Agenda

avril 2019
LMMJVSD
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30      
« Mar   Mai »
  • Pas d'événement aujourd'hui
Paroisse > Nos églises > Bromont Lamothe

 

BROMONT – LAMOTHE

Église St Martin

Eglise classée au titre des Monuments historiques

le 28 décembre 2009

 

   Ce lieu est connu anciennement sous la forme Bromo (1266-1383), Bramo (1403), puis Broumon. Ce fief obtient le titre de vicomté à partir des années 1450. Son château se situait a priori sur le village voisin de Lamothe, dont le toponyme seul est évocateur. Aucune trace n’en est visible aujourd’hui sur le terrain, mais il était encore bien conservé en 1799, lorsque Jacques-Antoine Dulaure en fit le croquis dans son carnet de voyages.
Aux XIII° et XIV° siècles, les seigneurs de Bromont étaient les La Roche. Leur descendante, Louise de la Roche épousa, en 1431, Guillaume Reynaud de Cordeboeuf qui vendit cette terre, en 1446, à Jean de Langeac, sénéchal d’Auvergne, ancêtre de Marie de Langeac, qui apporta Bromont en mariage, en 1563, à Claude II de Beaune, seigneur de Rioux. Christophe de Beaune, son fils, lieutenant-général de la Basse-Auvergne, en hérite. Il meurt en 1662, au château de Lamothe. En 1772 la famille de Beaune vend la vicomté de Bromont à Claude de Bosredon, seigneur de Combrailles et dernier seigneur de Bromont en 1789.
Il y avait à Bromont un prieuré de bénédictins, uni au couvent des bénédictins de Montferrand en 1347, et qui passa au petit séminaire de Clermont en 1748.
L’église, orientée nord-sud, a été rebâtie au XIX° siècle à l’emplacement de la précédente, qui datait, selon Ambroise Tardieu, du XI° et avait déjà été agrandie au XIII° siècle. Le cimetière se trouvait à l’origine autour de l’église, il a été déménagé à l’emplacement actuel dans les années 1950.
La façade sud est précédée par un avant-corps central à pignon. Il est ouvert par un portail à voussures en arc brisé, surmonté d’une baie en plein cintre (photo ci-dessus).

Les pans nord et sud de la chambre de cloches sont ouverts par deux triplets de baies (ci-contre à gauche) alors que les pans est et ouest sont ouverts de baies géminées (ci-contre à droite) reposant sur des colonnettes. Ces ouvertures sont munies d’abat-sons.
La façade et les murs latéraux sont épaulés de contreforts en alternance avec des baies en plein cintre.
Les murs du chevet sont aussi percés de baies en plein cintre.

Un clocher de plan carré surmonté d’une flèche polygonale coiffe l’église à l’aplomb de la façade sud.
Le clocher abrite trois cloches, dont la plus ancienne date de 1777.

 

INTERIEUR

Intérieur de l’église de Bromont : nef centrale, colonnes, voûte en berceau.

L’église comporte trois nefs. Elle a été construite entre 1866 et 1868 à l’emplacement de l’ancien édifice, par Aymon-Gilbert Mallay, architecte diocésain.
Le vaisseau central est couvert par une voûte en berceau continu.

Les colonnes portent des arcs au cintre régulier qui rappellent plutôt les supports des églises basilicales classiques.
A l’intérieur, un décor peint aux vives couleurs recouvre entièrement les parois de l’édifice : murs, colonnes, chapiteaux, doubleaux et voûtes. Cette polychromie, où se mêlent faux appareils, semis légers sur badigeons, motifs géométriques stylisés et représentations végétales, permet une lecture claire des volumes.
Ce décor est complété par un mobilier conçu pour l’église, en partie récupéré de l’ancienne église et en partie en provenance de l’ancienne chartreuse de Port-SainteMarie. Tous les meubles cultuels sont en chêne, sauf le meuble de la sacristie fabriqué en noyer et les autels en marbre blanc. Tout cet ensemble est plutôt baroque.

