raconter ton œuvre
jusque tard dans la nuit.

Je le fais
accompagné par la cithare
aux accords du luth,
au son velouté de la lyre.

Ton esprit créatif, ta patience, ton savoir-faire
m’enchantent.
Tes mains réalisent des chefs-d’œuvre :
c’est du bel ouvrage, du grand art !

Bien des gens ne le remarquent pas,
ne le comprennent pas.
Il y en a même qui contestent que tu en sois l’auteur :
Ils expliquent toute choses en dehors de toi.

Ces artisans de pacotilles, ces marchands d’artifices
Poussent comme du chiendent ;
Il n’ont pas d’avenir ;
ils vont se déchirer entre eux.

Toi, Dieu, tu restes hors de leurs atteintes.
Tu me fais relever la tête,
tu me donnes la vigueur du buffle.
Tu retrempes mes énergies à l’huile de ta fraîcheur.

Je n’ai plus peur.
J’ose dévisager ceux qui me regardent avec pitié.
J’ose prendre en compte leurs propos railleurs.

Oui, Dieu ! Celui que tu aimes
fleurit comme un palmier,
il s’épanouit comme un cèdre du Liban.
Enraciné en toi, ancré en ta demeure,
il porte sève et fruits
jusqu’en sa blanche vieillesse.

Alerte et enthousiaste,
il proclamera ta droiture et ta fidélité,
ta tendresse et ta miséricorde.

Oui, Dieu, c’est du solide comme un rocher.
Pas de faille en Lui.
Rien de mal en Lui.

Père Guy Dermond, sdb

 

 

 

 

Etre pour tous et  toutes.

Aide-moi, Seigneur, à être pour tous, la personne qu’on ne dérange jamais, qui reçoit avec bonté, qui écoute avec sympathie, qui donne avec amour.

Aide-moi, Seigneur, à être pour tous et toutes, la personne qu’on est toujours certain de rencontrer quand on a besoin de parler à quelqu’un.

Aide-moi, Seigneur, à être cette présence rassurante, à offrir cette amitié reposante, à rayonner cette paix joyeuse, à être recueillie en Toi, pour Toi.

Et pour cela, Seigneur, que ta Pensée ne me quitte pas, que ta Vérité habite en moi, que ta Loi soit mes délices.

 

Et qu’ainsi, Seigneur, dans la simplicité de mon cœur, dans le quotidien de ma vie, je puisse aider les autres à Te savoir plus proche, à reconnaître ton Amour, dans un geste d’accueil qu’en ton Nom j’accomplis.

Ainsi soit-il.

Père Robert Riber

 

Prière pour le temps pascal en temps d’épidémie pour prier ensemble de Pâques à Pentecôte

Ô Christ ressuscité, Toi que le Père a relevé d’entre les morts dans la puissance de l’Esprit Saint, regarde les malades et ceux qui ont perdu un être cher, viens nous éveiller à la vie véritable avec Toi.

Jésus Miséricorde du Père, Toi qui répands la véritable Paix, vois notre monde dans le désarroi, avec les femmes et avec Thomas, nous te demandons une foi renouvelée.

Jésus, Pain rompu pour la vie des hommes, Toi qui te révèles dans les Écritures, à la fraction du Pain et dans le service du frère, vois tous ceux qui se sont mis au service des autres, avec les disciples d’Emmaüs, nous te demandons des cœurs brûlants d’amour.

Jésus Bon Pasteur, Toi qui appelles chaque brebis par son nom et les fais sortir, vois les enfants et les jeunes, avec tous ceux que tu appelles à te suivre, nous te demandons de nous rendre libres.

Jésus, Chemin, Vérité et Vie, Toi qui nous montres le Père et qui es le chemin vers Lui, vois tous les acteurs politiques et économiques, avec tous les chercheurs de Dieu, nous te demandons de faire jaillir la joie.

Jésus, notre Défenseur, Toi qui pries le Père d’envoyer l’autre défenseur, l’Esprit Saint, vois tous ceux dont le travail est menacé, avec ceux qui ont peur, nous te demandons la confiance pour chaque jour.

Jésus, Prière vivante tournée vers le Père, Toi qui donnes la vie éternelle à tous ceux que le Père t’a donnés, vois les familles qui vivent des liens plus forts pendant ce temps, avec la Vierge Marie et l’Église en attente, nous te demandons l’Esprit Saint.

Esprit Saint, toi qui viens toutes portes closes, nous te rendons grâce pour ta présence toujours nouvelle, ouvre nous à l’audace de la conversion vers un monde plus filial et fraternel, fais de nous des semeurs de paix, d’amour et de joie.

Mgr Pierre-Yves Michel

 

Une prière de sainte Faustine

Fais que mes yeux soient miséricordieux,
pour que jamais je ne juge selon les apparences et ne soupçonne personne,
mais que je voie, dans toutes les âmes,
ce qu’elles ont de beau et qu’à toutes je sois secourable.

Fais que mes oreilles soient miséricordieuses,
toujours atten­tives aux besoins de mes frères et jamais fermées à leur appel.

Fais que ma langue soit miséricordieuse,
pour que jamais je ne dise du mal de personne
et que pour tous j’aie des paroles de pardon et de réconfort.

Fais que mes mains soient miséricordieuses et pleines de charité,
afin que je prenne sur moi tout ce qui est dur et pénible
pour alléger ainsi les fardeaux des autres.

Fais que mes pieds soient miséricordieux et
toujours prêts à courir au secours du prochain
malgré ma fatigue et mon épuisement.
Que je me repose en servant!

Fais que mon cœur soit miséricordieux et ouvert a toute souffrance.
Je ne le fermerai à personne même à ceux qui en abusent
et moi même je m’enfermerai dans le Cœur de Jésus
Jamais je ne dirai mot de mes propres souffrances.

Puisse ta Miséricorde se reposer en moi Seigneur.
Transforme moi en toi car tu es mon TOUT.

