Agenda

août 2019
LMMJVSD
    1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
« Juil   Sep »
  • Pas d'événement aujourd'hui
Paroisse > Nos églises > Cisternes la Forêt

 

CISTERNES  LA  FORÊT

ÉGLISE  STE  MARGUERITE

 

⇒ Cliquez sur les images pour les agrandir

Blason de Cisternes, qui nous montre l’importance de la forêt sur le territoire.

 

 

 

La commune de Cisternes-la-Forêt a été créée en 1825 par le jumelage de celle de Cisternes avec celle de La Forêt.

Deux changements de nom sont intervenus au cours de l’histoire : en 1793, Cirtennes ; en 1801, Cisternes ; en 1825, Cisternes La Forêt.

Le passé de la commune

La région de Cisternes a été occupée depuis très longtemps ; on en a pour preuve les résultats de quatre années de prospection archéologique sur le tracé de l’autoroute A 89, avec les travaux connexes du remembrement (sur les communes de Briffons, Bromont Lamothe, Cisternes la Forêt, Gelles, Heume l’Église, Prondines et Tortebesse), de même que dans les communes où se pratiquent encore des labours (Puy St Gulmier, St Hilaire les Monges et Sauvagnat).
Ces prospections ne couvrent qu’une surface limitée du territoire (moins de 5 %), mais, dans la mesure où les zones touchées par les travaux sont en tout point identiques à celles où il n’y a pas eu d’aménagements, on peut extrapoler les résultats obtenus pour esquisser un schéma de l’implantation humaine.
L’espace des Combrailles est peuplé depuis la Protohistoire jusqu’au Moyen Âge, avec parfois continuité d’occupation sur un même site. Il faut donc constater qu’un espace, considéré a priori comme peu attirant de par son climat rigoureux et son sol granitique, n’a pas empêché l’installation des populations.

Bracelet, âge du Bronze

Trois sites de l’âge du Bronze (entre -3000 et -1000 avant J.-C.) ont livré des bracelets, un moule à couler les haches (voir photo et détails plus bas) et un pot de stockage, ce qui montre bien qu’une population sédentaire et conséquente habitait déjà ces espaces.

À l’époque gallo-romaine, on remarque une explosion du nombre d’habitats : les sites semblent occuper tout l’espace, quelle que soit l’altitude et y compris dans les zones aujourd’hui humides. La céramique, lorsqu’elle a pu être recueillie en quantité suffisante, est caractéristique du haut Empire. Il faut noter la présence des élites à travers un réseau dense de villas (une quinzaine repérées), sans qu’il soit possible, pour l’instant, d’expliquer les raisons de l’attractivité de cette région.
Les deux voies romaines majeures :
 – celle dite « Aquitanique » (c’est à dire : desservant l’Aquitaine), qui reliait Lugdunum (Lyon) à Mediolanum-Santonum (Saintes) par Augustonemetum (Clermont) et Augustoritum (Limoges), vraisemblablement achevée au début de notre ère (début du I° siècle après J.-C.),
 – et celle datée sans doute du milieu du I° s. et permettant, à partir d’une bifurcation de la voie Aquitanique située dans les Combrailles, d’atteindre Burdigala (Bordeaux),
ont joué un grand rôle dans cette implantation, et cela sans doute dès l’origine, comme le montrent les céramiques précoces récoltées.  Cependant on constate que les territoires légèrement à l’écart de cette voie (éloignés de 2 à 8 km sur la commune de Cisternes la Forêt par exemple) présentent une même densité d’habitats.

Au Moyen Âge, les sites repérés semblent installés sur le haut des pentes, en bordure des espaces occupés de nos jours par les villages et hameaux. Par ailleurs, dès le XI° siècle, les bâtiments des congrégations religieuses (monastères et abbayes), les mottes castrales et les châteaux se situent conventionnellement sur les hauteurs, d’où ils permettent le maillage et la surveillance du territoire. 

Poterie

⇒ Au village du Cheix, à la suite des travaux de remembrement, il a été recueilli une très grande quantité de fragments de pots sur le sol et dans les taupinières. La centaine de « lèvres » différentes, les « panses » datées de l’époque carolingienne, ainsi que la couleur noire de la terre sur une surface restreinte (de l’ordre de 100 m²), sont des marqueurs d’un lieu où s’effectuaient le modelage et la cuisson des céramiques. C’est donc un atelier de potier qui était implanté en ce lieu, ce qui laisse supposer la présence d’un marché local, bien que, dans la quantité minime de céramiques repérées dans la zone d’étude, le chercheur n’ait pas trouvé de pots originaires de ce lieu. Le hameau du Cheix existait peut-être déjà à cette époque.

