Agenda

Paroisse > Nos églises > Monges

 

MONGES

Église St Jean Baptiste

 

⇒ cliquez sur les images pour les agrandir

Monges est un village de la commune de Gelles, indépendant jusqu’en 1792 et devenu ensuite section de la commune de Gelles.

L’origine du nom « Monges » serait le terme médiéval « monges » qui veut dire « moniales » (féminin de « moines ») ou plus largement « religieuses ». Le village a en effet abrité un prieuré dépendant du prieuré de Port-Dieu près d’Ussel en Corrèze (lui-même dépendant de l’abbaye de La Chaise-Dieu en Haute Loire), ainsi qu’une école congréganiste des Sœurs du Cœur de l’Enfant Jésus, fermée en 1902.

La présence d’une église à Monges est attestée dès 1246.

C’était une église d’une très grande pauvreté, qui s’effondra en 1746, reconstruite en 1840 et encore de 1901 à 1905.

Le cimetière entourait l’église jusqu’en 1941.

Aujourd’hui, l’église est un site intéressant pour ses vitraux,  qui nous racontent l’histoire sainte.

1
2
3
4
5
6

 

 

 

 

 

 

 

 

DDe gauche à droite :

1- Marie, sa mère Anne et Jésus sur ses genoux ; celui-ci feuillette  un livre tenu par sa grand-mère.

2- Ste Marguerite-Marie et sa vision du Cœur de Jésus qui lui dit : « Mon cœur a tant aimé les hommes ».

3- Ce vitrail est composé de trois scènes : tout en haut Marie, en bleu, accueille une religieuse assise, peut être s’agit-il de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus. Ayant perdu sa mère très tôt, elle mit toute sa confiance en Marie qui devint sa confidente : « La Sainte Vierge ne manque jamais de me protéger aussitôt que je l’invoque ». La scène du milieu nous montre la même religieuse qui rend visite aux parents de Jésus (Marie et Joseph, le charpentier, qui porte une pièce de bois) et semble vouloir jouer avec Jésus.  La scène du bas nous emmène au calvaire, Jésus est en croix, Marie  à ses pieds avec St Jean l’évangéliste : « Femme, voici ton Fils. Voici ta mère. »

4- Saint Louis (Louis IX), roi de France. Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et spirituel. Saint Louis aime recevoir à sa table les éminents théologiens Saint Bonaventure (franciscain) et Saint Thomas d’Aquin (dominicain). Avec Robert de Sorbon, il fonde le collège de Sorbonne (1257), qui deviendra la prestigieuse université de Paris. Il suit avec attention l’achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.  « Saint Louis est connu pour son sens de la justice et son amour de Dieu et des pauvres. C’est ce que rappellent la croix, la main de justice et la corde des tertiaires franciscains dont il est le saint patron. Pour honorer la croix, la couronne d’épines et le sépulcre du Seigneur, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu’à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270 ».

5- Marie, la Vierge Immaculée ; elle écrase la tête du serpent, le tentateur.

6- La Vierge d’Orcival, si chère aux habitants de la région. Elle attire toujours beaucoup de monde : les pèlerins et passants la vénèrent,  l’invoquent pour demander des grâces,  la remercient pour les dons et bienfaits obtenus dans leur vie.

⇐ Ce vitrail est également composé de trois scènes :

> Tout en haut : St François d’Assise, reconnaissable à sa robe de bure et aux dates portées (1182-1226 : sa naissance et sa mort), entoure le corps du Christ en croix, comme pour le descendre de la Croix ; il a fondé l’ordre des frères mineurs ou « franciscains ».

> Au centre : St François Xavier (1506 : naissance en Espagne – 1552 : mort sur une île aux portes de la Chine) . Il est représenté sur son lit mortuaire, le crucifix dans les bras ; à l’arrière-plan à droite, un bras de mer et la côte chinoise. Il est le co-fondateur (avec St Ignace de Loyola) de la Compagnie de Jésus (les jésuites), dont l’un des représentants les plus éminents est l’actuel pape François. St François Xavier est également co-patron des Missions (avec Ste Thérèse de l’Enfant Jésus).