Prière du Père Besnard, dominicain

Misère je suis, Miséricorde est ton nom :
dans l’attente de toi, ma douleur et ma joie,
aide-moi à reconnaître tes passages,
ouvre en moi une capacité d’écoute :
Miséricorde est ton nom !

Tout mon désir est devant toi,
pour toi mon soupir n’est point caché,
guéris mon regard, ouvre mes oreilles,
rends la parole à mes lèvres muettes :
Miséricorde est ton nom !

Je sens toute ma pauvreté, tu connais ma misère
et pourtant tu m’appelles.
Ta fidélité est ma source,
en elle est ma force et ma joie,
Miséricorde est ton nom !

Conduis-moi sur le chemin de l’abandon
et moi, sans relâche espérant,
Jésus, je sais que je peux compter sur toi.
Viens me prendre par la main pour me guider vers toi.

Notre Père, que ton règne vienne :
Miséricorde est ton nom !

 

 

 

2ème  dimanche de Pâques(dimanche de la miséricorde)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

St Thomas Le Caravage; voir explication page accueil

C’était après la mort de Jésus.
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Méditer

Jean nous montre les disciples confinés par la peur, par la honte de leur trahison, verrouillés ensemble dans un même désarroi, ils vivent là enfermés dans l’incertitude et l’attente de pouvoir enfin sortir librement… Seul Thomas est absent : aurait-il été le seul à ne pas avoir eu peur de parcourir la ville ? On ne sait pas pourquoi il était absent…

Or, le Seigneur vient, il est là. À ses disciples réunis, il donne la paix, il les envoie, il insuffle en eux son souffle de vie, il leur donne part au pouvoir de Dieu de laisser aller les péchés. Or huit jours après, ils sont toujours là… Que leur manque-t-il donc pour être libres ?

Tout d’abord, ils n’étaient pas au complet, il manquait Thomas. Le don de Jésus ne pouvait être reçu pleinement que s’ils étaient tous ensemble.

Ensuite, il faut le temps de s’ajuster au don de Dieu, et ces « huit jours » pendant lesquels ils sont restés enfermés leur ont permis de cheminer.

L’« apparition à Thomas » déverrouille non seulement le cœur de Thomas, mais aussi celui des autres disciples, et le nôtre. Les plaies sont le signe que le Ressuscité est bien le Crucifié. En ce huitième jour, le cri d’amour et de foi de Thomas « Mon Seigneur et mon Dieu » récapitule la foi de l’Église. Il fallait que les premiers disciples de Jésus « voient » et « croient » pour qu’à leur suite, appuyés sur leur témoignage, sur leur parole, nous croyions sans avoir vu ou plutôt pour que nous devenions capables de reconnaître Jésus crucifié et ressuscité dans tout ce qui fait nos vies.

Carmel de Frileuse

Prier

Seigneur, nous te prions pour les catéchumènes qui restent dans l’attente des sacrements qu’ils devaient recevoir en ces fêtes pascales. Sois proche d’eux, viens fortifier leur foi et leur désir.

Nous te prions pour tant de personnes atteintes de plein fouet par cette pandémie. Accorde-nous de faire l’expérience de ta présence de Ressuscité au cœur de la souffrance.

Donne-nous de croire que rien ne peut t’empêcher de venir à nous, car tu es vraiment ressuscité, et que ce temps où tout est suspendu, cet espace ouvert par la déroute de nos projets nous donnent de comprendre davantage que tout est lié et creusent en nous le désir d’une vie nouvelle.

Carmel de Frileuse ( Essonne)

 


PAQUES 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, 28, 1-10

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : « Il est ressuscité d’entre les morts » et voici qu’il vous précède en Galilée ;là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Laisser résonner la Parole

Je contemple la scène, les personnages, les événements et ce que cela produit. Les deux Marie savent que Jésus est mort et viennent honorer son corps. C’est alors que tous ces événements extraordinaires se produisent. Voir les réactions des gardes, des Marie à la vue de l’ange resplendissant, ce qu’elles font. Elles voient et elles croient. C’est sur leur chemin que Jésus vient à leur rencontre. Je me laisse habiter par les sentiments qu’elles peuvent éprouver.

Comment la mort et la résurrection de Jésus me rejoignent-elles ? Quelle est ma réaction à cette apparition de l’ange ? Je peux remarquer le soin que Dieu prend pour aider les femmes à comprendre ce que peut bien signifier que Jésus est ressuscité. Pas de grand discours, mais simplement vivre l’expérience de la rencontre avec Lui et même plusieurs fois. Puis-je demander la grâce de relire mon histoire «sainte» et d’y voir quand j’ai rencontré le Seigneur ?

 

 

 

Dans nos obscurités,
Allume le feu qui ne s’éteint jamais,
Qui ne s’éteint jamais.
Dans nos obscurités,
Allume le feu qui ne s’éteint jamais,
Qui ne s’éteint jamais.
Dans nos obscurités…


mise au tombeau église du Montel de Gelat

VENDREDI  SAINT

La Prière d’Édith Stein « Notre-Dame des Douleurs, c’est au pied de la Croix que Vous êtes devenue notre Mère » :

« Aujourd’hui avec Vous, Notre-Dame des Douleurs, au pied de la

Déploration du Christ : la Ste Vierge Marie reçoit le corps de son fils Jésus qui vient de mourir sur la croix.

