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Pontaumur

Eglise  St  Michel  de  Pontaumur

L’église, située sur les hauteurs, domine le cœur du village. Elle a été construite (sauf le clocher) à la fin du XIX° siècle, en pierre blanche (calcaire) des Charentes, invisible car recouverte de crépi.

Avant sa construction, il n’y avait pas d’église à Pontaumur, et les paroissiens devaient se rendre à l’église de Landogne, à 2 km.

PlanL’édifice orienté (c’est à dire le chœur tourné vers l’orient) est construit selon un plan longitudinal, se terminant par une abside semi-circulaire.

L’église est constituée d’un clocher-porche menant à une nef à six travées flanquée de deux collatéraux (un de chaque côté), terminés par des absidioles.

Deux bâtiments annexes flanquent l’abside principale, sur les faces nord et sud.

Élévation extérieure : L’entrée s’effectue par un clocher porche quadrangulaire à trois niveaux d’élévation.

Le premier niveau consiste en un porche ouvert par de grandes arcatures en arc brisé.

Au second niveau, des baies en arc brisé sont percées sur trois faces.

L’ensemble est surmonté au dernier niveau par un clocher octogonal, ouvert sur chaque face par une baie en arc brisé munie d’abat-sons.

L’abside possède des baies en arc brisé munies de vitraux, soutenues par des contreforts.

L’édifice est couvert par un toit à double pente, qui se termine en croupe au niveau de l’abside et des absidioles.

Le clocher, lui, possède une toiture octogonale ; il a vu le jour en 1934.

 

Élévation intérieure 

La nef et les bas-côtés sont couverts de croisées d’ogives reposant sur des colonnes à chapiteaux.

 

 

Orgue           (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

L’édifice est doté d’un orgue de construction moderne, inspiré de celui d’Arnstadt (ville d’Allemagne, près d’Erfurt).

Construit en 2002-2003 par François Delhumeau, il est la réplique la plus fidèle possible de l’instrument construit pour la Neuekirche (Nouvelle Eglise) à Arnstadt en 1703 par Johann Friedrich Wender (1655-1729), orgue dont Jean-Sébastien Bach fut titulaire à l’âge de 18 ans, et sur lequel il composa ses œuvres de jeunesse.

La démarche de l’Association Bach en Combrailles, de son fondateur Jean-Marc Thiallier †, et du facteur François Delhumeau, a été de reconstituer l’orgue d’Arnstadt, en s’inspirant très largement du modèle actuel, et en allant étudier de près les quelques derniers instruments du facteur Wender existant encore dans cette région.

Ce nouvel instrument est composé de deux claviers de 48 notes (du premier au cinquième do sans premier do dièse) et d’un pédalier de 26 notes (du premier do au troisième ré, sans premier do dièse). Cette étendue inédite des claviers et du pédalier est une constante dans les instruments de cette époque en Allemagne centrale et en Allemagne du Nord.

Le buffet est peint en blanc et or, comme l’instrument original d’Arnstadt.  L’orgue a été inauguré le 1° février 2004 par Marie-Claire Alain et Gottfried Preller, organiste à Arnstadt.

Le festival Bach en Combrailles (deuxième semaine d’août) permet de faire découvrir les œuvres musicales de Bach aux habitants des Combrailles et aux visiteurs toujours très nombreux.

Les statues du chœur : elles représentent de gauche à droite : St Jean-Baptiste, St Paul, St Michel (patron de l’église), St Pierre et St Augustin. Elles sont en bois polychrome doré.

Le baptistère à l’entrée à droite : on a réutilisé ici l’ancienne chaire à prêcher, ornée de sculptures représentant notamment les quatre évangélistes.

Les fresques :

Situées au fond de l’église, elles ont été réalisées en 1996 par Sœur Myriam-Dominique, religieuse de la congrégation des Dominicaines de Vals-près-Le-Puy. Elles traitent de thèmes bibliques inspirés du Nouveau Testament.


Les vitraux :

Les vitraux, au nombre de 21, totalisent une surface vitrée de plus de 80 m² . Les baies du chœur font plus de 5 m de haut.

St Michel : Patron de l’église de Pontaumur, il est le chef des armées célestes. L’église d’Orient, comme celle d’Occident, l’a toujours vénéré et invoqué depuis le VI° siècle. Il est cité dans l’Apocalypse de St Jean, au chapitre 12.

L’artiste le représente comme un archange en tunique rouge (couleur de l’Esprit Saint), avec une épée réduisant à l’impuissance un dragon à tête humaine, figure de Satan. Noter le symbole de la croix sur le bouclier.

Les anges sont les envoyés de Dieu. Ils servent le projet de Dieu, qui est de libérer l’humanité du mal.

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St François de Sales remettant à Ste Jeanne de Chantal la règle de l’ordre religieux de la Visitation.

St François de Sales (1567-1622, époque des guerres de religion) fut nommé évêque de Genève ; mais, la ville étant tenue par les calvinistes, il dut se retirer à Annecy. Il écrivit et fit imprimer de nombreux livres, tracts et articles pour défendre la foi catholique, et pour cette raison a été nommé patron des journalistes et des écrivains. Sa fête est le 24 janvier.

Il fonda, avec Ste Jeanne de Chantal (1572-1641), la congrégation des Visitandines.

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Baptême de Jésus au Jourdain (Évangile selon St Matthieu, chapitre 3, versets 13 à 17).