À la suite des travaux de remembrement, la partie nord du plateau où est installé le bourg actuel a livré un groupement d’une dizaine de sites. Les « tegulae » (tuiles plates gallo-romaines) et les céramiques recueillies ne permettent pas la caractérisation de tout cet espace. Cependant quelques éléments du site (moellons taillés) caractérisent un habitat de qualité : dans ce cas, il pourrait s’agir d’une villa avec l’ensemble de ses bâtiments.
Plus au nord, dans la zone des Imbauds et du Puy du Faux (restée vierge de tout remembrement), la destruction du parcellaire médiéval encore en place a révélé une occupation romaine dense. Plus d’une vingtaine de sites ont été découverts sur une superficie de 2 km² environ. Une dizaine de ces sites sont groupés sur les pentes fertiles et ensoleillées du Puy du Faux. Distants les uns des autres de quelques dizaines de mètres seulement, ils ont fourni de nombreux fragments de céramique (en particulier culinaire) du Haut-Empire. Bien qu’aucune voie d’accès n’ait été repérée à proximité, la densité des indices est telle qu’elle permet de formuler l’hypothèse d’une agglomération.

Enfin, les céramiques recueillies aux Bruyères-de-Geneix sur le chantier de l’autoroute A89 sont datées de La Tène (la culture de La Tène, ou second Âge du fer, s’est développée en Europe entre environ -450 et -25 avant J.-C). L’occupation de l’espace paraît donc plus importante et doit logiquement indiquer une population en légère expansion.

Moules de haches s’emboîtant.

Ci-contre : moule en pierre pour couler des haches en bronze. Il est composé de deux parties qui peuvent s’emboîter de quatre façons différentes : on peut ainsi fabriquer trois sortes de haches à talon ainsi qu’une épingle. Cet objet a été donné au musée Bargoin (Clermont Ferrand) par M. Tudot (conservateur du musée de Moulins), sans qu’on en connaisse réellement l’origine ni les circonstances de sa découverte. Quoi qu’il en soit, ce moule suggère une production de haches pour alimenter un marché local, ou pour commercer avec les régions voisines. D’autre part, il peut indiquer une possible activité minière dans ce secteur, avec extraction et raffinage du minerai de cuivre. 

Cisternes la Forêt aujourd’hui

La commune compte 466 habitants : cisternois et cisternoises. Malgré sa modeste taille, Cisternes-la-Forêt possède une équipe de football ET une équipe de rugby, qui drainent une foule de supporters lors des matchs « à domicile » !

Vue à partir du Puy du Faux : le Puy de Dôme et le nord de la chaîne des Puys.

Du haut du Puy du Faux (895 m), l’on bénéficie d’un panorama sur le massif du Sancy, la chaîne des Puys et les Combrailles.

Cette commune possède trois églises, chacune avec son cimetière : celle de La Forêt (dédiée à la décollation de St Jean Baptiste), celle de Cisternes et celle de Lavergne (dédiée à St Antoine de Padoue).

 

Église Ste Marguerite au bourg de Cisternes

Il est difficile de préciser la date de construction de cette église ; tout au plus peut-on dire qu’elle est d’origine romane, mais elle a ensuite été remaniée. Elle se trouve dans le bourg, accolée au cimetière d’une part, et à des habitations d’autre part.

Son clocher est en quatre parties visibles (voir aussi la photo de titre, tout en haut de page). La première partie comprend un porche en voussures se terminant en ogive, surmonté d’une croix en pierre. Entre la porte et le haut de l’ogive se trouve un vitrail trilobé. De chaque côté du porche : des contreforts.

La deuxième partie est occupée par un vitrail en ogive surmonté d’une horloge.

La troisième partie, moins haute, est percée de deux fenêtres en ogives.

La quatrième et dernière partie laisse apparaître des baies géminées munies d’abat-sons en doublon sur les quatre faces.
Le fin clocher qui surmonte le tout est octogonal sur base quadrangulaire, et recouvert d’ardoises.

Sur le côté gauche, une tourelle cylindrique comporte trois ouvertures.

Intérieur de l’église

La nef et le chœur, vus de la porte d’entrée

En pénétrant dans cette église, claire et lumineuse, sobre sans être austère, on ressent immédiatement une grande impression de paix et d’harmonie, à laquelle participent les couleurs de l’ensemble : enduits blancs, pierres nues, brun des bancs, bleu de certaines voûtes. L’intérieur comporte une seule nef voûtée en plein cintre, qui se termine par le chœur en ogive. Trois vitraux éclairent l’autel sous une voûte étoilée discrète.

Le chœur et l’autel ; voûte ogivale peinte en bleu et décorée d’étoiles dorées ; deux statues de Marie.
La nef vue de l’autel ; à droite : l’ancienne chaire à prêcher ; au fond : la porte d’entrée.