Croix, j’ai senti plus profondément que jamais que là, et là seulement Vous êtes devenue notre Mère. Les mères d’ici-bas elles-mêmes accomplissent fidèlement les dernières volontés de leurs fils. Mais Vous êtes devenue la Servante du Seigneur ; votre Vie a été toute dédiée à la Vie et à l’Être du Dieu fait homme. Et Vous avez caché Vos enfants dans votre Cœur et acheté une vie nouvelle pour chacun d’eux du sang de Vos amères douleurs. Vous nous connaissez tous, avec nos plaies et nos défauts ; mais Vous connaissez aussi l’éclat céleste dont l’Amour de votre Fils nous enveloppera là-haut. Aussi guidez-Vous attentivement nos pas chancelants et ne trouvez-Vous aucun prix trop élevé pour nous conduire au Ciel. Mais ceux que Vous avez choisis comme compagnons pour entourer avec Vous le Trône éternel doivent ici-bas se tenir au pied de la Croix, et du sang de leurs amères douleurs acheter la Gloire céleste pour les âmes que le Fils de Dieu leur a confiées. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (1891-1942)

cliquer  ou double clique sur la flèche blanche

 


PRIERE   POUR   LE   JEUDI    SAINT

 

 

 

Le Jeudi saint, Jésus prend son dernier repas avec les douze apôtres. Au cours de cette Cène, en prenant le pain et le vin, il rend grâce et offre son corps et son sang pour le salut des hommes. En ce jour, tournons-nous vers lui :

 

« Tu as donné Ta vie,
Comme du pain posé sur la table,
Mis en morceaux et distribué
Pour que chacun, tendant la main et le cœur,
Puisse en recevoir et s’en nourrir.

Tu as donné Ta vie,
Comme du vin versé dans la coupe
Et offert pour que chacun,
Tendant les lèvres et le cœur,
Puisse en prendre et s’en réjouir.

Tu as tout livré,
Seigneur Jésus,
Et dans Ta vie donnée
Comme du pain,
Comme du vin,
Le monde entier peut goûter
L’amour de Dieu
Multiplié sans compter
Pour tous les enfants de la terre !

Nous voici Seigneur,
Tendant vers Toi
Nos mains et nos cœurs ! »

Charles Singer

cliquer sur la flèche blanche

 

Prière universelle du Jeudi Saint

en mémoire de la Cène du Seigneur

 

Nous savons bien qu’il n’y a pas de messes avec assemblée pendant le confinement, en France et en bien d’autres pays. Nous vous proposons toutefois des intentions à prier pour ce jeudi saint. De chez soi, que chacun, chacune puisse s’unir à l’Eglise [l’assemblée des croyants] dans la prière pour le bien de tous ! Courage et confiance à chacun.

 

-Aujourd’hui, avec le Christ qui s’offre pour toute humanité, laissons monter vers Dieu, le Père, nos prières.

-Pour les pasteurs de l’Eglise : qu’ils soient remplis de l’Esprit du Seigneur pour être au service du peuple de Dieu pendant ce temps de confinement.

-Pour les pouvoirs politiques : que leurs décisions dans cette situation d’attaques virales s’orientent toujours vers la santé, la vie des peuples et notamment avec un soin tout particulier pour les plus pauvres.

-Pour la communauté mondiale en ce temps de crise sanitaire : que l’Esprit de Dieu la guide et la garde sur son chemin de fraternité

-Pour les familles : qu’elles traversent ce temps de confinement en paix et vivent la réconciliation en son sein

-Pour les personnes seules : qu’elles découvrent la richesse de cette solitude imposée et ta présence auprès d’elles

-Pour les malades : que la grâce de Dieu comble leur cœur à travers l’attention des soignants

-Pour les soignants : qu’ils soient soutenus sans arrêt par l’amour de Dieu

-Pour les jeunes : qu’ils apprennent à patienter, à recevoir, à rendre, à donner et à demander…

-Pour les croyants : qu’ils découvrent vraiment le sens plénier de leur vie terrestre

Dieu notre Père, accueille nos prières de ce jour, par ton fils, le Christ, notre Seigneur qui se donne à toi, qui se donne à nous. Amen


 

 

Prière pour le dimanche des Rameaux

Seigneur, aujourd’hui commence la Semaine Sainte.
Je ne veux pas que cette semaine ressemble à n’importe quelle autre semaine de l’année.
Je ne veux pas demeurer indifférent aux mystères de ta passion et de ta mort.

Seigneur, je veux être là avec la foule pour te louer et pour te glorifier.
Je ne veux pas être seulement un spectateur.
Tu es vraiment le Roi qui vient au nom du Seigneur !

Aujourd’hui, dimanche des Rameaux, tu entres triomphalement à Jérusalem,
accompagné des acclamations de la foule.
Tu mérites ma louange pour toutes les grandes choses que tu as faites et que tu fais encore.
Tu mérites ma reconnaissance éternelle pour tout ce que tu as fait pour moi.

Seigneur, montre-moi ta gloire !
Que je te loue comme le peuple l’a fait en ce premier dimanche des Rameaux.

Accorde-moi ta grâce, que je chante sans cesse tes louanges
non seulement par mes mots mais également par mes actions.

 

Dimanche des Rameaux : jour de grande foule

C’était un jour de grande foule. Jérusalem, la ville sainte, était envahie par les pèlerins. Une douce impatience gagnait les esprits et les cœurs. Chacun s’apprêtait à célébrer la Pâque, cette extraordinaire manifestation de la puissance bienveillante de Dieu à l’égard de son peuple. Jésus, assis sur un ânon, entre dans la cité de David. Il est acclamé par les personnes qui l’accompagnent. Elles reconnaissent en lui le Messie : «Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux !».

 

Nous ne savons pas grand-chose de la foule qui entourait Jésus ce jour-là, ni de celle qui assistera à sa Passion. Une personne ou l’autre sort cependant du strict anonymat. Il y a d’abord le possesseur du petit âne qui se laisse déposséder de son bien parce que «le Seigneur en a besoin». Il y a ensuite le propriétaire de la salle où le Seigneur et ses Apôtres partageront le dernier repas : «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : »Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples » ».

Pourquoi l’évangéliste s’est-il abstenu d’identifier les personnages que nous venons d’évoquer alors qu’il a pris soin de nommer Simon de Cyrène, un obscur paysan qui revenait des champs ?