St Jean-Baptiste (à droite du vitrail) baptise Jésus (à gauche) en versant l’eau sur son front, ce qui correspond au mode de baptême actuel ; à l’époque, Jésus a été baptisé en se plongeant entièrement dans le fleuve. La colombe (qui représente le Saint-Esprit) descend du Ciel sur lui.

Noter la décoration florale stylisée en haut et en bas du vitrail.

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Ste Catherine : Il existe plusieurs saintes appelées Catherine : Ste Catherine d’Alexandrie, Ste Catherine de Sienne, Ste Catherine Labouré, Ste Kateri Tekakwita, Ste Katharine Drexel, Ste Catherine de Suède, etc… Celle représentée sur ce vitrail porte une couronne et un manteau bleu (couleur royale) ; elle tient dans sa main droite une palme, signe de virginité et de martyre ; à son côté droit, on remarque une roue avec des pointes, instrument de torture ; ces indices nous montrent qu’il s’agit de Ste Catherine d’Alexandrie (III° siècle), épouse mystique du Christ-Roi, suppliciée à 18 ans pour avoir préféré le Christ à l’empereur Maxence qui voulait l’épouser (fête le 25 novembre).

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Mission confiée à Pierre : à l’époque où peu de gens savaient lire et écrire, les vitraux avaient un rôle pédagogique. Celui-ci illustre l’Évangile selon St Matthieu, chapitre 16, verset 19, dans lequel Jésus (à droite) déclare à Pierre (agenouillé à gauche) devant les autres apôtres : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ; tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »  C’est pourquoi St Pierre est traditionnellement représenté avec une clef à la main.

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St Gilbert (fin XI° siècle-1152) : c’est à son origine auvergnate que ce saint doit d’être représenté dans notre église. Rescapé de la 2° croisade (qui fut un cuisant échec sur le plan militaire), il entre dans l’ordre religieux des Prémontrés et fonde le monastère de Neuffontaines (entre Vichy et St Pourçain sur Sioule), où il vit en ermite, multipliant les miracles, en particulier les guérisons d’enfants malades. Il fonde également un prieuré féminin à Aubeterre (entre Gannat et St Pourçain sur Sioule), dont son épouse Ste Péronnelle devient l’abbesse.

On le fête le 7 juin.

Pour en savoir plus sur : St Gilbert

 

St Antoine le Grand (251-356) : cet égyptien de naissance se retira dans un désert où il vécut en ermite, attirant de nombreux disciples. Ses reliques, rapportées d’Orient pendant les croisades, sont conservées à St Antoine l’Abbaye (Isère), où elles ont guéri des multitudes de personnes atteintes du « mal des ardents » (maladie mortelle due à un champignon parasite du seigle).

On le représente traditionnellement avec un porc (en bas à gauche du vitrail), car au Moyen-Age, cet animal était le symbole de la luxure et de la goinfrerie. La victoire du saint ermite sur les tentations du diable et des nourritures terrestres était soulignée par la présence de ce porc à ses pieds. Un « repas de saint Antoine » désigne un dîner plutôt maigre…

St Antoine de Padoue (1195-1231) est un religieux franciscain (reconnaissable à sa robe de bure), grand théologien, grand prédicateur, que l’on invoque spécialement pour chercher un objet qu’on a perdu (par ex. ses clefs, ou un vêtement…) ou autre chose (par ex. pour chercher du travail, ou une place de parking, etc…). Sa réputation de sainteté était telle qu’il a été canonisé moins d’un an après son décès. Sa fête est le 13 juin.

Il a sillonné notre région ; en particulier il a enseigné la théologie à Limoges, et il a fondé un couvent de franciscains à Brive, couvent qui existe encore aujourd’hui ; c’est d’ailleurs à Brive qu’il a miraculeusement retrouvé un livre qui lui avait été dérobé.

Notre vitrail le représente tenant l’Enfant Jésus dans ses bras.

 

Ste Anne est la maman de la Ste Vierge Marie. Ce vitrail la montre présentant la Bible à sa fille, pour « l’instruire des choses de la religion » comme l’on disait autrefois… A l’époque d’Anne et de Marie, seule une infime minorité de femmes savait lire, sauf dans quelques peuples, dont les Juifs.

Ste Anne est très populaire en France, particulièrement en Provence et en Bretagne (pèlerinage national à Ste Anne d’Auray, dans le Morbihan). Dans notre paroisse, deux églises lui sont dédicacées (Heume l’Eglise et Villossanges).

Ste Anne est fêtée le 26 juillet, avec son époux St Joachim.

 

 

St Joseph est le père adoptif de Jésus. Il est traditionnellement représenté comme un homme beaucoup plus âgé que la Ste Vierge Marie, son épouse. A l’époque, une telle différence d’âge entre époux était courante.

La fleur qu’il tient dans sa main droite est un lys, symbole de pureté. Par contre, dans ce vitrail, aucun outil ou objet ne rappelle sa profession de menuisier – charpentier, ce qui est surprenant dans notre région où la filière bois tient une place si importante dans l’économie locale !

St Joseph est invoqué par ceux qui cherchent à préserver ou retrouver leur pureté, ainsi que par les mamans élevant seules leur(s) enfant(s) : mères célibataires, veuves, divorcées… ainsi que par bien d’autres encore… Il est fêté le 19 mars.