 

 

 

 

 

Deux statues de Marie décorent le chœur : une Vierge à l’Enfant à gauche, et l’Immaculée écrasant la tête du serpent à droite. 

Deux chapelles latérales complètent l’édifice. Dans la chapelle du côté gauche se trouvent le lutrin (voir détails ci-dessous), une statue du Sacré Cœur de Jésus et une statue de St Joseph portant l’enfant Jésus.

Chapelle côté droit
Chapelle côté gauche

Dans la chapelle du côté droit : des statues de Ste Thérèse de Lisieux, de Notre Dame de Lourdes, une Pieta, et un grand crucifix. Noter les voûtes de ces deux chapelles, peintes en bleu constellé d’étoiles dorées.

 

 

Fonts baptismaux – Marbre et fer.
Lutrin présentant l’antiphonaire

Cette église conserve un bénitier du XVI° siècle avec une inscription en lettres gothiques, des fonts baptismaux en marbre et fer, et un lutrin de bois ciré (inventorié Monument Historique en 1982), présentant un antiphonaire moderne (grand livre de partitions des chants grégoriens de la liturgie des Heures). Derrière le lutrin, remarquer un confessionnal dont la porte centrale présente un motif de quatre fleurs de lys finement ciselées dans le bois : le lys symbolise la pureté que le pénitent vient rechercher dans le sacrement de réconciliation.

À gauche : statue de Marie Immaculée, écrasant la tête d’un énorme serpent qui représente Satan (statue placée dans le chœur à droite).

À droite : Pieta. Il s’agit d’une statue de Marie recueillant le corps de son fils Jésus à sa descente de croix (statue placée dans la chapelle du côté droit).

À gauche : St Jean (« le disciple que Jésus aimait »), reposant sa tête sur la poitrine de Jésus pendant la Cène (repas de la première Eucharistie : Jésus tient le pain dans ses mains).

À droite : vitrail du Sacré Cœur de Jésus.

Ci-contre à droite : les trois vitraux du chœur ; noter la couleur bleue et les étoiles dorées des voûtes.

À gauche : St Blaise, avec ses attributs d’évêque : la crosse (houlette de berger), et la mitre sur sa tête.

 

 

Ci-contre : vitrail de la Vierge Immaculée qui écrase la tête du serpent ; la lune est sous ses pieds. Elle est couronnée de douze étoiles (dont huit seulement sont visibles ; les quatre autres sont cachées par sa tête). Les couleurs de ses vêtements sont le blanc (symbole de pureté et virginité) et le bleu (symbole de royauté).

 

 

Vie de Ste Marguerite d’Antioche, d’abord connue sous le nom de Marine ou Marina (informations reprises du site : https://lescoptes.jimdo.com/historique-et-saints/la-vie-des-principaux-saints/sainte-marina/)

Ste Marguerite tenant la palme du martyre – Vitrail de l’église de Cisternes.

Selon une tradition orientale probablement légendaire, la Sainte Martyre Marine vécut sous le règne de l’empereur Claude (vers 270). Elle était originaire d’Antioche de Pisidie et était fille d’un prêtre des idoles, Edésimos. Sa mère étant morte lorsqu’elle avait douze ans, elle fut confiée à une nourrice qui habitait à la campagne. La fréquentation des Chrétiens qui vivaient en cet endroit, associée aux bonnes dispositions naturelles de la jeune fille, firent bien vite germer la semence de la vraie foi en son cœur. Lorsqu’elle atteignit l’âge de quinze ans, elle était tellement consumée d’amour pour le Christ, qu’elle ne désirait et ne pensait qu’à une chose : communier elle aussi par l’effusion de son sang au sacrifice que les Saints Martyrs offraient pour l’amour de Dieu. Loin de garder secrète cette disposition, elle ne craignait pas de proclamer à haute voix qu’elle était Chrétienne, et elle proférait des injures à l’égard des idoles, ce qui provoqua la haine de son père qui la déshérita.