Peut-être était-ce pour permettre à chaque croyant de s’identifier à cette personne généreuse qui se défait de son bien pour le Seigneur, ou encore à cette personne accueillante qui a su ouvrir son logis à l’appel du Maître. N’est-ce pas en définitive à chacun de nous que le Seigneur lance cette invitation : «c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque». Ayons à cœur de répondre à son désir.

Père Luc Fritz, assomptionniste

 

Prière

Seigneur Jésus, comme tu es entré à Jérusalem, entre un jour de façon décisive dans nos humbles vies. Sachons alors t’acclamer et t’ouvrir grand les portes de nos citadelles intérieures, qui attendent en vérité une royauté d’amour.

Seigneur Jésus, aide-nous à préférer au compagnonnage des chevaux arrogants qui donnent puissance celui les ânes modestes, et, à vivre nos chemins les plus difficiles au régime chaotique de la douceur humble et de la pauvreté.

Seigneur Jésus, apprends-nous à ne pas être dupes des petites gloires humaines de nos vies, à les goûter pour ce qu’elles sont, mais à pressentir, sous les apparences du triomphe, la profondeur de la Croix et du don secret d’amour qu’elles dissimulent parfois.

Patrick Laudet

PRIERE UNIVERSELLE RAMEAUX  ET PANDEMIE

En ce dimanche des Rameaux et de la Passion 2020, confions à Dieu tout ce qui se passe actuellement sur notre planète

R/ Jésus, Sauveur du monde, écoute et prends pitié

Face à la pandémie du virus, prions pour l’Eglise qu’elle porte sa croix derrière le Christ qu’à travers ses pasteurs, son peuple, en témoignant de l’amour de Dieu au cœur de la détresse humaine. Seigneur, nous t’en prions.

Face à la pandémie, prions pour les gouvernements, que leurs décisions aient toujours en vue le bien pour de tous les peuples. Seigneur, nous t’en prions.

Face à la pandémie, prions pour le corps médical en première ligne dans la lutte contre cette maladie, que Dieu les guide et les garde. Seigneur, nous t’en prions

Face à la pandémie, prions pour les personnes seules, isolées ainsi que les plus éprouvées, que la tendresse de Dieu soit avec elles. Seigneur, nous t’en prions.

Face à la pandémie, prions pour les policiers, les soldats, que soient respectées les consignes posées par l’Etat en vue du bien de tous. Seigneur, nous t’en prions.

Face à la pandémie, prions pour toutes les personnes sous l’emprise d’addictions afin qu’elles soient soutenues sur leur chemin de libération. Seigneur, nous t’en prions.

Face à la pandémie, prions pour chaque famille humaine durant ce temps du confinement, que Dieu aide ses membres à s’écouter, à s’aimer comme Dieu les aime. Seigneur, nous t’en prions.

Face à la pandémie, prions pour chaque chrétien, qu’il (qu’elle) prenne son temps de prière en silence pour recevoir le courage, la joie dans la foi, à marcher avec le Christ vers la croix. Seigneur, nous t’en prions.

Dieu, le Père tout puissant, comble nous de ta grâce, et que sous l’action de l’Esprit Saint, nous marchions avec toi Seigneur Jésus tout au long de cette semaine qui nous mène à la victoire de Pâques. Amen.


 

 

« Je reste à la maison, Seigneur ! »
Santé, Pastorale de la santé
23 / 03 / 2020

Je reste à la maison, Seigneur ! Et aujourd’hui, je m’en rends compte,
tu m’as appris cela, demeurant obéissant au Père, pendant trente ans dans la maison de Nazareth,
en attente de la grande mission.
Je reste à la maison, Seigneur, et dans l’atelier de Joseph, ton gardien et le mien,
j’apprends à travailler, à obéir, pour arrondir les angles de ma vie
et te préparer une œuvre d’art.
Je reste à la maison, Seigneur ! Et je sais que je ne suis pas seul parce que Marie, comme toute mère,
est dans la pièce à côté, en train de faire des corvées et de préparer le déjeuner pour nous tous, la famille de Dieu.
Je reste à la maison, Seigneur ! Et je le fais de manière responsable pour mon propre bien,
pour la santé de ma ville, de mes proches, et pour le bien de mon frère, que tu as mis à côté de moi,
me demandant de m’en occuper dans le jardin de la vie.
Je reste à la maison, Seigneur ! Et dans le silence de Nazareth, je m’engage à prier, à lire, étudier, méditer,
être utile pour les petits travaux, afin de rendre notre maison plus belle et plus accueillante.
Je reste à la maison, Seigneur ! Et le matin, je te remercie pour le nouveau jour que tu me donnes,
en essayant de ne pas le gâcher et l’accueillir avec émerveillement, comme un cadeau et une surprise de Pâques.
Je reste à la maison, Seigneur ! Et à midi, je recevrai la salutation de l’ange, je me rendrai utile pour l’amour,
en communion avec toi qui t’es fait chair pour habiter parmi nous ;
et, fatigué par le voyage, assoiffé, je te rencontrerai au puits de Jacob, et assoiffé d’amour sur la Croix.
Je reste à la maison, Seigneur ! Et si le soir me prend la mélancolie, je t’invoquerai comme les disciples d’Emmaüs :
reste avec nous, le soir est arrivé et le soleil se couche.
Je reste à la maison, Seigneur ! Et dans la nuit, en communion de prière avec les nombreux malades, les personnes seules et tous les soignants, J’attendrai l’aurore pour chanter à nouveau ta miséricorde et dire à tout le monde que, dans les tempêtes, tu as été mon refuge.
Je reste à la maison, Seigneur ! Et je ne me sens pas seul et abandonné, parce que tu me l’as dit :
je suis avec vous tous les jours. Oui, et surtout en ces jours de confusion, ô Seigneur, dans lesquels,
si ma présence n’est pas nécessaire, je vais atteindre chacun, uniquement avec les ailes de la prière.
Amen