> En bas : St François de Sales qui a écrit le « Traité de l’amour de Dieu » et l’ « Introduction à la vie dévote« . Il a co-fondé l’ordre de la Visitation (avec Ste Jeanne de Chantal) ; il est né à Thorens (Haute-Savoie) en 1567, a été nommé évêque de Genève (Suisse) mais n’a jamais pu rentrer dans la ville, tenue par les calvinistes, et il est mort à Lyon en 1622. Il est le saint patron des journalistes.

⇐ Ci-contre : Jean-Baptiste baptise Jésus dans les eaux du Jourdain. L’Esprit Saint descend sur Jésus, sous la forme d’une colombe, et une voix se fait entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances. Ecoutez-le » (Évangile selon St Matthieu, 3, 13-17). St Jean-Baptiste est le patron de l’église de Monges.

 

 

 

St Jean-Baptiste, patron de la paroisse, a également une statue, toujours présentée avec la Croix dans les mains. À ses pieds, un agneau. Jean-Baptiste n’a-t-il pas dit en parlant de Jésus : « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » ? (Jn 1, 29)

 

Deux autres statues sont à remarquer dans cette église, car très rares dans les représentations de saints : Saint Abdon et Saint Sennen.

St  Sennen
St Abdon

Abdon et Sennen souffrirent le martyre sous l’empereur Dèce, qui, après avoir soumis la Babylonie avec d’autres provinces, et y avoir trouvé des chrétiens, les emmena avec lui dans la ville de Cordoue (au sud de l’Espagne) où il les fit mourir par différents supplices. Deux vice-rois, Abdon et Sennen, prirent leurs corps et les ensevelirent.

Abdon et Sennen, princes de Perse.

On les accusa de cette action auprès de Dèce qui les fit comparaître devant lui. On les chargea de chaînes et on les conduisit à Rome, où ils comparurent devant l’empereur et devant le Sénat; on leur dit qu’ils avaient ou à sacrifier et qu’alors ils rentreraient libres dans leurs états, ou à se voir condamnés à être la pâture des bêtes féroces. Ils ne manifestèrent que du mépris pour les idoles sur lesquelles ils crachèrent ; après quoi ils furent traînés à l’amphithéâtre où on lâcha sur eux deux lions et quatre ours, qui, loin de toucher ces saints, en furent même les gardiens. On les fit donc mourir par le glaive, après quoi on leur lia les pieds et on les traîna jusqu’à l’idole du soleil devant laquelle on les jeta. Au bout de trois jours, le sous-diacre Quirinus vint les recueillir et les ensevelit dans sa maison. Ils souffrirent vers l’an du Seigneur 253.

 L’église est construite selon un plan allongé constitué d’une nef accolée de deux bas-côtés aboutissant à un chœur au chevet semi-circulaire.

Tour-clocher accolée au choeur

 

⇒ Une tour-clocher est accolée au chœur, ainsi qu’un bâtiment annexe à l’est de l’édifice.

⇐ Le mur pignon est percé en son centre d’un portail surmonté d’une imposte en demi-lune. Deux baies l’entourent. On trouve, au dessus du portail, deux baies géminées vitrées.

L’église est couverte d’un toit à double pente. Le clocher est percé, dans sa partie haute, de baies géminées munies d’abat-sons ; il est couvert d’une flèche surplombée d’une croix faîtière.
Les murs latéraux sont percés de baies et épaulés de contreforts.

 

Les trois vitraux du chœur : de gauche à droite, St Jean-Baptiste, le Sacré-Coeur de Jésus, St Joseph.
La nef, vue du chœur vers la porte d’entrée
La nef qui mène au choeur et à l’autel. Les bancs en bois blond donnent un aspect lumineux à cette nef.
L’autel en bois massif de couleurs alternées, posé sur une estrade chauffante.
Le bas-côté droit
Le bas-côté gauche
La voûte de la nef, en plein cintre.
Colonne en pierre volcanique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’intérieur de l’église est très accueillant et d’une grande clarté, grâce aux nombreux vitraux, aux enduits blancs et au mobilier en bois clair. Elle comprend une nef centrale et une nef de chaque côté, ce qui facilite les déplacements et permet l’observation des vitraux.

Monges possédait jadis un château. Hélas, il n’en reste que des éboulis de pierres… Ci-contre : la Rue du Château perpétue son souvenir…