Le préfet d’Asie, Olybrios, étant en route pour Antioche, rencontra la Sainte, âgée alors de 15 ans, qui menait les troupeaux avec d’autres femmes du village. Charmé par sa beauté, il ordonna à ses hommes de la lui amener, afin de la prendre pour épouse. Parvenue au palais et présentée devant le magistrat, qui lui demanda de décliner son identité, la jeune fille déclara d’un ton assuré : « Je m’appelle Marine, fille de parents libres de Pisidie, mais je suis servante de Notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, qui a créé le ciel et la terre. » Elle fut mise en prison, jusqu’au lendemain, où devait avoir lieu une grande fête païenne. De nouveau amenée au tribunal et invitée à sacrifier aux dieux avec le reste de la population, Marine répondit : « Je sacrifierai un sacrifice de louange à mon Dieu, mais jamais à vos idoles muettes et sans vie ! » Olybrios la pressa d’épargner sa jeunesse et sa beauté. Mais elle lui rétorqua que toute beauté charnelle se flétrit, alors que les tourments endurés au Nom du Christ embellissent l’âme et la préparent à des noces éternelles. Le magistrat, irrité par son audace, ordonna de l’étendre à terre, de la frapper de verges garnies d’épines et de lui lacérer les chairs au moyen d’ongles de fer. Le sang de la Sainte giclait à grand flot et rougissait la terre, mais elle ne poussait pas même un cri de douleur, restant imperturbable, comme si quelqu’un d’autre souffrait à sa place. Après l’avoir ainsi suppliciée pendant des heures, on la ramena en prison.

Icône de Ste Marine

Elle y priait Dieu de ne pas l’abandonner dans l’épreuve et la confession de Foi, quand un tremblement de terre ébranla la prison, faisant sortir de son antre un dragon monstrueux : de ses yeux jaillissaient du feu et de la fumée, sa langue était rouge sang et il émettait un sifflement terrible en avançant vers la Sainte. Saisie d’une grande peur, Marine adressa sa prière au Dieu Sauveur, qui a réduit Satan à l’impuissance en libérant les morts de l’enfer par sa Croix.

Le dragon se changea alors en un gros chien noir et répugnant. La Sainte, désormais fortifiée par la grâce de Dieu, l’attrapa par le poil et saisissant un marteau qui traînait là, elle arrêta la bête en lui posant le pied sur la nuque, et la tua en la frappant sur la tête et à l’échine.

Une vive lumière resplendit alors dans le cachot, jaillissant d’une croix immense, sur laquelle était posée une blanche colombe. La colombe vint se placer à côté de Marine et lui dit : « Réjouis-toi, Marine, Colombe spirituelle de Dieu, car tu as vaincu le Malin et l’as couvert de honte. Réjouis-toi, fidèle servante du Seigneur, que tu aimes de tout ton cœur et pour qui tu as abandonné tous les plaisirs passagers de la terre. Réjouis-toi et exulte, car le jour est arrivé pour toi de recevoir la couronne de la victoire et d’entrer dignement vêtue, avec les vierges sages, dans la chambre nuptiale de ton Epoux et de ton Roi ! »

Au matin, Marine fut traduite pour la seconde fois au tribunal du gouverneur. Comme elle montrait une résolution plus ferme que jamais, Olybrios ordonna de la mettre à nu et de la brûler avec des torches. On lui applique donc des torches ardentes qui ne lui font aucun mal. Après ce supplice, on la jeta dans une cuve pleine d’huile bouillante la tête la première, d’où elle sort indemne. La colombe réapparut alors, portant dans son bec un rameau, et la croix lumineuse se dressa au-dessus de la cuve, d’où la Sainte ressortit libérée de ses liens. Et l’on put entendre la colombe dire : « Viens, Marine, pour jouir du repos réservé aux justes ! » Devant ce miracle, un grand nombre de païens présents confessèrent le Christ et demandèrent à la Sainte à être instruits de la doctrine du Salut. Au comble de la fureur, le gouverneur ordonna alors de tous les décapiter avec Sainte Marine.

Parvenue au lieu de l’exécution, Marine sollicita de ses bourreaux un délai pour prier, et se tournant vers l’Orient, elle supplia le Seigneur d’accorder la santé de l’âme et du corps à tous ceux qui auraient recours à son intercession. Ayant conclu sa prière, elle invita le bourreau à remplir son office. Mais celui-ci, saisi d’une pieuse crainte, confessa le Christ et refusa de porter la main sur la Sainte. Marine lui dit alors : « Tu n’auras pas part avec moi, si tu tardes à accomplir ce qui t’a été ordonné. » Et c’est la main tremblante qu’il lui trancha la tête. Un Chrétien nommé Théotime, qui avait apporté en secret de la nourriture à la Sainte lorsqu’elle était en prison, vint prendre son corps et alla l’ensevelir dignement. Jusqu’à l’époque des Croisades (1204), les Reliques de Sainte Marine étaient vénérées à Constantinople, dans l’église du Christ-Pantépopte.

Sainte Marguerite est la patronne des femmes enceintes, des infirmières et aussi des paysans.

On la fête le 17 juillet en Orient et le 20 juillet en Occident ; à cette période de l’année les paysans préfèrent ne pas avoir de pluie : « À la Sainte-Marguerite, Forte pluie est maudite. »