(prière d’un prêtre italien en quarantaine dont le frère prêtre est mort du covid-19)


 

 

CAREME

Video de Sébastien ANTONI Assomptionniste

 

5e dimanche de Carême  A
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

En ce temps-là,
Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare,
envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit :
« Cette maladie ne conduit pas à la mort,
elle est pour la gloire de Dieu,
afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade,
il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Puis, après cela, il dit aux disciples :
« Revenons en Judée. »

tombeau en Israel

À son arrivée,
Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus :
« Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais,
tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit :
« Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit :
« Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
au dernier jour. »
Jésus lui dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »
Elle répondit :
« Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde. »
Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
et il demanda :
« Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent :
« Seigneur, viens, et vois. »
Alors Jésus se mit à pleurer.
Les Juifs disaient :
« Voyez comme il l’aimait ! »
Mais certains d’entre eux dirent :
« Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion,
arriva au tombeau.
C’était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit :
« Enlevez la pierre. »
Marthe, la sœur du défunt, lui dit :
« Seigneur, il sent déjà ;
c’est le quatrième jour qu’il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe :
« Ne te l’ai-je pas dit ?
Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce
parce que tu m’as exaucé.
Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
Après cela, il cria d’une voix forte :
« Lazare, viens dehors ! »
Et le mort sortit,
les pieds et les mains liés par des bandelettes,
le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :
« Déliez-le, et laissez-le aller. »
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.

Partageons la parole de Dieu avec le frère Nicolas Morin, de la fraternité franciscaine de Besançon (Doubs).

Comprendre

Je suis toujours saisi par la force toujours actuelle de la Parole de Dieu. Elle est vivante, douce comme le miel et tranchante comme le glaive. L’Évangile de ce dimanche nous met face à la mort, brutale, incompréhensible, d’un frère et d’un ami. Lazare pourrait être chacun, chacune d’entre nous, figure de l’humanité blessée. Nous avons goûté l’ivresse d’une vie sans entraves ni limites. Tout semblait permis puisque tout était possible ! Notre terre que nous avons pillée sans merci crie sa désolation. Le Tentateur, le Séducteur, a lié nos mains et nos pieds, mais surtout nos cœurs, par de solides bandelettes. Nous voici enfermés dans une logique que nous ne maîtrisons plus. Nous nous pensions vivants, et nous voici comme morts.

Méditer

« Seigneur, celui que tu aimes est malade. » À la nouvelle de la mort de son ami, le cœur de Jésus se tord de douleur, comme il saignera à la perspective de sa propre mort, au jardin de Gethsémani. Dieu ne veut pas la mort. Il fait sienne notre douleur et notre révolte. Il aurait pu fuir la souffrance et la mort. Il se met en route vers son ami Lazare, vers Jérusalem où il sera crucifié.

« Si tu avais été là… », prient Marthe et sa sœur Marie. Justement non ! Parce que Jésus ne sauve pas à notre manière. Il faut que la mort soit consommée, que nos yeux s’ouvrent sur l’ampleur de notre péché, que nous renoncions à nous sauver nous-mêmes pour qu’enfin nous nous tournions vers le Christ les mains vides, le cœur pauvre et assoiffé.

Plus forte que sa peine et sa révolte, il y a la confiance de Marthe : « Et maintenant, je sais : tout ce que tu demanderas à Dieu, il te le donnera ! » La foi de Marthe ouvre une brèche par laquelle Jésus se révèle tout entier : « JE SUIS la Résurrection et la Vie : qui croit en moi, même s’il est mort, vivra. Crois-tu cela ? »

Le Seigneur Jésus est Vie en plénitude, source jaillissante de Vie. Et parce qu’il ne garde rien pour lui, il nous rend participants de cette Vie donnée par le Père dans la communion de l’Esprit. En donnant sa vie librement sur la croix, Jésus nous fait naître à la vie divine, à cette communion d’amour. Sa mort est le creuset d’une nouvelle création. Notre humanité en est renouvelée, recréée.

« Lazare, viens dehors !… Déliez-le et laissez-le aller. » Jésus, maître de la Vie, nous fait sortir de nos tombeaux, mais nous avons besoin que nos frères et sœurs nous libèrent de nos liens en son nom. Merveilleuse vocation de l’Église que d’être l’instrument de la miséricorde divine, dénouant les liens de toutes nos servitudes.

Prière

Seigneur Jésus, maître de la Vie,

aujourd’hui encore, nous courons vers toi

pour te présenter nos frères et sœurs

touchés par la maladie

mais aussi notre monde malade de ses excès.

Fais-nous la grâce de nous convertir

afin que de cette crise aux multiples visages

naisse une humanité nouvelle,


4è dimanche de Carême 

 

Le P. Jean-Noël Bezançon commente l’Évangile du 4e dimanche de Carême A (la guérison de l’aveugle-né, Jean 9,1-41).

 

Autre  Homélie de la messe du 4e dimanche du Carême (jour du Seigneur)

Jean 9, l’aveugle né

Pour comprendre cet évangile, il nous faut commencer par la fin. Jésus apostrophe durement les pharisiens : «Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais du moment que vous dites : nous voyons !’, votre péché demeure».

Le parcours de l’aveugle-né est en effet exemplaire. Celui des disciples est un chemin de conversion tandis que celui des religieux est lamentable. Les disciples sont bardés du catéchisme de leur temps. Ils croyaient que toute maladie était le signe d’un péché.

« Alors, que dire de celui qui était né aveugle ? Qui avait péché ? » demandent-ils à Jésus. « Lui, mais c’est improbable qu’il ait pu pécher avant que de naître ! Ses parents ? Mais Jérémie, Ezéchiel, n’ont-ils pas écrit, il y a déjà longtemps, que les enfants ne souffriraient plus en raison du péché de leurs parents ? »

Jésus se situe beaucoup plus haut. Il voit dans le malheur qui accable cet homme l’occasion offerte à Dieu de manifester sa gloire. Cela seul lui importe.