Image ancienne de la chartreuse de Port Sainte Marie – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

⊗⊗⊗ La Chartreuse de Port-Sainte-Marie est un monastère fondé en 1219, situé en Auvergne, au fond de la vallée de la Sioule, sur la route entre les Ancizes et St Jacques d’Ambur. En 1729, le couvent comprenait 20 religieux, 8 frères et 30 domestiques ; conformément au plan ordinaire des chartreux, les bâtiments conventuels se répartissaient autour de trois pôles :

– un pôle religieux avec l’église, des chapelles rayonnantes, la chapelle dite « de Pontgibaud », le petit cloître, le cimetière, le réfectoire ;

– un pôle érémitique regroupant 19 cellules d’ermites autour du grand cloître, où vivaient les moines ;

– un pôle économique où travaillaient les frères laïcs, regroupant l’hôtellerie, les ateliers, les granges et les étables autour d’une grosse tour ronde.

L’Assemblée nationale, par décret du 17 août 1792, décida que toutes les maisons religieuses devaient être évacuées le 1° octobre de la même année. Ce sera le jour de départ pour les chartreux, après 573 ans de présence ininterrompue. Le monastère fut vendu en 1795 et en grande partie détruit, les acquéreurs récupérant les matériaux les plus nobles en laissant derrière eux des ruines ; de nombreux éléments du mobilier furent recueillis dans les églises de la région, ainsi l’église de Bromont Lamothe.

Ruines de l’église monacale de la Chartreuse de Port-Sainte-Marie – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

Depuis 1973, l’Association des amis de la chartreuse s’est donné pour but de sauvegarder les vestiges du monastère ; des chantiers sont organisés chaque été.

 

Choeur et autel de l’église de Bromont Lamothe – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

Le chœur de l’église de Bromont est tout aussi richement décoré.

C’est une église aux multiples statues : 34 statues plus ou moins grandes sont disposées un peu partout.

 

Derrière l’autel, un retable qui proviendrait aussi de la Chartreuse de Port-Sainte-Marie : des colonnes torsadées, groupées par deux et décorées de pampres et de feuillages, en bois doré en léger relief sur fond gris, encadrent une peinture. Nous  pouvons voir de petites statues autour de ce retable.

 

Quelques statues particulières :

à gauche : Ste Marguerite d’Antioche, vierge et martyre 

à droite : trois générations de la famille de Jésus : Anne (grand mère), Marie (mère), Jésus (fils).

 

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

St Martin, l’apôtre des Gaules, est le patron de cette église. On dit que, au cours d’un voyage de Clermont à Limoges, le saint se serait arrêté à Bromont et aurait bu à la fontaine, qui se trouve près de l’église.

Le jour de la fête patronale, à la fin de la  messe, le saint est porté en procession à l’extérieur par les conscrits de la commune.

 

L’église pendant les travaux du clocher.
Restauration des vitraux façade Est en 2015. Les vitraux de la façade Ouest ont été restaurés en 2016 – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

La commune est propriétaire de l’édifice religieux, qui a toute sa place dans le patrimoine local. Depuis 2014 l’équipe municipale a fait le choix de restaurer ce bien commun, en plusieurs tranches de travaux, durant le mandat. La toiture a été vérifiée et refaite, le clocher consolidé. Les vitraux souffrant de l’usure du temps, ont été réparés et refaits pour certains dans un atelier du vitrail en Haute-Vienne.

à gauche : St François Xavier évangélisant un jeune indien ou malais ; à droite : l’Annonciation (la Sainte Vierge écoute l’archange Gabriel)
à gauche : St Antoine d’Egypte, fondateur du monachisme chrétien ; à droite : St Pierre tenant la clef du paradis (il s’appelait Simon avant que Jésus le renomme Pierre et fasse de lui la pierre angulaire de l’Eglise)
Triple vitrail en cours de restauration ; à droite, on reconnaît le roi St Louis, tenant à la main la couronne d’épines, rapportée des croisades, et pour laquelle il a fait construire la Sainte Chapelle de Paris – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

 

 

Le double vitrail posé horizontalement est celui de St François Xavier et de l’Annonciation.

 

Voici quelques vitraux :

 

 

 

 

 

⇐ Les responsables de la commission  en visite à l’atelier du vitrail à Limoges, 10 rue Malinvaud. Il est possible de visiter cet atelier et ainsi d’entrevoir ce travail de création et de restauration.

 

 

La chapelle servant actuellement de salle d’exposition, à côté de l’église actuelle, est supposée être le chœur de la première église.

On peut voir sur les façades Est et Ouest des vitraux jouant le rôle de fenêtres.