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Eglise avec le porche d’entrée

 

VERNEUGHEOL

Eglise St Martial

 

La commune de Verneugheol est située sur la RD 204 entre Giat et Herment, au sud des Combrailles, sur la ligne de partage des eaux entre la Loire et la Garonne.

Chevet de l’église

Le bourg est regroupé autour de l’église.

La paroisse St Martial s’est formée dans le haut Moyen–Âge, autour d’un prieuré ou couvent de l’ordre de St Benoît. L’abbaye St Martial de Limoges, qui l’implanta en ces lieux à la fin du VI° ou VII° siècle, voire VIII° siècle, était fort ancienne : elle fut fondée à la fin du IV° siècle, sous le vocable du fondateur et premier évêque de l’église du Limousin : St Martial.

L’église date du X° ou XI° siècle.

La nef

Comme la plupart des édifices sacrés de cette époque, elle est orientée ouest-est. Ainsi le croyant, ou simplement le visiteur, en rentrant dans le temple, a les yeux tournés vers JERUSALEM, berceau du christianisme.

De cette première église romane, il ne reste que les deux murs de la nef et le chœur, dont la voûte en pierre est en demi-lune.

Chœur de l’église avec ses trois fenêtres. Au dessus de l’autel, on distingue les fresques peintes sur la voûte en « demi-lune » (cul-de-four).

Trois fenêtres rondes éclairaient le chœur et s’harmonisaient avec le style roman de celui-ci. Lors de la restauration de 1908, ces trois fenêtres furent agrandies et prirent de nouvelles formes en ogive. L’arc de l’entrée du chœur est légèrement brisé, peut-être à la suite d’une restauration ultérieure.

L’église a la forme d’une croix, c’est  à dire le croisement de l’ensemble « nef et chœur » avec le transept formé de deux chapelles. Avant la restauration de 1908, chacun des deux murs de la nef avaient deux fenêtres rondes propres aux églises romanes. Elles s’accordaient mal avec la voûte en style ogival qu’on peut dater de la fin du XIII° siècle. Elles furent agrandies, légèrement déplacées, et leur nouveau style ogival s’harmonise avec la voûte de la nef.

Enfin côté sud, à côté du clocher à pignon, il y avait une porte en demi-lune. Elle fut supprimée en 1908. Au-dessus, de l’extérieur, on remarque les traces d’une niche qu’aucun document ne mentionne.

Cette même année , le dallage en pierre fut enlevé et remplacé par une dalle de ciment. Les pierres servirent à recouvrir les murs du cimetière qui venait d’être transféré.

Chapelle de la Vierge (côté Nord). C’est là qu’il y avait une porte avec linteau en demi-lune murée. En creusant, un dallage fut découvert ; sans doute les moines utilisaient-ils cette porte pour se rendre à l’église.

Les deux chapelles transversales sont de la même époque. Côté nord de la nef, à proximité du chœur, il y avait une porte avec linteau en demi-lune. Elle était murée. Une partie de ce mur – y compris cette porte murée – fut démolie pour construire la chapelle dédiée à la Vierge. La pioche du terrassier découvrit, sous 10 à 15 cm de terre meuble, un dallage en pierre. On peut supposer que le prieuré était là et que les moines utilisaient cette porte pour se rendre à l’église…

Chapelle St Martial, côté Sud

Côté sud, il y avait une petite chapelle romane réservée à la famille seigneuriale de Barmontel. Elle fut démolie et remplacée par une chapelle dédiée à Saint Martial.

Les deux chapelles en style ogival, éclairées chacune par une fenêtre du même genre, s’harmonisent bien avec la voûte de la nef.

Les vitraux de ces nouvelles fenêtres sont de la même époque.

Clocher actuel avec cette lunule qui éclaire  la petite tribune de l’église.

Contrairement à ce qui se passe aujourd’hui, avec des hauts et des bas, la population de Verneugheol augmentait, et un jour l’église fut trop petite ! En 1730, pour l’agrandir, le clocher à pignon – propre aux églises romanes – fut démoli. Le bâtiment fut allongé de sa largeur et un clocher carré fut construit, lui-même surmonté d’une flèche carrée.

On peut supposer que, plus tard mais à une date inconnue, le clocher fut surélevé à partir de la mi-hauteur des fenêtres qui éclairent le premier étage (celui où se trouvent les cloches).

Cette flèche fut renversée pendant la période révolutionnaire, et remise debout « après l’orage ». En 1888, elle fut remplacée par une flèche plus haute et de forme octogonale. Récemment – 1982 – la commune a fait refaire la toiture et électrifier les cloches, avec l’aide d’une souscription publique.

Détail d’une des fresques retrouvées sur la voûte du choeur après décapage de l’enduit. L’évêque peint entre les vases de fleurs est certainement St Martial. Le fond est étoilé, symbole du Paradis.

La porte ouest, la seule qui subsiste aujourd’hui, en style ogival, est de la même époque que le clocher.

La dernière restauration a eu lieu en 1998. La municipalité a fait installer un chauffage électrique au sol intégré dans un tapis : les paroissiens bénéficient du chauffage par les pieds. Par la même occasion, l’enduit du chœur a été nettoyé, laissant apparaître des fresques datées du XVII° siècle.

Porte d’entrée à fines colonnettes.

La porte ouest, unique porte de l’église, constitue l’invitation visible que Dieu adresse à tout humain à s’installer en sa présence. Entrer dans l’église, c’est donc aussi laisser le  Seigneur entrer en soi. « De même que tu entres dans cette église, Dieu veut entrer dans ton âme », a dit Saint Césaire, évêque d’Arles au VI° siècle : l’entrée dans l’église renvoie ainsi à l’entrée dans la vie chrétienne.

 

 

 

Et voici St Martial, patron de la paroisse, mis à l’honneur le jour de la fête patronale ⇒