Il n’est pas venu pour distribuer des blâmes ; il est venu pour guérir. Il n’est pas venu enfoncer les pécheurs dans leur culpabilité, il est là pour qu’ils retrouvent l’espérance et la vie. Il n’est pas venu souligner les défauts, il est venu rétablir la confiance : confiance en soi, confiance en Dieu. Il ouvre les yeux, il ouvre l’avenir.

L’aveugle-né avance pas à pas, de la cécité la plus totale à la vision claire, puis à la confiance, qui illumine les yeux de son coeur. Il accomplit le pèlerinage de la foi : guéri par l’homme qui lui a dit d’aller se laver, il en vient peu à peu à reconnaître le Fils de Dieu venu illuminer sa vie toute entière.

L’aveugle né a pu cheminer vers cette Lumière parce qu’il se sait handicapé. Il sait qu’il a besoin des autres et du Christ.

Au contraire, les pharisiens, eux, s’enfoncent dans les ténèbres. Ils croient savoir. Ils disent qu’ils voient, et leur assurance les aveugle. Incapables de se réjouir du bien que fait Jésus, ils l’accusent d’être un pécheur ! Ces maîtres de la loi sont aveuglés et ils bafouillent.

Ce renversement de situation est bien dans la manière de Jésus. Et tout cela se déroule en son absence. Il était là, au début et il redonna la vue. Il remet sur le chemin celui dont tout le monde pensait qu’il était hors-jeu.

Le reste se met en branle à partir de là. Tout bouge, parce que Jésus a posé un geste d’amour qui est un geste de vie, de guérison. Avec Jésus, les damnés de la terre font bouger le monde.

Le cheminement de l’aveugle est à l’image de celui de tous les catéchumènes qui, en ce temps de carême, cheminent dans la foi et se préparent au baptême dans la lumière de la sainte nuit de Pâques.

Aveugles, frères et soeurs, nous le sommes tous. D’ailleurs l’expression grecque utilisée par Jean le suggère, il parle de l’aveugle-né, mais sans article défini. Il nous donne à croire que l’aveugle-né représente l’humanité tout entière. Aveugles, nous le sommes tous.

Mais je pense d’abord à tous ceux ici, ou devant leur écran, qui se sentent mal. Je pense à vous qui vous aimez si peu, ou qui ne vous sentez pas aimés du tout ; à vous qui souffrez sans trop savoir pourquoi, à vous qui ne savez pas dans quelle direction vous engager ; à vous qui peut-être pensez avoir raté votre vie.

Ne vous posez pas la question qui brûlait les lèvres des disciples pour savoir qui est coupable. Approchez vous du Christ. Il peut faire en sorte que dans votre souffrance se manifeste aujourd’hui l’amour de Dieu.

C’est à vous que Jésus déclare : «Je suis la lumière du monde». A vous qu’il ne demande qu’une seule chose : «Crois-tu au Fils de l’homme ? Tu le vois, c’est lui qui te parle !». A vous, qu’il veut, aujourd’hui, être présent !

Venez au devant de lui, dites-lui simplement : «Seigneur, que je vois !» Et faites-lui le signe qui lui permette de vous dire à son tour : «Ta foi t’a sauvé».

Aveugles, nous le sommes tous. Je pense à tous ceux, ici et partout, qui, comme moi peut-être, ne s’estiment pas aveugles au fond, mais croyants. C’est pour nous aussi que le Christ se présente aujourd’hui. Nous croyons tout savoir. Peut-être même que si nous nous reconnaissons pécheurs, nous estimons savoir où se situe notre péché.

 

Ce temps de carême nous est donné pour recevoir de nouveau la lumière de l’évangile, là où l’obscurité nous rend aveugles. Alors, demandons, aujourd’hui que cette lumière nous révèle où se situe notre aveuglement.

 

 

 

 prière à Dieu notre Père : « Fais, Seigneur Jésus, que je vois. Je ne sais pas comment faire, mais avec ta grâce, aidé par mes frères et soeurs en Eglise, je te le demande. Fais-moi reconnaître que tout ce que j’ai, je l’ai reçu de toi, non pas pour moi tout seul, mais afin que personne ne manque du nécessaire. Permets qu’à l’exemple des premiers chrétiens, de François d’Assise et de Charles de Foucauld, je ne considère plus jamais que ce que je possède m’appartient. Fais-moi un coeur qui ne partage pas du bout des lèvres, mais en vérité et à la hauteur du besoin de mes frères et de mes soeurs. Alors, avec Marie, Ta douce mère, je pourrai chanter à jamais les merveilles de ce Père qui vient et renverse les puissants de leur trône, qui renvoie les riches les mains vides, qui élève les humbles et comble de bien les affamés.»


 

 

EN CETTE FETE ETCE MOIS DE SAINT  JOSEPH

Prière à saint Joseph transmise par Mgr Aupetit en ces temps d’épidémie

Saint Joseph,
Homme juste par ta foi,
Tu as été trouvé digne
De recevoir la garde des mystères du Salut.

St Joseph Eglise St Roch . Paris

Toi qui as su prendre soin de la Vierge Marie,
Et écarté d’elle tout danger,
Tu t’es fait protecteur du Christ-Seigneur
Dans la vulnérabilité de son enfance.

Vivante image de la tendresse de Dieu,
Modèle d’époux et de père,
Tu es le gardien vigilant de l’Église,
Le soutien et le consolateur des familles.

Nous te le demandons avec confiance : Daigne implorer pour nous la miséricorde de Dieu en ce temps d’épidémie que nous connaissons,
Afin que le Seigneur écarte de nous le mal.

Intercède pour ceux qui sont morts,
Réconforte les malades,
Protège et inspire ceux qui les soignent.

Accorde-nous de demeurer dans la confiance et la paix
Et fais que nos coeurs ne se ferment pas aux besoins de nos frères,
Mais demeurent ouverts à la détresse des hommes
Dans un amour de plus en plus sincère et fraternel.

