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Eglise vue du parvis ; noter les épais contreforts aux angles – Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

 

PONTGIBAUD

ÉGLISE ST BENOÎT

 

Histoire

L’église de Pontgibaud, à l’origine chapelle seigneuriale, aurait été construite vers le XI° siècle dans sa partie primitive, en forme de croix latine, c’est-à-dire avec abside et deux chapelles formant transept.

Clocher et tourelle nord

Le 3 mars 1489, un épouvantable tremblement de terre se fit sentir à Clermont, où il abattit l’une des tours d’enceinte de la ville. À Pontgibaud, ce tremblement de terre dura 5 heures et fit écrouler la voûte de l’église. Celle-ci fut restaurée par les soins du Maréchal de La Fayette, seigneur de Pontgibaud, dans le style ogival de l’époque.

En principe, Pontgibaud relevait, pour le spirituel, de l’abbaye des Bénédictins de Mozac, qui possédait l’église et la paroisse de St Pierre le Chastel ; ce qui explique donc que St Benoît, fondateur des Bénédictins, soit le patron de l’église de Pontgibaud.

L’église fut encore restaurée et agrandie en 1860 par l’adjonction du chœur, de deux chapelles et du clocher.

Vue extérieure

Le plus beau coup d’œil sur l’église est obtenu en avant du parvis. La façade, toute en pierre du pays, la lave grise des volcans, a un aspect austère. Aux angles se trouvent de puissants contreforts. Le porche gothique est composé de quatre colonnettes, de chaque côté.

Chapelle latérale

Intérieur

L’intérieur est gothique, et l’ancienne construction se fond sans heurt avec la nouvelle. L’ancienne chapelle commence au porche et se termine à l’entrée du chœur.

Les piliers sont puissants. Ils servent de support à la gracieuse envolée des voûtes ogivales. Les clés de voûtes portent, en leur centre, des blasons. Le premier en entrant est martelé ; le second représente un calice ; et le troisième est aux armes des La Fayette.

La particularité de l’église de Pontgibaud est d’être inscrite aux Monuments Historiques au titre non pas du bâtiment mais de son mobilier, qui provient en grande partie de la Chartreuse de Port Sainte Marie, démantelée pendant la période révolutionnaire.

On peut ainsi admirer du mobilier classé au XIX° siècle, notamment deux tableaux du XVII° siècle de Guy François (vers 1578-1650) : l’Adoration des Bergers et l’Adoration des Mages.

Guy François : Adoration des bergers – Cliquer sur l’image pour l’agrandir
Guy François : Adoration des Mages – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Dans ces deux tableaux, on remarque une Vierge, vêtue d’une robe rouge, qui présente aux visiteurs son enfant potelé, posé ou enveloppé dans un linge blanc.

Guy François utilise la technique du clair-obscur, dans ces tableaux. Il construit l’espace à partir de la lumière : l’éclairage oblique sur la Vierge et l’Enfant dynamise les personnages.

On remarque aussi, dans ces deux tableaux, quelques caractéristiques du style de Guy François, influencé par Caravage :

Autres éléments de mobilier classés : un bénitier à cuve de marbre blanc et pieds en fer forgé du XVIII° siècle, et un maître autel en marbre. Le maître-autel  est un chef d’oeuvre du XVIIIème siècle, en marbre polychrome. Chef d’oeuvre non seulement dans le choix et la disposition des matériaux, mais aussi en raison de l’harmonie de ses proportions et de la finesse de ses sculptures. Il est attribué à l’artiste ARBORIE, qui exécuta les autels de St. Géraud d’Aurillac (1762), de St. Amable de Riom (1756) et, dans la région, probablement l’autel de l’église de Mazayes. Pour donner une idée de sa valeur inestimable, rappelons qu’après la Révolution, l’évèque de Clermont voulait l’acheter 30 000 francs or pour sa cathédrale.

Bénitier à cuve en marbre blanc
Croquis de détail des pieds en fer forgé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maître-autel en marbre et baldaquin du tabernacle – Cliquez sur l’image pour l’agrandir
L’autel actuel, où est célébrée l’Eucharistie, face aux fidèles ; les pieds en fer forgé sont du même style que ceux du bénitier – Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

 

 

 

 

 

 

 

L’assomption de Marie, par Pierre Parrocel

Notons encore, derrière le maître-autel, un tableau de l’Assomption de la Vierge par Pierre Parrocel (1726).

Dans une mise en scène théâtrale, voici la Vierge Marie, tête levée et mains jointes. A ses pieds, son tombeau est béant.

Pierre Parrocel a aussi signé un tableau pour la chartreuse de Moulins : « La Nativité », daté de 1694, conservé aujourd’hui à la cathédrale de cette ville.

statue de st Benoît, remarquez la crosse qu’il tient dans sa main droite.

Au fond du chœur, la statue de St Benoît, patron de l’église, est dans une niche .

 

Saint Benoît

St Benoît de Nursie (à ne pas confondre avec St Benoît d’Aniane, 750-821, dit « le second Benoît », grand réformateur des Bénédictins) est né en Italie vers 480. Pour les catholiques et les orthodoxes, il est le fondateur de l’ordre des Bénédictins, et il a largement inspiré le monachisme occidental ultérieur. Il est considéré comme le patriarche des moines d’Occident, grâce à sa règle qui a eu un impact majeur sur le monachisme et même sur la civilisation  européenne médiévale. Il est souvent représenté avec l’habit bénédictin (coule noire), une crosse d’abbé ainsi qu’un livre : la « Règle de St Benoît » qui organise tous les aspects de la vie monastique ; d’ailleurs, nous le voyons ici avec sa crosse qu’il tient de la main gauche, et le livre dans sa main droite.

St Benoît est fêté le 11 juillet, date de la translation de ses reliques à l’abbaye de St Benoît sur Loire.

Patronages, titres et rôle de St Benoît dans la foi populaire

Benoît est le patron des moines, des architectes, des ingénieurs civils et des conducteurs de machines, des fermiers et des ouvriers agricoles, des réfugiés, des spéléologues, et des mourants.

St Benoît est encore invoqué comme protecteur des écoliers (car les patriciens romains lui confiaient leurs fils), des cavaliers, des hommes de guerre, des dinandiers et chaudronniers, et même du bétail.

Comme patron de l’Europe, et de par les principes qu’il a édictés dans sa Règle, il est le saint patron des Scouts d’Europe. Il est invoqué traditionnellement par les catholiques contre les piqûres d’orties, le poison, l’érésipèle, la fièvre, les tentations, les maladies inflammatoires, la gravelle, et la maladie de la pierre (calculs dans les voies urinaires).

Il a été proclamé « Patron de toute l’Europe » le 24 octobre 1964 par le pape St Paul VI, qui lui a aussi attribué les titres de « Messager de la paix », « Architecte de l’unité », « Maître de la culture et de la civilisation », « Héraut de la foi chrétienne », et « Fondateur du monachisme occidental ». Mais, le 31 octobre 1980, St Jean-Paul II lui a adjoint St Cyrille et St Méthode comme co-patrons de l’Europe.

Vitraux et statues

Statue de la Vierge à l’Enfant, en bois doré
St Joseph
La fuite en Egypte
Le baptême de Jésus au Jourdain