Saint Joseph, prie pour nous,
Garde-nous,
Protège-nous.
Amen.

 

Lettre à Saint Joseph   Mon cher Joseph,

Tu permets que je te tutoie,
et que je t’appelle par ton prénom.
Toi le charpentier, tu ne fais pas de manières.
Aujourd’hui, je ne sais plus comment m’en sortir.

Les soucis m’accablent tant.
Alors laisse-moi s’il te plait un instant
m’abriter dans ton atelier et m’y reposer.

La douceur de la lumière,
et la quiétude apaisent déjà mon regard fatigué
et mes bras brisés
par toute cette haine
et cette souffrance présentes dans ce monde si cruel.

L’olivier, le camphrier, le citronnier…
embaument de leur présence ton atelier si accueillant.
Leurs senteurs délivrent mon esprit
des torpeurs de l’angoisse de l’avenir.
Le tapis de sciure et de copeaux sur le sol
m’invite à faire quelques pas de plus.

Tu es là sans doute,
car j’entends le crissement des outils qui patiemment façonnent le boiset donnent vie aux objets.

Une ombre courbée s’allonge et s’étire doucement sur le mur. Lentement, venant de l’obscurité,sort une ombre plus fine et plus haute.Elle se penche à côté de la première
comme pour l’accueillir. Les outils se taisent,les ombres se rapprochent.Seule la tienne bouge. L’autre, immobile semble attendre. Puis, avec application,les mains fines de la longue silhouette, guidées par les tiennes reprennent docilement tes gestes.Je n’ose vous déranger.

M’avançant encore un peu, je devine davantage vos deux silhouettes.Tes mains guident et montrent dans le silence apaisantd’un soir parfumé d’espoir et de paix.

Joseph, maintenant, je suis enfin apaisé,
car si tu Lui as tout appris ainsi,
tu sauras ce soir Lui dire toute notre détresse.
Et une fois encore, il t’écoutera… Merci Joseph.

Auteur : Jean-Eudes Sampre


 

 

3ième dimanche de Carême

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean, chapitre 19

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. Je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus. Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui,etils disaient à la femme :«Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as ditque nous croyons:nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Méditation Sr Anne Lecu

C’est la sixième heure. L’heure de la plus grande chaleur et de la plus grande soif. L’heure à laquelle Jésus sera conduit par Pilate devant la foule qui criera « Crucifie-le »*.
Une femme a soif, qui se cache des autres et vient en plein midi chercher à boire. Et toi, Dieu fatigué de nos fatigues, tu as soif. Elle a soif d’adorer en esprit et en vérité, elle cherche le Maître, car elle sait bien que ses différents maris ne sont que des maîtres de pacotille. Et toi, la source de toute vie, tu as soif de sa soif ; tu as faim de sa quête. Sa soif va la faire courir au village pour ramener tous ceux qu’elle aime près de toi. Aussi, le festin commence quand les Samaritains, et finalement chacun de nous, entendons Ta parole, seul pain qui vaille.
Si les disciples n’y comprennent rien, c’est qu’ils sont trop occupés avec leurs sandwichs poulet-cornichon, et ne voient pas l’alliance qui se noue devant leurs yeux, non plus seulement avec les Juifs mais avec tous !
Quand dans la Bible, un homme, de surcroît étranger, rencontre une femme au bord d’un puits, cela finit généralement par une invitation dans la famille de mademoiselle, suivie d’un repas et d’un mariage. Ici aussi, il s’agit bien de noces. Tes noces, Seigneur, avec tous les peuples. Tes noces, les nôtres. Des noces célébrées dans le temple de chair que tu construis, pierre après pierre, cœur après cœur, en cet unique lieu d’adoration en esprit et en vérité : nos vies, de chair, de tendresse et de sang, irriguées de ta présence.

Prière

Seigneur, comme la Samaritaine,
je me tiens au bord du puits
tout près des eaux profondes,
là où Tu demeures sans que
j’en aie toujours conscience.

Je puise, je veille, j’espère et j’attends
Ta venue dans l’ordinaire des jours.
Alors, des profondeurs où j’ai puisé,
crié vers Toi, tant désiré,

j’ai vu la source devenir un fleuve d’eau vive.
Ce filet d’eau plein d’espérance,
entretenu jour après jour
dans l’ordinaire du temps,
s’est révélé Promesse de vie éternelle :
et voici qu’au pays de la soif,
l’eau a jailli et se répand.

Oui, Seigneur, tout en moi exulte
et renaît à ta venue, si imprévue
qu’elle me surprend.

Veille mon âme, au bord du puits,
le Seigneur t’attend
et te dit ’’Donne-moi à boire’’

 


 

 

2ième  dimanche  de Carême

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère,
et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ;
son visage devint brillant comme le soleil,
et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie,
qui s’entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus :
« Seigneur, il est bon que nous soyons ici !
Si tu le veux,
je vais dresser ici trois tentes,
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore,
lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre,
et voici que, de la nuée, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
en qui je trouve ma joie :
écoutez-le ! »
Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre
et furent saisis d’une grande crainte.
Jésus s’approcha, les toucha et leur dit :
« Relevez-vous et soyez sans crainte ! »
Levant les yeux,
ils ne virent plus personne,
sinon lui, Jésus, seul.

En descendant de la montagne,
Jésus leur donna cet ordre :
« Ne parlez de cette vision à personne,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts. »

Méditation   Par Patrick Laudet, diacre à la cathédrale Saint-Jean de Lyon.

La Transfiguration, une bien curieuse ascension. Voilà que le Dieu fait homme, descendu si bas pour partager nos jours, lui qui connaît si bien les faux sommets et les pics d’illusion où le démon a tenté de le hisser, n’a maintenant qu’élévation au cœur et cime en tête. Elle n’est pourtant pas bien arrogante en vérité, cette petite montagne émouvante du Thabor sur laquelle il a entraîné ce jour-là trois de ses apôtres, Pierre, Jacques et Jean.

Sur le chemin qui y monte, ils ont mis leurs petits pas d’hommes dans le grand pas de Dieu. Mais alourdis par leur pesante humanité, ils se sont endormis, là déjà, comme un jour prochain à Gethsémani. Ils viennent tout juste de se réveiller, ouvrent grand les yeux, sans pouvoir encore se lever, terrassés par une effraction de gloire pourtant si douce. Ils ont encore un peu de mal à se hisser à ces sommets de la communion avec Dieu. Ils comprennent soudain que pendant qu’ils dormaient, à cette altitude mystérieuse où tous les hommes deviennent contemporains, c’est avec Elie et Moïse que Jésus conversait. Moïse, du front duquel dardent encore, mais discrètement, les rayons de cette gloire reçue au Sinaï. Elie, dont la barbe à elle seule raconte la profonde sagesse, suspendu dans cette éternité où flottent les prophètes.

Téléportés soudain dans la vie du Ciel, les apôtres, qui savent les Écritures, sont maintenant à même de saisir d’un seul regard tout l’enchaînement de la promesse. Avec Moïse, à leur tour, ils voient en Jésus le feu pris au buisson. Avec Elie, à leur tour, ils entendent cette fameuse brise légère, ce « bruit de fin silence », dans une oreille ouverte comme jamais : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui je trouve ma joie, dit alors la voix dans la nuée, écoutez-le ! ». Une épiphanie divine qui n’a en vérité rien de tapageur. L’ostentation de la gloire, sans doute plus caressante qu’éblouissante, plus miséricordieuse que radieuse, a dû laisser aux yeux des hommes le temps de s’accommoder à la splendeur de Dieu. Et surtout d’en faire provision. Car la route qui leur reste sera longue, et difficile. Le souvenir du Thabor sera désormais leur phare. Quels sont donc les Thabor lumineux de nos vies, et en gardons-nous assez mémoire ?

Prière (Patrick Laudet)

Seigneur, comme tu l’as fait pour Pierre, Jacques et Jean, élève nos existences, transfigure parfois l’ordinaire de nos jours et mets-nous en présence intense de la Vie, de la lumière et de l’amour incroyable de Dieu.

Seigneur, comme tu l’as fait pour Pierre, Jacques et Jean, imprime à jamais dans nos cœurs la mémoire des vrais moments de grâce de nos vies, pour que la route parfois âpre de l’existence en soit à jamais éclairée.

Seigneur, comme tu l’as fait pour les autres disciples, donne-nous de croire au témoignage de nos frères et, dans ce qu’ils nous partagent parfois de leurs histoires incroyables, de contempler ta gloire divine et ta miséricorde infinie.


1er dimanche de Carême

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus fut conduit au désert par l’Esprit
pour être tenté par le diable.
Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,
il eut faim.
Le tentateur s’approcha et lui dit :
« Si tu es Fils de Dieu,
ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
Mais Jésus répondit :
« Il est écrit :
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,
le place au sommet du Temple
et lui dit :
« Si tu es Fils de Dieu,
jette-toi en bas ;
car il est écrit :
Il donnera pour toi des ordres à ses anges,
et : Ils te porteront sur leurs mains,
de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara :
« Il est encore écrit :
Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne
et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.
Il lui dit :
« Tout cela, je te le donnerai,
si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
Alors, Jésus lui dit :
« Arrière, Satan !
car il est écrit :
C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,
à lui seul tu rendras un culte. »

Alors le diable le quitte.
Et voici que des anges s’approchèrent,
et ils le servaient.

Méditation (monastère de Maumont)

Jésus prie, Il jeûne et s’affaiblit à l’extrême afin que nous comprenions que le mal n’est pas réduit à rien par la force mais par la seule vérité qu’on lui oppose.

Satan, lui qui nous fait tomber, sera le premier à oser en vain de faire sortir Jésus de sa prière. Profitant du malaise provoqué par sa faim, il insinue le mensonge dans la confiance totale agissante entre le Père et Lui : il se sert des paroles fiables de la Bible pour les infléchir vers leur contresens : l’orgueil du pouvoir. “Si tu as faim ordonne à ces pierres de devenir du pain !” Et Jésus ferme les yeux sur la douceur qui le nourrit intérieurement : Son Père des cieux. Ses limites ? Il y trouve une occasion de plus de sentir qu’Il se reçoit d’un Autre qui l’aime.

Alors le diable cite les paroles du psaume 90 qui emplit la prière de Jésus. Ainsi fait-il quand il jalouse nos temps de vérité avec Dieu. « Dieu a pour toi donné ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies : jette-toi du sommet du temple de Jérusalem, c’est magique, tu ne risqueras rien ! » et Jésus de répondre : « tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ! » La provocation est mensonge, elle veut tester pour croire, rien n’est plus faux !

Et voici le dernier mensonge, le plus énorme, celui à qui nous succombons d’avance : le diable dit qu’il est le maître du monde, son regard nous défigure au point de nier notre origine divine. Nous entendons le Christ riposter et prononcer le NON que nous devons crier en lui, NON au mensonge qui dit que le monde est perdu et OUI à la vérité de Dieu qui nous aime

Alors les anges viennent, le diable a tout simplement disparu, anéanti par la foi de Jésus

Prière

Père, garde-moi à l’ombre de ta voix ! Il est bon d’attendre dans le silence ton salut et de demeurer dans ton amour. Apprends-nous à dire NON au mensonge qui te défigure et à prononcer ce OUI qui nous rend notre vrai visage. Je m’attache à toi, tu me délivres, tu prends ma défense car j’ai le bonheur de connaître ton Nom ! Je t’appelle et tu me réponds. Avec toi que tout devienne possible et supportable, mon Seigneur et mon Dieu !


⇒ Pour retrouver les prières plus anciennes : cliquez ici